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il était une fois le Rock

3 participants

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il était une fois le Rock Empty il était une fois le Rock

Message  g2loq Mar 23 Nov 2021 - 17:01

Duane Allman, le motard du Sud 

il était une fois le Rock 50641910
Carotte Rock Cultures

Quand on parle du Rock Sudiste, on a tendance à ne penser qu’à Lynyrd Skynyrd et ses membres agitant le drapeau confédéré. Ce groupe n’est pourtant pas le seul. En effet Allman Brothers Band a été un très grand groupe de Rock Sudiste. Et il hébergeait en son sein, l’un des plus grands carabiniers de l’histoire du Rock : Duane Allman, frère de Gregg et cofondateur du groupe, et a produit en 1971, Live at Fillmore East, un double album majeur de toute l’histoire de la musique contemporaine. 

L’histoire tragique de Duane Allman rejoint celle des autres héros du Rock, morts dans des accidents à la fleur de l’âge, alors qu’un grand boulevard (Highway To Hell) s’ouvrait devant eux. Sa vie s’est arrêtée par un accident de moto, le 29 octobre 1971 à Macon (GA), neuf jours seulement après avoir fêté ses 24 ans. 

il était une fois le Rock 259421365_1334306077000521_4720771077555937095_n.jpg?_nc_cat=107&ccb=1-5&_nc_sid=8bfeb9&_nc_aid=0&_nc_ohc=j_DkuDZMo14AX8m3FFb&_nc_ht=scontent-mrs2-2

De son vivant, il avait prouvé ce qu’il était capable de faire d’une six-cordes (un des maîtres de la slide guitar), et avait démontré son know-how à travers multiples collaborations dont Derek and the Dominos : Layla and Other Assorted Love Songs, groupe Rock créé par Eric Clapton. 
Sa révélation serait venue d’un concert de BB King. Chose fort probable, ayant fait ses armes au Studio Muscle Shoals de la ville éponyme. Il y a été sideman de : Aretha Franklin, Wilson Pickett, Clarence (Don’t Blame The Man) Carter, Otis Rush (l’homme de Double Trouble), etc. « Beaucoup of Blues » en effet. 
Dédicataire de « Free Bird » de Lynyrd Skynyrd, Duane Allman a été reconnu par le magazine Rock Rolling Stone, comme deuxième meilleur guitariste de tous les temps dans son classement de 2011 après l’avoir classé parmi les 100 meilleurs guitaristes quelques années auparavant. 
Skydog comme il se faisait appeler aurait fêté ce jour ses 75 ans. 
Peut-être que certains soirs là-haut, il fait aboyer sa Stratocaster dans les concerts célestes ?
Mef le solo de guitare vers les 2:30 de la vidéo... il était une fois le Rock Git17:



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il était une fois le Rock Empty Jim Morrison, 1968

Message  g2loq Mer 24 Nov 2021 - 9:41

il était une fois le Rock Fffdfd10
Par Serge Debono

Jim Morrison, 1968, une année entre pacifisme et révolution

Coup de zoom sur des événements survenus entre les albums Strange Days et Waiting for the Sun. Ou comment Jim Morrison, chanteur des Doors et poète beatnik, s’est mué ne serait-ce qu’un temps, en un leader de la contre-culture américaine. Conservant ainsi à jamais, l’image d’un artiste insoumis.

Après une nouvelle soirée électrique sur la scène de New Haven en décembre 1967, Jim Morrison est arrêté et menotté en plein concert par la police du Connecticut.

il était une fois le Rock Jim-Morrison-Mugshot

Tabassé en coulisse, puis dans la voiture de patrouille, il ne bronche pas et se laisse embarquer au poste. Il devient la première célébrité arrêtée sur scène, et entre dans un tourbillon médiatique qui ne fait que commencer.

Arrestation de Jim Morrison le 9 décembre 1967 à New Haven



Jim est déçu par l’attitude du public qui n’est pas intervenu pour l’arracher aux griffes de la police. Lui qui pensait maîtriser la situation comprend que sa surenchère en matière de provocation a fait de lui un monstre. Une icone dont le public attend toujours plus, et dont le gouvernement commence à se méfier…

Jim Morrison, le pacifiste

il était une fois le Rock Jim-sc%C3%A8ne-sepia

« Sentir au bord d’un exorcisme
       Un rite de passage
            Attendre ou rechercher les révélations
                De la virilité dans un fusil
                   Tuer l’enfance, l’innocence
                        En un instant. » (JM)

En 1968, Jim annonce au groupe son intention d’arrêter pour se consacrer à l’écriture. Son amitié naissante avec Michael Mc Clure le replonge dans la poésie et l’éloigne un peu plus des Doors. Contre toute attente, leur troisième album “Waiting For The Sun” devient N°1 des ventes aux USA, et le claviériste Ray Manzarek obtient de Jim un délai de six mois.

Dans le même temps l’assassinat de Martin Luther King le 4 avril 1968 à Memphis, et celui de Bobby Kennedy le 6 juin à Los Angeles, creusent un peu plus la tombe des espoirs pacifistes. Les Doors entament une tournée à travers le pays et le slogan “War is over !” extrait du titre “Unknown Soldier” devient celui des opposants à la guerre au Vietnam. Mais tandis que Jim conclut ses concerts par cet appel à la paix, communiant avec un public toujours plus nombreux, l’armée américaine dont fait partie son père, l’amiral Steve Morrison, grossit ses troupes de sang jeune et intensifie le combat en ex-Indochine.

Un titre que les Doors avait coutume de mettre en scène en simulant une execution avec roulements de tambour et guitare-coup de feu. Tandis que Jim Morrison jouait tour à tour le rôle du chef de peloton, et celui du mort…

The Doors – Unknown Soldier



Durant les années 50, aux Etats-Unis, l’engagement et le militantisme proviennent essentiellement de la folk-music. Durant la deuxième partie des années 60, des groupes de rock californiens comme Country Joe & The Fish ou Jefferson Airplane changent la donne en prenant position. La jeunesse américaine commence alors à percevoir dans le Roi Lézard un leader potentiel.

Son image de rebelle s’intensifie à chaque concert. Notamment sur l’incendiaire “Five to one”, issu du troisième album Waiting for the sun. Difficile de trouver trace d’un appel à la révolte aussi explicite durant cette folle époque des sixties. D’autant que si certains textes de Jim usent de métaphores et de doubles sens, celui-ci est d’une grande limpidité.

