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Essai Moto Guzzi MGX-21 – Batmobile

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Essai Moto Guzzi MGX-21 – Batmobile

Message  g2loq le Lun 2 Jan 2017 - 11:29



Un look qui accroche, quelques LEDs et touches de technicité moderne, mais à part ça, sur nos routes la F6B n'a pas de soucis à se faire






Thomas Chignac

Essai Moto Guzzi MGX-21 – Batmobile


Moto Guzzi ose. Le concept MGX-21, dévoilé lors du Salon de Milan 2015 et à peine retouché, débarque pour de bon sur nos routes. C’est un Bagger au style « rétro-futuriste » essentiellement tourné vers le marché américain, friand de ces engins destinés à cruiser. Au programme, carbone à foison, roue avant de 21 pouces et dessous de California 1400.

On la croirait tout droit sortie du dernier Batman. À l’image du vengeur ailé, la dernière Moto Guzzi opte pour un masque noir et une cape de la même teinte. La ligne, que l’on doit à Miguel Galluzzi (à la tête du Piaggio Advanced Design Center), est basse et longue, largement étirée sur un arrière que l’on croirait écrasé. Mais au-delà de son coloris sombre et unique, c’est la matière qui intrigue. Ainsi, le carbone est omniprésent, du garde-boue semi-enveloppant jusqu’aux valises arrière (58 litres de contenance totale, sacs intérieurs fournis) en passant par le réservoir, arc-bouté sur le bloc moteur. Une fibre tressée que l’on retrouve également mise en évidence du côté du sabot moteur, ainsi que sous la forme d’une singulière paire de flasques qui habille une massive roue de quelque 21 pouces. Un diamètre habituellement réservé aux motos tout-terrain comme aux trails désireux de s’aventurer en hors-piste. Actuellement, une seule autre machine de série affiche un tel diamètre côté train directeur : la Victory Magnum (standard et X-1), également Bagger de son état, au design général très similaire. L’italienne profite d’ailleurs de cette particularité technique pour s’offrir un nom digne d’un projet top secret de l’US Army : MGX-21. Ce n’est pas tout : en plus de cet acronyme, la nouveauté y ajoute «Flying Fortress» (littéralement «forteresse volante»), appellation tirée d’un type de bombardier américain employé durant la Seconde Guerre mondiale.



Le Bagger Guzzi poursuit sur la note du spectaculaire, en offrant une paire d’étriers Brembo à quatre pistons fixés de façon radiale à son étonnant train avant. Matériel d’autant plus surprenant sur ce type d’engin qu’il est ici peint d’un rouge sang lacérant la noirceur générale. Une touche vive et colorée, visible aussi à l’aplomb des échancrures du réservoir, sur les couvre-culasses superbement granités du fameux V-twin maison disposé longitudinalement (cylindres ouverts à 90° face à la route, vilebrequin longitudinal). Il s’agit ici du bloc œuvrant sur les California, Eldorado et Audace : un bon gros bébé de 1 380 cm3, garni de sa paire d’arbres à cames en tête (8 soupapes au total), donné pour 96,5 ch à 6 500 tours/minute et surtout 12,3 mkg obtenus à seulement 3 000 tr/min. Certes, voilà qui ne semble pas de trop face aux 341 kilos annoncés par la fiche technique (soit 4 de plus qu’une 1400 Touring SE toute équipée…). Car si la MGX-21 s’offre une légère robe de soirée en carbone, elle n’en demeure pas moins constituée de pesant métal côté ossature. Le cadre fait ainsi dans le traditionnel avec un double berceau tubulaire en acier, tout comme la fourche (télescopique avec des tubes plongeurs de 45 mm, sans réglage), la paire d’amortisseurs ajustables en précharge de ressort (molette) ou encore le bras oscillant intégrant la lourde transmission par cardan.