Jim Morrison, le révolutionnaire

il était une fois le Rock 51d-cat-hCL

Malgré les rumeurs circulant sur une éventuelle allusion à la masturbation (five to one = cinq contre un), il n’en est rien. Sur ce texte, le chanteur des Doors a mis le bleu de chauffe, et sa prose est incendiaire. En témoigne cette traduction tirée de son recueil poétique, “Une Prière Américaine” :

The old get old and the young get stronger,
Les vieux deviennent vieux et les jeunes deviennent plus forts,
     May take a week and it may take longer,
     Ca peut prendre une semaine et ça peut prendre plus longtemps,
            They got the guns, but we got the numbers.
            Ils ont les fusils, mais nous avons le nombre.
                  Gonna win yeah, we’re takin’ over, come on !
                  On va gagner, oui, on va prendre le dessus, allons-y !

The Doors – Five To One (Absolutely Live)



Usant de nombreux psychotropes, la double-personnalité de Jim déjà entrevue auparavant par ses proches se manifeste de façon plus régulière. Ses déboires avec son amie Pam Courson en sont presque toujours le facteur déclencheur.

Jim Morrison, le justicier

il était une fois le Rock 732265e4bf0b0586ba8b9db69315d2b8

En janvier, après une nouvelle dispute, Jim file à Las Vegas en compagnie de l’écrivain Roger Gover. Des amis afro-américains de ce dernier les rejoignent à l’entrée d’une boîte de nuit, mais le groupe se voit refuser l’entrée de l’établissement. Passablement éméché et sans doute travaillé par son différent avec Pam, Jim se met à insulter le vigile.

Il reçoit de nombreux coups de matraque sur la tête. Sonné, il reste adossé au mur, le crâne ensanglanté, sans dire un mot, tandis que ses amis alertent la police du Nevada. Celle-ci est réputée à l’époque pour ses maltraitances envers les noirs et les hippies, et sa propension à tuer en toute impunité. La patrouille arrive et les agents de police ne tardent pas à coucher et violenter Jim sur le capot de la voiture, tandis qu’il leurs vomit des chapelets d’injures. Morrison et Gover sont arrêtés et conduits au poste de police où ils subissent des moqueries sur leurs cheveux longs et une fouille au corps des plus humiliantes. Les policiers vont même jusqu’à leur vaporiser de l’insecticide dans l’anus…

Roger Gover se souvient :
« Ce ne sont pas seulement nos petits ennuis qui ont attiré sur nous les foudres du ciel, ce jour-là. C’est aussi l’atmosphère de l’époque, la guerre du Vietnam, les épreuves subies partout dans le monde par des millions de personnes, aux mains d’imbéciles en uniforme, comme ceux-là. Chez Morrison, pensée et émotions se mesuraient à l’échelle de la planète. Il avait une capacité troublante à remonter le temps : on aurait dit la réincarnation d’un prêtre hérétique brûlé sur le bûcher pendant l’Inquisition, qui se trouvait là pour venger ce tort, parmi tant d’autres. Malmené par les troupes de l’empereur, il aurait préféré mourir plutôt que de se laisser humilier. Dans le cœur et l’âme de Jim brûlait une rage irrépressible, envers l’injustice. »

The Doors – Universal Mind



Bien que les Doors se soient toujours défendus d’appartenir à une quelconque tendance politique, Jim Morrison avait pour habitude de jeter le trouble en qualifiant leur musique d’érotico-politique. Avec son charisme, son intelligence, sa culture précoce, ainsi que ses dons d’orateur, il possédait la panoplie complète pour devenir le représentant d’une jeunesse avide de liberté. Finalement, en lutte avec ses propres démons, et cassé par un procès absurde à Miami (1969), le poète ne saurait être que l’inspirateur d’un rock intelligent et l’emblème d’une certaine liberté de penser. Pas si mal pour un être humain !

Serge Debono

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il était une fois le Rock Empty 24 Novembre - Freddie MERCURY

Message  g2loq Mer 24 Nov 2021 - 12:17

il était une fois le Rock 71633855
Freddy Mercury nous a quittés le 24 novembre 1991 il était une fois le Rock Triste20

il était une fois le Rock Fffdfd10
Par Thierry Dauge

Freddie MERCURY – Made In Heaven

il était une fois le Rock Freddie-Mercury-Inner

En 1985, Freddie Mercury sort son premier album solo, Mr. Bad Guy. 
Sur cet album figure une chanson que Brian May et Roger Taylor réadapteront dix ans plus tard, après la mort du chanteur. 
Dans son « frac » posthume, nimbé d’un halo endeuillé, il s’agit bien du dernier véritable album de Queen : Made In Heaven (1995).

C’est un fait avéré, mal conseillé, influencé, mégalomanie née d’un ego démesuré, Mercury s’éloigne de Queen après l’album The Works (1984).
Douze années de vie commune, de studio, de concerts, créent d’inévitables inimitiés et le chanteur s’en va enregistrer un album de son côté.
Le disque est produit par l’ignoble Mack, barbouillé de synthétiseurs sans âmes, de batteries cliniques. 
Au final, Mr. Bad Guy est un échec, une triste suite de chansons qui, pour certaines, auraient pourtant fait le bonheur de Queen. Piqués « d’ail » électronique, les titres pataugent dans l’eau stagnante, ternes, dévitalisés.

Freddie MERCURY – Made In Heaven



Le Live Aid ramène le fils maudit au sein de la fratrie. 
L’après-midi du 13 juillet 1985, Queen livre une prestation qui catapulte le groupe au-delà de ce qu’il était jusqu’alors, le canonisant parmi les plus grands. Freddie Mercury y apparaît comme le chaînon manquant entre le Big Bang et le Vingtième Siècle : la voix de Dieu sur Terre.

Le 24 novembre 1991, le Créateur rappelle à lui son ange déchu. Commence alors un travail d’aiguille pour May et Taylor, produire un disque qui rende dignement hommage à leur chanteur : « Le meilleur d’entre nous… ».

Les bandes d’enregistrements de « Made In Heaven » sont ressorties, la voix du coryphée isolée. Les musiciens reprennent la partition. Ils la travaillent tel que Queen l’aurait fait au milieu des 70’s. 
Au final, après « It’s A Beautifull Day » qui ouvre l’album, elle percute les dix ans qui la sépare de sa création. Elle ouvre un espace-temps, émet un rayonnement solaire qui réunit le jour et la nuit.

QUEEN – Made In Heaven



Pour le trentième anniversaire de sa mort, on ne pouvait faire moins que rendre humblement hommage au divin chanteur : Freddie forever.

« Je ne serai pas une star du rock. Je serai une légende ». F. Mercury

Thierry Dauge

il était une fois le Rock Gggt81
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il était une fois le Rock Empty 25 Novembre, sainte Kate

Message  g2loq Jeu 25 Nov 2021 - 8:54

il était une fois le Rock 75098784
25Nov. Ste Catherine. Very Happy
Parlons alors d'une Catherine, Catherine Bush. il était une fois le Rock Lun108
Mais peut-être que Kate, comme Kate Bush, sonne mieux à vos oreilles de Rocker ? il était une fois le Rock V241

il était une fois le Rock Fffdfd10
Par Serge Debono

The Kick Inside : Wuthering Heights et l’éclosion de Kate Bush

L’année 1978 voit l’avènement d’une artiste pop au talent précoce, et singulier…

il était une fois le Rock 1a4e95a6ca26f953febe8c89e68e6599

Kate Bush pourrait être classée au rayon variété ou expérimental, cela ne changerait rien au phénomène. L’oeuvre de cette artiste hors normes découle essentiellement d’un don naturel pour la musique, et d’une insatiable créativité.

Le choc Ziggy Stardust

Catherine Bush dite Kate Bush voit le jour le 30 juillet 1958 dans le sud-est de Londres. Fille d’une infirmière irlandaise, et d’un médecin anglais pianiste à ses heures. Son enfance est bercée par le classique, et rythmée par le folk-rock des sixties qu’écoutent ses deux frères aînés. Elle s’initie au piano et commence à composer dés l’âge de 11 ans. Par la suite, Kate se passionne aussi pour le cinéma et la littérature, lesquels auront une influence considérable sur son œuvre.

Le 3 juillet 1973, elle assiste à un concert de David Bowie à l’Hammersmith Odeon. Un concert de légende où le roi du glam-rock décide de supprimer sur scène son alter-ego, Ziggy Stardust. Kate n’a que 15 ans mais entrevoit déjà son avenir.

il était une fois le Rock Ziggy-stage

Très déterminée, elle délaisse les études pour le piano, et se lance dans l’élaboration de titres inspirés par ses lectures et films de prédilection.

Sa voix couvre quatre octaves. De plus, Kate possède déjà un univers musical extrêmement visuel, et aux influences variées (Beatles, Bowie, Nina Simone, Paganini). Son tempérament fera le reste…

Un parrain nommé Gilmour

Impressionné par les talents précoces de sa jeune sœur, Jay Bush fait appel à un ami travaillant pour le label Transatlantic Records. Ce dernier envoie une maquette du prodige à plusieurs maisons de disques. Malgré l’évidente maturité des œuvres présentées, personne ne semble prêt à miser sur une si jeune artiste. D’autant plus que son écriture traduit déjà un fort désir d’indépendance.

Le membre de Transatlantic décide d’en parler à un ami musicien, à la renommée florissante. L’altruiste David Gilmour, surfant sur le succès du disque au prisme légendaire, Dark Side of The Moon, se montre très intéressé. Il décide d’aller voir le phénomène par lui-même. Rapidement conquis par cette adolescente, qu’il définit déjà comme une véritable artiste, il finance ses premières maquettes.

il était une fois le Rock 596e030df89c1ded7384f152c22ea4b4
Kate Bush & David Gilmour (1987)

En 1975, devant les refus des maisons de disques, Gilmour décide faire entrer à nouveau Kate Bush en studio, aux cotés de l’ingénieur Geoff Emerick. Cette fois le directeur de EMI records est séduit, et propose de racheter ses droits par le biais d’un contrat de quatre ans. En échange du financement des prochains enregistrements, qui ne débuteront qu’après ses 18 ans.

Entre temps, elle découvre le mime et chorégraphe Lindsay Kemp, qui a tant inspiré Bowie. Elle décide de se mettre à la danse.

The Kick Inside

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Les séances studio de The Kick Inside s’étalent sur deux ans. A première vue, on croit avoir affaire à l’artiste pop lambda, jolie voix, et physique agréable. Mais le rossignol enchantant nos oreilles fait glisser la gamme sur une portée asiatique, créant une atmosphère intrigante et enchanteresse, sombre et confortable. Les prémices du mystère “Bush”…

Kate Bush – Moving



Sa musique sensuelle, sa voix haut perché, ses textes sentimentaux, habités et évocateurs, tranchent avec la vague disco et la déferlante punk de l’époque.

Quelques années auparavant, le courant glam a permis une féminisation du rock. En 1978, Patti Smith, The Runaways, Siouxsie & The Banshees, Nina Hagen ou Blondie en récoltent les fruits. Dans leur sillage, Kate Bush s’essaie au rock avec une déconcertante facilité…

Kate Bush – James and the Cold Gun



Un titre que son producteur souhaitait extraire en tant que premier single. La jeune artiste, soucieuse d’affirmer son style et de ne pas tromper le public, s’y oppose fermement. Intuitive, Kate Bush mise sur un certain “Wuthering Heights”…

Wuthering Heights

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Kate l’écrit un soir après avoir visionné une adaptation de la chaîne BBC du roman de Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevents (Wuthering Heights). 
Fascinée par ce défi à la morale religieuse et victorienne, mais aussi par le romantisme de cette fiction gothique, elle entame le roman dans la foulée et découvre qu’elle partage avec l’auteure, le même jour de naissance… Détail futile ? Pas pour une jeune fille de 18 ans férue d’univers oniriques.

il était une fois le Rock S-l300

Dans tous les cas, son intuition s’avère payante. Dés sa diffusion, le disque promotionnel explose en radio. Il fait de Kate Bush, la première auteure-compositrice-interprète à atteindre la plus haute marche des charts anglais.

Une mélodie complexe et une succession d’accords élaborés font la force de ce titre. Enregistrés en une seule prise (!), le piano et la voix qui l’accompagne tutoient les anges dans un écho de cathédrale. Quant au solo du guitariste Ian Beirnson (Alan Parsons Project), il ponctue ce titre céleste dont la féérie perdure encore aujourd’hui.

Kate Bush – Wuthering Heights



Evidemment les aspirations d’une fille de 18-19 ans (au moment de l’écriture) n’évite pas les bluettes amoureuses. Mais là encore, Kate Bush se distingue par des mélodies tortueuses, et des arrangements singuliers.

Le titre “Saxophone Song” narre l’histoire d’une rencontre avec un saxophoniste dans la ville de Berlin. Le saxo charmeur de Alan Skidmore, et les claviers déroutant de la jeune sorcière du son, dote ce titre pop, d’une légère teinte expérimentale.

Kate Bush – The Saxophone Song



Dans la même veine, elle délie des mélodies vaporeuses et des instrumentaux mainstream dans des variations audacieuses sur les titres “Feel It” et “Strange Phenomena”. De même, la jeune compositrice ne se refuse aucun plaisir, et s’aventure en terrain caribéen, avec un reggae teinté d’humour (“Kite”). Un titre hallucinogène qui ressemble à s’y méprendre à un délire sous acide…

Kate Bush – Kite



Enfin, elle fait à nouveau preuve d’une étrange maturité lors de l’écriture du deuxième tube extrait de “The Kick Inside”. Un titre racontant l’histoire d’une femme amoureuse d’un homme à l’âme d’enfant. Sa prose volontairement naïve témoigne d’un recul précoce.