Une géométrie surprenante

Un arrière volontairement rabaissé, phénomène accentué par la présence d’une jante rétrécie à 16 pouces (chaussant toutefois une enveloppe de 180 mm). Autant de particularités techniques qui offrent une géométrie surprenante, malgré un angle de chasse (déjà copieux) inchangé par rapport à la California : 32°. L’empattement grimpe ainsi à 1 700 mm, tandis que la chasse culmine à 187 mm, un record. Conscients des effets néfastes – en manœuvres à l’arrêt comme à basse vitesse – de telles données (qui plus est ici couplées à la présence d’une imposante tête de fourche), les ingénieurs de la marque ont développé un vérin destiné à amortir les arrivées en butée de direction qui est censé limiter les effets d’avant qui « engage ». Une promesse que l’on a hâte de vérifier, non sans avoir au préalable pris place sur la large assise flanquée à 74 cm d’altitude et commencé à régler les diverses possibilités offertes par le système audio embarqué. Car la MGX-21 n’en oublie pas son appartenance au XXIe siècle, et s’offre ici une instrumentation complète dotée de deux larges écrans numériques, là un complexe bloc optique intégrant des feux de jour à Leds, ou encore un système Ride by Wire proposant trois modes de commande des gaz (pluie, standard et sport). On n’en demandait pas moins, à près de 23 000 € le morceau !

Essai dynamique : Bagger sauce arrabbiata

Style américain, goût italien. Voilà la promesse qu’entend tenir la Moto Guzzi MGX-21. Sans oublier de se faire soigneusement remarquer sur les grands boulevards. Et pour ça, c’est réussi !

C’est simple, on ne voit qu’elle. Il faut dire que la MGX-21 a tendance à mettre les petits plats dans les grands. Son look, elle se l’est façonné afin d’en faire son atout numéro un. Rien de plus normal : elle est née d’un concept bike qui n’a d’autre intention que d’émouvoir, de provoquer, d’interpeller. Quitte à déplaire. Au moins, les avis sont tranchés. Car si le style bad boy «néo-rétro-futuriste» ne sera pas du goût de tout le monde, au moins est-il totalement assumé. Les amateurs de discrétion passeront donc leur chemin, laissant la dernière Moto Guzzi à ceux qui aiment être pointés du doigt dans la rue, et déclencher une avalanche de pouces levés sur leur passage. Phénomène d’autant plus notable que cette prise de contact s’est déroulée à proximité immédiate de l’usine même de la marque, aux abords du superbe lac de Côme. Il régnait d’ailleurs une atmosphère bien particulière dans la ville de Mandello del Lario, le fief historique de Moto Guzzi, où des centaines d’adeptes s’étaient rassemblés en vue de célébrer les 95 ans de leur marque fétiche. Pour nombre d’entre eux, cette présentation était l’occasion de ressortir quelques authentiques icônes, sagement alignées sur les trottoirs de la ville. Le contraste est saisissant, entre l’histoire vivante de la marque jalonnant notre parcours et le présent futuriste de nos MGX-21 paradant sous les mines aussi étonnées qu’incrédules des badauds.



Telle une sculpture façonnée dans le carbone, la nouveauté aime être au centre de l’attention, même si les évolutions à basse vitesse ne sont pas du tout sa tasse de thé, loin s’en faut. Une tare que l’on découvre dès l’instant où l’on prend place à ses commandes, à peine la direction remise en ligne. Là, la combinaison jante de 21 pouces, angle de 32° et chasse de 187 mm réclame déjà une certaine tonicité dans les bras. Le train avant se montre franchement lourd, voire récalcitrant à l’idée de se mettre en ligne. Heureusement, la selle, malgré son assise large, permettra au plus grand nombre de profiter de solides appuis au sol pour aider à la manœuvre. Le twin Guzzi s’ébroue dans un traditionnel tangage latéral dû à l’inertie de son équipage mobile, également appelé couple de renversement. Les deux pistons de 104 mm de diamètre ne versent pas dans un registre trop sonore, faute de silencieux portant malheureusement trop bien leur nom.