Son enregistrement s’effectue avec l’aide d’un orchestre complet. C’est une première pour Kate. Terrifiée, elle parvient à surmonter sa peur sous la direction de David Gilmour.

Kate Bush – The Man With The Child In His Eyes



Le 17 février 1978, l’album “The Kick Inside” déboule dans les bacs. Le succès des deux premiers singles, Wuthering Heights et Moving a bien préparé le terrain. En l’espace de quelques mois, Kate Bush va être propulsée au rang de star internationale.

il était une fois le Rock C1b703-20170411-kate-bush

Trop lucide pour en profiter, son succès prématuré lui causera bien des tourments, et l’incitera à se tenir loin des médias. Préservant ainsi son intimité, autant que son sens artistique, lequel fournira quelques unes des plus belles créations de la décennie à venir.

Serge Debono


il était une fois le Rock Hot_gi55
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il était une fois le Rock Empty 26 Novembre - CREAM

Message  g2loq Ven 26 Nov 2021 - 6:00

il était une fois le Rock 2782311512
Trois artistes déjà reconnus comme les tous meilleurs dans leur art respectif, se sont réunis pour notre plus grand plaisir de 1966 à 1968 dans le groupe Cream. 
Le 26 Novembre 1968 ils donnèrent leur dernier concert à l'Albert Hall de Londres. (Avant des réapparitions épisodiques, en 1993 et 2005).

il était une fois le Rock 260px-Cream_Clapton_Bruce_Baker_1960s
De gauche à droite : 
Ginger Baker, Jack Bruce et Eric Clapton

il était une fois le Rock Fffdfd10
Daniel Lesueur

CREAM 1966 – 1968 et après … aux éditions Camion Blanc

Ginger BAKER (R.I.P. OCT2019), Eric CLAPTON, Jack BRUCE (R.I.P. OCT2014)

il était une fois le Rock Cream

Dans le livre CREAM 1966 – 1968 et après aux éditions Camion Blanc (référence CB 403) on découvre TOUT sur le fabuleux trio, et particulièrement sur GINGER BAKER considéré par beaucoup comme le meilleur batteur de rock de tous les temps.

il était une fois le Rock CB-403-CouvCream-2019-scaled-e1576852574478

Les inventeurs du “free rock”…

Le terme est rarement utilisé, si l’on pense à ceux, rabâchés, de hard rock, punk rock, pop rock. Et si l’on en croit Encyclopaedia Universalis… n’a rien à voir avec le rock, puisque la vénérable encyclopédie ne se réfère qu’au jazz, datant sa naissance de 1968 et lui attribuant pour papa Miles Davis :

"FREE ROCK nom donné parfois à un courant qui a tenté soit la synthèse, soit la mise en rapport dialectique, soit encore le collage pur et simple d’éléments empruntés au free jazz (hyperexpressionnisme sonore, refus par le soliste de la mélodie et de la trame harmonique) et de composantes caractéristiques de la musique dite pop (rythme binaire, primauté accordée aux instruments électriquement amplifiés, intervention de l’électronique)."

Eh bien, désolé pour Encyclopaedia Universalis

Le free rock fut inventé un peu avant par le trio anglais CREAM (Eric Clapton, Jack Bruce et Ginger Baker), et non pas dès leur début, mi-1966, mais un an plus tard. On prétend à tort que dès le début le trio a pratiqué l’improvisation. Et pour justifier cette ânerie, on explique qu’ils l’ont fait parce que le public réclamait davantage que leur répertoire succinct; l’on ajoute, pour preuve, que Ginger s’évanouissait régulièrement, d’épuisement, en plein solo de batterie sur « Toad ».

Cela arriva, en effet, notamment le 8 octobre 1966, mais c’étaient les effets de la grippe. Donc rétablissons la vérité: durant quelques mois les concerts de Cream ne duraient que quarante-cinq minutes. À preuve ceux qui circulent dans le milieu des collectionneurs. Ce n’est qu’à partir de leurs premiers concerts américains, précisément ceux du Fillmore du 22 août au 3 septembre 1967, que les trois vont se lâcher et improviser.

il était une fois le Rock 23

Cream au Fillmore West

On ne dira jamais assez à quel point le Fillmore West fut déterminant pour le trio. Parce qu’au Fillmore les artistes se produisaient deux fois par soir. Quel rapport avec l’évolution de la musique de Cream? direz-vous… Tout simplement parce que jouer les mêmes titres de la même manière deux fois au même endroit le même jour est… très chiant. 
Aussi est-ce à partir des concerts au Fillmore que Cream se mit à improviser les fabuleux solos que nous adorons, tous presque différents les uns des autres. Parmi les plus spectaculaires:

Une version de 18 minutes de “N.S.U.” le 10 septembre 1967 à Waltham…

WALTHAM 1967:



Une version de 17 minutes de Sunshine of Your Love le 5 avril 1968 à Boston…

Cream – Sunshine of Your Love:



Une version de 21 minutes de Spoonful au Grande Ballroom de Detroit le 15 octobre 1967

Spoonful – Live:



et bien sur la version de plus de 13 minutes de Steppin’ Out sur LIVE CREAM Volume 2:



Daniel Lesueur

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il était une fois le Rock Empty 27 Novembre - Jimmy Hendrix

Message  g2loq Sam 27 Nov 2021 - 10:00

Jimi Hendrix aurait eu 79 ans ce 27 novembre il était une fois le Rock Git18

il était une fois le Rock Fffdfd10
Par Serge Debono

Monterey Pop Festival : l’éclosion américaine de Jimi Hendrix

Quand Jimi Hendrix se présente au Festival de Monterey, il n’est pas encore prophète en son pays. 
Après quarante minutes d’un show époustouflant, il entre dans l’Histoire…

18 juin 1967, le premier festival international de musique pop bat son plein depuis deux jours dans la ville de Monterey (Californie).

il était une fois le Rock 4-1

Jimi Hendrix parmi les grands

Les milliers de spectateurs présents ont vu défiler Eric Burdon & The Animals, Simon & Garfunkel, les groupes californiens Jefferson Airplane et Big Brother (Janis a fait forte impression), et des cadors comme les Byrds, Otis Redding ou Buffalo Springfield. 
Excepté Ravi Shankar, rémunéré pour sa prestation de 3H30, tous sont venus gracieusement pour communier dans une grande messe musicale à la gloire de la contre-culture.

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Le festival est déjà une franche réussite quand il voit se profiler l’affiche de cette dernière soirée. 
Au programme, The Who, phénomène britannique, et la surprise du chef, The Jimi Hendrix Experience. 
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, aucune des deux formations n’est vraiment sereine …

Chacun souhaite ouvrir le bal. En effet si les Who sont en terrain conquis en Angleterre, il n’ont pas encore gagné le cœur de l’Amérique. De plus, Pete Townshend qui a eu l’occasion de contempler les prouesses du divin gaucher dans un club londonien, sent venir le coup d’éclat. Quant à Jimi, bien que natif de Seattle, il a dû rejoindre Londres pour enregistrer son premier album et voir sa carrière enfin décoller. Il est encore quasiment inconnu sur la côte ouest des Etats-Unis, et ne doit sa présence qu’à l’insistance de Paul McCartney auprès des organisateurs…

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Jimi & The Who

Au final, les anglais obtiennent le droit d’ouvrir en gagnant à pile ou face ! 

Dépité, Jimi regarde Pete Townshend, et lui lance :
Désolé mais je vais être obligé de faire très mal !”

Les Who effectuent un set remarquable, terminé par une destruction de matériel devenue leur marque de fabrique… 

The Who – My Generation (Monterey 67) :



C’est alors que Brian Jones (toujours Stones), lui le british surnommé “Prince du Danemark”, se pointe sur la scène du festival afin de présenter à l'Amérique son futur champion…

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Jimi fait son entrée, pressé d’en découdre. Il est vêtu d’un pantalon rouge, d’une chemise orange, et d’un boa rose enroulé autour du cou. Le public comprend que cet inconnu couve un phénomène de grande ampleur. Les premières mesures de “Killing Floor” vont venir confirmer cette première impression…

Une entrée fracassante dans l’histoire du rock

Comme il le fit un an plus tôt de l’autre côté de l’Atlantique dans un face à face légendaire avec Eric “God” Clapton, Jimi Hendrix terrasse son assistance avec ce titre de Howlin’ Wolf, et enchaîne avec le sulfureux “Foxy Lady”.

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Dans un show hallucinant, il démontre un enthousiasme rarement affiché durant la suite de sa courte carrière. 
Déchaîné, il multiplie les effets de scène. Alternant riffs efficaces et salves dissonantes, il écrase ses pédales wah wah et fuzz avec une énergie et une maîtrise totale. 

Le guitar-hero décide alors de se reconnecter au public, en affirmant une influence commune. L’une des sources d’inspiration du mouvement pacifiste, le pape de Greenwich Village, mister Bob Dylan… 

Jimi Hendrix – Like a Rolling Stone :



Malgré l’accalmie, dans le public c’est la stupeur. Certains croient à un mauvais trip, d’autres à une révélation. Tandis que Paul McCartney, dissimulé dans la foule, se frotte les mains, la caméra du réalisateur D.A Pennebaker filme le visage aux anges de Janis Joplin.

A cet instant, Jimi songe sans doute à ces clubs désert de New York où il se produisait devant un public totalement indifférent à son talent. Il enchaîne avec une version anthologique de “Hey Joe”. Une véritable démonstration, avec solo derrière la nuque et coups de dents. Jimi finit de mettre son auditoire à genoux…

Jimi Hendrix – Hey Joe :



Mais si Jimi Hendrix se fait parfois vaudou, il n’est pas devin. 
Craignant sans doute que dans ce pays qui n’a pas su reconnaître son talent, cette démonstration ne soit pas suffisante, derrière le passage des Who, il se laisse aller à une mise en scène dantesque.

Le show du vaudou

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“Quand j’ai brûlé ma guitare c’était comme un sacrifice. On sacrifie ce qu’on aime et j’aime ma guitare. Ce jour là je venais de finir de la peindre et j’en étais très fier.”

Arrivé sur le festival deux jours plus tôt, Jimi a oublié sa guitare. Celle qu’on lui fait parvenir lui convient, excepté la couleur. Il décide donc de la repeindre avec une laque spéciale, et très inflammable… Le soir du 18 juin, quelques giclées d’essence supplémentaires contribuent à donner un effet saisissant à son show. Sous les yeux éberlués de ses comparses Noel Redding et Mitch Mitchell, Jimi se livre à un rite sexuel et mystique au cœur d’un titre sauvage. Ce dernier va marquer les esprits, et les rendre avides d’un spectacle que le guitariste se refusera par la suite à reproduire.

Jimi Hendrix – Wild Thing (Monterey) :



The Jimi Hendrix Experience fait partie des grandes sensations du festival de Monterey. Leur premier album caracolant déjà dans les charts anglais depuis le mois de mai, sort finalement aux Etats-Unis le 23 août. Quinze jours plus tard, il occupe la 5ème place du Billboard américain.

Serge Debono

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il était une fois le Rock Empty Re: il était une fois le Rock

Message  Jife Sam 27 Nov 2021 - 10:41

il était une fois le Rock 4138970908

J'adore vraiment tes "revues" @g2loq , avec un cousin Pro je suis tombé dans la marmite du rock très jeune, ... mais à un tel point que tout ce qui sort aujourd'hui, ou presque, me semble très fade.
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Message  g2loq Sam 27 Nov 2021 - 10:52

il était une fois le Rock 365723366
Salut Jeff,

Merci.  Wink
Cela me rassure d'avoir au moins un lecteur assidu pour cette nouvelle rubrique qui me prend quelque temps.

Je vais donc poursuivre un zeste cet éphéméride.  Very Happy

Si tu veux en lire plus entre-temps, tu peux aller visiter les deux sites principaux d'où je tire les infos:

il était une fois le Rock 50641911  et     il était une fois le Rock Fffdfd11

carotterockcultures                        culturesco.com

Bon week-end !  sunny

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Message  Jife Sam 27 Nov 2021 - 10:59

Merci pour ces liens Christian !! bounce

Tous ces artistes, de ces années, agrémentent encore mes journées ... même au taf.
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il était une fois le Rock Empty 28 Novembre - The Clash

Message  g2loq Dim 28 Nov 2021 - 10:47

Il y a 40 ans, enfin un concert à Lille ! il était une fois le Rock Smiley44 Des souvenirs ?... il était une fois le Rock V242

il était une fois le Rock Fffdfd11
Par Bruno Polaroid - Novembre 2021

THE CLASH en 1981 : Sandinista, The Impossible Mission Tour

TOUS CLASH CITY ROCKERS !

il était une fois le Rock Sandinista-3-2

Samedi 9 Mai 1981 : le Clash s’arrête enfin à Lille avec la caravane du Impossible Mission Tour pour la présentation du nouvel et 4e album Sandinista. 

Rassemblement de tous les Clash City Rockers du grand Nord au Palais Saint-Sauveur. 3000, 3500 ? La salle est pleine.

il était une fois le Rock OIP-2

En ouverture, le groupe anglais a invité des copines, les Belle Stars. La chanteuse Jenny Matthias et ses nanas tiennent bien la scène avec leurs titres sous influences ska. Elles auront un hit plus pop deux ans après, le single Sign Of The Times (Non, pas celui de Prince). Le public patiente…

THE BELLE STARS – SIGN OF THE TIMES (1983) :



ENNIO MORRICONE

Introduction dans l’obscurité sur un air d’Ennio Morricone, premiers accords saccadés, Joe Strummer éructe : “London Calling !!!” Délire complet dans la salle, pogo général dans la fosse.