Une sauce arrabbiata… sans ail et sans piment

Dommage : face à un tel look, nous aurions aimé pouvoir profiter d’une bande-son plus crapuleuse à bord, même si des notes flatteuses parviennent à s’échapper en sortie d’échappement, loin derrière le pilote… Avant de s’élancer, quelques minutes sont nécessaires pour découvrir les nombreuses fonctionnalités de la seyante planche de bord. La MGX-21 étant livrée avec un système audio doté de la technologie Bluetooth®, c’est le moment de choisir la playlist la plus adéquate sur son smartphone pour coller au contexte. Et si les fonctionnalités apparaissent plutôt complètes, on peste contre l’ergonomie peu convaincante proposée, notamment du côté de la commande multifonctions qui ajuste le volume et sélectionne les titres. Mais à peine a-t-on lancé le premier morceau et enclenché le premier rapport qu’il faut déjà se battre contre cette direction, si rétive aux manœuvres lentes. Les évolutions dans le trafic urbain se transforment en véritable calvaire, d’autant que le twin faisant face à la route prend un malin plaisir à griller les mollets de son pilote. Luttant sans cesse contre les effets de direction de la roue de carrosse et de sa lourde tête, on découvre les joies du contre-braquage à basse vitesse, d’autant plus acrobatique avec les genoux écartés. Bilan des courses : on tire un trait sur la ville, pour vite s’échapper vers le réseau secondaire. Sachant que le Bagger Guzzi y a été développé (et même plutôt pour les longues lignes droites américaines), on comprend mieux que ses déboires urbains soient à classer au second plan. Car il faut bien reconnaître que les défauts du train avant disparaissent en grande partie dès que l’on dépasse les 50 km/h.

On est surpris de l’agilité dont fait preuve la MGX-21 dans les courbes, même s’il faut toujours marquer les changements d’angle d’une bonne impulsion sur le guidon. On y découvre de réelles qualités d’amortissement, avec une filtration remarquable des irrégularités. La nouveauté italienne s’aventure même à quelques passages en courbes plus rapides, forte d’une garde au sol plutôt étonnante au vu de sa définition. Autre source de satisfaction : le freinage. Certes, le matériel embarqué annonce clairement la couleur : les étriers Brembo voient rouge et n’ont aucune difficulté à stopper prestement les plus de 400 kilos de l’ensemble moto + pilote. L’immense jante avant procure, elle, une précision appréciable malgré son inertie. Évidemment, en forçant le train, on ressent les limites de la partie-cycle : toute vélléité de conduite trop nerveuse se traduit par des ondulations progressives mais bien réelles, témoignant de la rigidité relative du double berceau en acier comme de celle de la fourche. Un phénomène qui se manifeste également dès que l’on décide d’exploiter l’allonge du bicylindre sur une ligne droite : passé 150 km/h, la MGX-21 entame une danse du ventre un peu troublante, invitant à ne pas insister pour chercher la vitesse de pointe. Même constat côté protection : si la bulle à double bossage magnifie le style, elle renvoie un maximum de turbulences directement sur le casque du pilote… Quant à la sono, n’espérez pas en profiter au-delà de 90 km/h, la faute à une puissance (2 x 25 W) et une qualité insuffisantes. Décidément, le Bagger Moto Guzzi n’est à son aise que sur une mince fenêtre de tir.



En enroulant sur le gras du couple, en profitant de la belle élasticité de la mécanique, décontracté sur les commandes, comme sur les rives du lac de Côme lors de cette présentation, le plaisir s’installe naturellement. Il faut toutefois veiller à repasser en feu de route classique à l’amorce d’un long tunnel d’un coup de pouce droit, la fonction DRL (Daytine Running Light) n’étant malheureusement pas automatisée (le tableau de bord reste éteint et il est donc invisible dans l’obscurité). En revanche, on peut à loisir changer de cartographie tout en roulant, entre les modes standard et sport (Turismo et Veloce sur l’indicateur), histoire de trouver la juste réponse des gaz, tout comme ajuster le niveau de contrôle de traction (seule sa mise hors-service se fait à l’arrêt). Mais pour tout vous dire, sur sol sec, ce dernier ne sera pas utile, le couple ne se montrant jamais assez virulent pour faire perdre l’adhérence à la gomme arrière. D’ailleurs, c’est bien toute la mécanique qui, bien qu’efficace, manque un peu de personnalité. Une subtilité qui a son importance, surtout face aux rivales américaines, plus fortes en caractère. Le Tabasco plus fort que l’arrabbiata, en quelque sorte.