THE CLASH – LONDON CALLING LIVE IN VIENNA (1981) :



DIY

Mick Jones (Guitare, chant) est à gauche, Joe Strummer (Chant, guitare) au centre, Paul Simonon (Basse, chant) à droite, Topper Headon (Batterie, chant) derrière. Jones en commando, béret sur la tête, le visage noirci. Les 3 autres, coupes néofifties, chemises western-punk, les cols relevés, les manches retroussées, des bretelles, pantalons straight – comme dit Daniel Darc -, Docs ou Creepers. L’image a toujours été importante pour Clash.

Ils donnent la tendance, avec ce principe du DIY, Do It Yourself, pour les fringues comme pour la musique ou le reste. Ce qui pousse et encourage les fans à monter des groupes, à créer des fanzines, à dessiner des crobards ou animer des émissions de radio, à leur tour…

il était une fois le Rock CLASH

TITRE SUR TITRE

Le quatuor enchaîne titre sur titre, Safe European Home, Somebody Got Murdered – déjà un hymne –, White Man In Hammersmith Palais…, mélangeant styles et disques, preuve s’il en fallait de la richesse de leurs compos, de leur jeu et de leurs influences. Le tout avec une énergie irradiante !

The Guns Of Brixton. LE morceau de Simonon. Quand on pense que le Paulo ne savait pas jouer au début… Mais là il laisse sa Fender Precision Bass à Strummer et prend la 6 cordes Telecaster. Chant plutôt approximatif mais ça groove avec des guitares plus présentes que sur la version originale de London Calling.

THE CLASH – THE GUNS OF BRIXTON LIVE :



INTÉGRITÉ

I Fought The Law. “C’est une chanson de nineteen fifty eight !” Strummer est en surtension. L’ombre de Bobby Fuller passe. Tué par un gars jaloux ? La Loi a gagné ! Joe harangue les p’tits punks et les punkettes des premiers rangs en Anglais et en Français. Clash, c’est son gang, sa cellule politique. Intégrité totale. 
Cette recherche constante d’exemplarité le conduira malheureusement plus tard à saborder sa bande, en virant Topper, trop de drogues, puis Mick, trop de Pop, puis lui-même !

THE CLASH – I FOUGHT THE LAW LIVE :



CARNET DE BORD

il était une fois le Rock Clash_______sandinist_101b

Ivan Meets G.I JOE. Compo de Topper Headon, le tambour major. Au chant également, pas mal pour son premier essai. Une des nombreuses citations de Sandinista ce soir. Le triple album est sorti quelques mois plus tôt, vendu au prix d’un simple comme l’annonce l’étiquette, Strummer veillant sur les finances des fans… Sandinista, un carnet de bord tellement rempli que personne ne l’a vraiment écouté en entier mais on s’en fiche, on a le temps…

The Magnificent Seven. Ça bouge partout dans le Palais ! Le son est énorme, dominé par la Gibson Lespaul blanche de Mick Jones, toute en distorsion / écho / réverb mais Strummer mitraille la rythmique sur sa Telecaster. C’est la marque des derniers albums de Clash.

THE CLASH – THE MAGNIFICENT SEVEN LIVE :



TERMINUS

Bankrobber. Il fait de plus en plus chaud. Le gang en plein dub, les Lillois aux chœurs, la basse de Paul Simonon bourdonne et Topper Headon éclate son jeu : quel batteur ! Capable de tout jouer, l’éclectisme légendaire du Clash vient aussi de ce p’tit gars.

THE CLASH – BANKROBBER LIVE IN NEW YORK (1981) :



A la fin, Mick Jones balance Train In Vain. Il a une voix idéale pour ce type de morceaux. Avec son riff d‘accroche, ça sonne déjà comme un classique.

THE CLASH – TRAIN IN VAIN LIVE :



Terminus, tout le monde descend ! On sort de là, hagards, lessivés, comblés. De leurs fenêtres, des voisins se plaignent du bruit. Un gars répond : “Vous verrez demain !”
Le lendemain, c’est le 10 Mai 1981…

Nb : Pour les fans…

THE CLASH – AUDIO LIVE IN LILLE (1981) :



Bruno Polaroïd.


il était une fois le Rock Ride-o22
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il était une fois le Rock Empty Re: il était une fois le Rock

Message  Jife Dim 28 Nov 2021 - 11:05

The Magnigicent Seven en Live est excellent ... il était une fois le Rock 3605879242  Fallait assurer la rytmique
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il était une fois le Rock Empty 29 Novembre - Blue Oyster Cult

Message  g2loq Hier à 11:37

Toujours actifs... il était une fois le Rock Respec11 Et en tournée à Lyon, Strasbourg, Paris en 2022 ! il était une fois le Rock V243


il était une fois le Rock Fffdfd11
Par Thierry Dauge

BLUE ÖYSTER CULT – Soif musicale : envie d’un BÖC ?

il était une fois le Rock BOC-Front

Pratiquer le Blue Öyster Cult pendant vingt-cinq ans, entre 1974 et 1998, est-il susceptible d’étancher la soif des amateurs de hard rock : « Envie d’un BÖC » ? Il y a fort à parier.

Pour en affirmer d’avantage, le médecin légiste propose d’autopsier transversalement le Culte de l’Huitre Bleue en disséquant Secret Treaties (1974), Fire Of Unknown Origin (1981) et Heaven Forbid (1998), trois traités assurément associés au corps de son succès. Scalpel cheminant dans les tissus, découpant les notes aux fonds des sillons, l’anatomopathologiste ressort sa lame pour revenir vers l’enveloppe et étudier ce qu’il peut en tirer : les pochettes. Examinons son rapport …

Secret Treaties (1974)

il était une fois le Rock BOC-Secret-Treaties

Mais oui ! Il s’agit bien d’un Messerschmitt, le premier avion de chasse à réacteur ! Nationalité ? Allemande. Utilisation ? A la fin de la seconde guerre mondiale. Et « vlan ! », les deux pieds dans la provoc. Ça porte bonheur ?
Pourquoi ne pas avoir sélectionné un Lockheed Lightning américain ou un Supermarine Spitfire anglais ? Non, un chasseur de la Luftwaffe … Encore un coup de Sandy Pearlman, l’âme invisible et damnée du groupe ! Pour la musique, rien à redire, bien au contraire !

BLUE ÖYSTER CULT – ME 262



Hormis cette chanson culte, après réécoute de Secret Treaties, il est étonnant comme Blue Öyster Cult sonne quasiment à l’identique d’un autre groupe US, Texan celui-là : Bloodrock.
Ce dernier sort deux Lps en 1970 et deux autres en 1971 sans connaître le succès de son « voisin » New Yorkais. Pour jouer ce genre de hard rock parfois atmosphérique, il faut croire que la côte Est des Etats Unis s’avère plus favorable.

Broderie de guitares signées Buck Dharma, voix si « space-ifique » d’Eric Bloom, assise rythmique hyper dynamique, textes ésotériques, the BÖC touch !

Flaming Telepaths :



L’album a-t-il vieilli ? Pas du tout ! Pourquoi cette question, un doute ? C’est que le son de Secret Treaties, s’il était « in » en 1974, est plutôt « straight », sans une once de gras, sans effets surréalistes sur les six cordes ou les claviers. 
Comparé aux deux albums qui suivent, c’est étonnant d’entendre comme le Blue Öyster Cult a évolué, pas vraiment d’un point de vue technique, surtout en « épaisseur ». Le freluquet nerveux et musculeux du début des 70’s devient cosmique au début des 80’s puis bodybuildé à l’aube des 2000. En musique, est-ce à ce prix qu’un groupe subsiste, par « l’adaptation » ? Certainement ! Et grâce au talent …

BLUE ÖYSTER CULT – Harvester Of Eyes :



il était une fois le Rock BOC-Fire-of-unknow-origin

Le Culte de …? L’Huître Bleue ! Bas, voilà ! CQFD. Enfin une pochette où l’objet « cultivé » s’affiche librement au vu et su de tous !
Pour souligner l’intérêt porté à la mutation du mollusque bivalves moult adeptes en habits d’apparats exposent sa coquille et son contenu devenu cyan. En termes d’ostréiculteurs, versus sectaires, on pourrait tout aussi bien penser qu’il s’agit d’extraterrestres ; ambiguïté et science-fiction, les deux fonds de commerce du groupe. Côté chansons, l’album livre un festival de couleurs et de sons, peut-être son plus beau tableau musical.

Joan Crawford :



S’il existe des 33-Tours dont il ne vous reste pratiquement rien une fois écouté, lorsque Fire Of Unknown Origin expose son contenu, ils s’incrustent en vous pour toujours. La chanson éponyme, « Burnin’ For You », « Joan Crawford », « Veteran Of The Psychic Wars », « Sole Survivor » ou « Vengeance (The Pact) » participent au cramponnage. Les partitions foisonnent d’originalité, de ponts, de breaks inattendus, les musiciens culminent à leur plus haut niveau d’interprétation, la production est claire, nerveuse et précise … Parle-t-on d’un « incontournable » ? Non seulement au sein de la discographie du groupe mais également au niveau du rock mondial.

BLUE ÖYSTER CULT – Vengeance (The Pact) :

Si l’album précédent, Cultösaurus Erectus (1980), provoquait déjà l’appétence, celui-ci nous repaît, nous laisse satisfait comme au sortir d’une table étoilée. A part Imaginos (1988) et la chanson « Take Me Away », sur Revölution By Night (1983), les enregistrements qui vont suivre manqueront cruellement de plats raffinés, de safran, de préciosités, pour le moins, jusqu’à Heaven Forbid (1998) et sa savoureuse première « face ». Un tel visuel, ne pouvait qu’y conduire …

Fire Of Unknown Origin :



Heaven Forbid (1998)

il était une fois le Rock BOC-Heaven-Forbid

Cette pochette nous plonge en plein film d’horreur. Située dans un studio d’enregistrement ou dans les cintres d’une salle de spectacle, la scène horrifique évoquait le Fantôme de l’Opéra ou son pendant anglophone, le divin Phantom Of The Paradise.

Au format CD, l’intérieur du livret propose une autre image plus en rapport avec le titre de l’album : une Déesse partiellement drapée, brandissant le logo du groupe au bout d’une lance, sorte de Ankh égyptien, siège ennuagée : le Paradis perdu ? Lors des traductions, méfions-nous des faux-semblants. « Heaven Forbid » = « à Dieu ne plaise ». Pour le vinyl (sorti seulement en 2020), pas d’échappatoire à cette gueule abîmée.

Musicalement, la fougue et l’originalité sont au rendez-vous. Ça faisait longtemps que les fans attendaient ça.

BLUE ÖYSTER CULT – See You In Black :



Avec six titres aurifiés, la première Face d’Heaven Forbid réjouit tant les nouveaux que les anciens adeptes. 
Les récents parce que le ton est différent de ce que le Cult a proposé jusqu’alors, un soupçon plus métallique dans le son des guitares, étonnement rythmé via son nouveau batteur. Il enchaîne les double, triple, voire quadruple croches comme les bijoutiers enfilent les perles d’un collier et son travail à la double pédale démultiplie les coups de grosse-caisse. 
Les anciens avec des mélodies originales, des ruptures et tournures d’accords qui les ravissaient, entre autres sur Cultösaurus Erectus.

Damaged :



Encore jamais abordé, avec « Damaged », qui clos la Face A, le BÖC envoie un « fonk rock » digne d’Extreme sur Pornograffitti (1990). Ultime embellie ? Vinyle retourné, il faut patienter jusqu’à l’antépénultième titre pour retrouver une ardeur communicative. Le dernier morceau, acoustique, termine en douceur ce qui nous a dynamités d’entrée. Heaven Forbid permet donc au Blue Öyster Cult de clore dignement le millénaire, de se positionner en survivant avec lequel il faudra compter. Il n’y a guère que les in-cult qui en doutaient.

BLUE ÖYSTER CULT – X-Ray Eyes :



Alors, convaincus ? Soif de musique lettrée : « Envie d’un BÖC »? C’est demandé si gentiment …

Thierry Dauge

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Message  El_TiTeP Hier à 11:43

rassure-toi Christian tu ne prêche pas dans le désert ! J'adore cheers
Je redécouvre des trucs que j'avais totalement oublié.
Çà fait quand même un chouia mal affraid
Mais là tu es parti dans les entrailles du Rock tu vas en avoir pour quelques mois avant d'en avoir terminé !!

Merci et continue

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Message  g2loq Hier à 12:59

il était une fois le Rock 365723366

Merci François.

M'en fous, je ne suis pas pressé   Very Happy

(D'ailleurs, comme vieillir c'est moche, j'ai décidé d'arrêter)  il était une fois le Rock 1797587972
lol!

Bonne journée  sunny

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Message  Jife Aujourd'hui à 4:51

il était une fois le Rock 4138970908

Je n'ai jamais été un grand Fan de BOC, juste 1 Album live lorsqu'il est sorti, et un morceau que j'ai encore dans ma playlist.