Verdict

Sous réserve d’une utilisation bien spécifique (balade tranquille, cruising), la Moto Guzzi MGX-21 colle à son esprit sans sourciller. Mieux, elle valorisera quiconque aime parader et se faire remarquer par-delà sa singulière robe de carbone et sa ligne travaillée. En revanche, le premier Bagger signé Guzzi ne peut cacher de nombreux défauts, comme un avant excessivement pataud à basse vitesse, un moteur au caractère trop lissé ou encore une protection insuffisante. Des écueils d’autant plus sensibles que le prix est élevé, même s’il reste, somme toute, concurrentiel.


La courte bulle à double courbure offre une protection insuffisante. Le bloc optique provient de la California 1400.


Un cockpit aussi moderne que complet. Les divers voyants jaunes de la partie gauche signalent les mémoires de la radio.


Saillants et mis en évidence par ce rouge sang, les couvre-culasses témoignent d’une certaine performance mécanique.


Les disques paraissent bien petits au cœur de la jante de 21 pouces. Notez le flasque en carbone, sûrement handicapant en cas de vent latéral…


Moto Guzzi a développé ce vérin situé sous le té de fourche inférieur afin de limiter le phénomène de direction qui « tombe » à basse vitesse.


Planquée derrière une petite trappe, une prise USB permettra de charger divers appareils, sans malheureusement pouvoir les y ranger.


Les valises sont pourvues de sacs de rangement sur-mesure.


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Re: Essai Moto Guzzi MGX-21 – Batmobile

Message  grardchris le Lun 2 Jan 2017 - 15:31

Bonjour

Je la trouve bien sympa cette moto (A part la couleur noire qui ne m'a jamais trop inspiré pour mes véhicules).
Et d'une manière générales je trouve les nouvelles Guzzi à moteur 1400 très belles et en particulier la California.
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Re: Essai Moto Guzzi MGX-21 – Batmobile

Message  Thunder le Lun 2 Jan 2017 - 16:11

Elle me fait penser a un bloc de charbon rougeoyant  , j'ai essayé il y a déjà des lustres la  California 850 d'un collègue, je n'ai pas aimé du tout, très lourde, bruyante, "rustique" et finition douteuse (équipement électrique et faisceaux, coffres), faut dire qu'a l'époque, je roulais avec la Kawasaki Z 1300 6 cylindres  Wink c'était le jour et la nuit !   ... un peu comme quand vous descendez d'une Lamborghini pour monter dans une Lada "made in URSS"  Very Happy, par contre, ma Kawa était de couleur noire et je me suis juré de ne jamais plus prendre de moto noire par la suite en raison de la grande difficulté d'entretien, le moindre voile de poussière est visible sur la peinture, les traces d'eau, difficile aussi a prévenir les micros rayures dans la peinture même avec d'infinies précautions et malgré un entretien exécuté dans les règles de l'Art et avec les bons produits, au soleil, bardaff! Sad  toutes ces traces vous sautent aux yeux, pour un maniaque comme moi, c'est difficile a vivre  Je souhaite donc bon courage aux futures propriétaires  Wink

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Re: Essai Moto Guzzi MGX-21 – Batmobile

Message  DenisFont85 le Lun 2 Jan 2017 - 17:18



Le choix des Baggers s'accentue avec la venue de cette Guzzi. Après la BMW et son 6 cylindres la F6B à dorénavant des cousines toutes plus belles et différentes les une que les autres.
Sur cette dernière je n'aime pas les couvres culasse rouge trop voyant et cette roue de 21 qui va limiter les plaisirs de conduire.

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Re: Essai Moto Guzzi MGX-21 – Batmobile

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