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Message  g2loq Aujourd'hui à 9:16

il était une fois le Rock 365723366

Pareil !
Ce n'est pas ma tasse de thé, à part un ou deux titres. Peut-être parce qu'il y a plusieurs intervenants ?

il était une fois le Rock Gggggg37

Mais, il y a très peu de band dont j'aime toute l'oeuvre, sans exception. A part les Beattles à la rigueur, mais ils n'ont pas eu une durée si longue.
Pour les artistes solos, c'est différent. J'en ai plusieurs. Un jour je vous parlerai de mon N°1, le plus grand poète et artiste qu'aient connu les USA, d'après Mr. Eric Clapton qui a joué des morceaux fabuleux avec lui... 

Wait and see  sunny

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il était une fois le Rock Empty 30 novembre - Billy Idol

Message  g2loq Aujourd'hui à 10:32

30 novembre 1955 : Naissance d'un futur motard, William Broad. il était une fois le Rock Vroom149


il était une fois le Rock 50641911
Carotte Rock Cultures

30 novembre 1955 : Naissance de Billy Idol, de son vrai nom William Broad. 

En 1976, William Broad, 21 ans, quitte l’université du Sussex (Angleterre) pour suivre le mouvement punk, et intégrer le Bromley Contingent (fans des Sex Pistols). 
Il joue de la guitare au sein du groupe Chelsea, puis fonde son propre groupe avec le bassiste Tony James. 
Doté d’un charisme animal faisant mouche sur le public féminin, William Broad opte pour le pseudo “Billy Idol”, en réponse à son professeur de chimie qui le surnommait “Idle” (fainéant). Generation X connaît un certain succès et fait partie des premiers groupes punks invités dans l’émission Top of the Pops.
Lisez la suite en suivant le guide 👉👉👉

il était une fois le Rock Fffdfd11
Par Serge Debono

BILLY IDOL, l’histoire d’un enfant du rock devenu Rockstar

Au début des sixties, Billy Idol passe son enfance entre l’Angleterre et les Etats-Unis. 
Inévitablement, il récolte le virus du rock’n’roll…

il était une fois le Rock Billy-ouve

Billy Idol a grandi au son des Beatles et des Rolling Stones.

En 1976, William Broad, 21 ans, quitte l’université du Sussex (Angleterre) pour suivre le mouvement punk, et intégrer le Bromley Contingent (fans des Sex Pistols). Il joue de la guitare au sein du groupe Chelsea, puis fonde son propre groupe avec le bassiste Tony James. 
Doté d’un charisme animal faisant mouche sur le public féminin, William Broad opte pour le pseudo “Billy Idol”, en réponse à son professeur de chimie qui le surnommait “Idle” (fainéant). 
Generation X connaît un certain succès et fait partie des premiers groupes punks invités dans l’émission Top of the Pops.

Generation X – Kiss Me Deadly :



Le groupe se sépare après trois albums, le speed et les désaccords ayant raison de leur enthousiasme. 
Billy s’installe à New York et se lance dans une carrière solo avec l’aide du producteur Bill Aucoin (Kiss).

il était une fois le Rock Hqdefault-1

En 1981, il publie un premier EP (Don’t Stop), contenant notamment le célèbre Dancing With Myself, écrit avec Generation X. Ainsi qu’une reprise de James & The Shondells remise au goût du jour, mais conservant ses résonances 60’s…

Billy Idol – Mony Mony :



Mais c’est la rencontre avec le guitariste Steve Stevens qui va offrir une deuxième vie au chanteur.
L’alchimie évidente reliant les deux artistes éclate dès le premier album (Billy Idol – 1982).

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La sortie du titre White Wedding coïncide avec l’explosion de MTV. Billy devient rapidement une des coqueluches de la chaîne américaine.

Billy Idol – White Wedding :



Bien sûr, on ne peut éluder la tournure mainstream prise par son œuvre au début des années 80. 
Mais, en fusionnant punk, metal et new wave, il publie en 1983 l’album Rebel Yell. Un opus globalement abouti, enregistré dans les studios Electric Lady (New York), et dans lequel sa voix atteint souvent des sommets.

il était une fois le Rock Rebel_Yell

Eyes Without a Face, interprété avec Perri Lister, est inspiré du film de Georges Franju, Les Yeux Sans Visages (1960). 
Dans ce dernier, un homme assassine, et tente de reconstituer le visage de sa fille défigurée dans un accident, en lui greffant certaines parties prélevées sur ses victimes. Au final, seuls ses yeux sont authentiques.

Sous une forme déguisée, ces paroles évoquaient ma vie à New York et une relation qui a mal tourné, m’a poussé à me détruire, et conduit au bord de la folie. Peut-être que je réfléchissais à mes propres infidélités en tournée. D’une certaine manière, celles-ci peuvent vous laisser sans âme…

De manière assez insolite, au milieu du titre, Billy Idol pose un flow rap sur un riff hard rock de Steve Stevens. Pratique encore peu répandue dans les genres rock et pop, en 1982…

Le rap était partout à New York à l’époque. Dans toutes les discothèques, dans tous les clubs.” B.I

Billy Idol – Eyes Without a Face :



Les arabesques de Stevens sont un joyau camouflant un instrumental parfois léger, mais Billy emporte le morceau sur la majeure partie des titres. En particulier l’éponyme Rebel Yell, devenu un véritable standard de rock, et dont je vous propose une version live, acoustique et néanmoins incandescente…

Billy Idol – Rebel Yell :



Le single Flesh met en exergue la sensualité ardente du chanteur, et offre à Steve Stevens une nouvelle occasion de briller. 
Les tubes s’enchaînent, et la popularité de Billy Idol atteint son point culminant. Il dépasse son statut de rockeur pour devenir une icône pop.
Mais, Billy n’a pas appris à gérer le luxe et les excès inhérents au succès. Il sombre lentement tandis que les propositions affluent…

Billy Idol – Sweet Sixteen :



Le monde du cinéma ne manque pas de noter ses atouts visuels et sa présence charismatique. 
James Cameron lui réserve le rôle du T 1000 dans sa suite de Terminator.

Par ailleurs, il est sollicité pour un casting dans le prochain Oliver Stone… The Doors.

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Billy Idol dans le rôle de Cat (The Doors)

Mis au courant du projet, Billy se met en tête de postuler pour le rôle de Jim Morrison. 
Son physique n’est pas adéquat mais il espère que son grain de voix l’aidera à faire oublier cette différence. Stone refuse mais lui propose le rôle de Cat, un ami de Jim. A l’origine, ce personnage devait tenir une large place dans le film du réalisateur.
Mais, le 6 février 1990, Billy est victime d’un grave accident de moto. Très diminué, il s’acquitte de sa tâche en boitant. Son rôle se limite finalement à de brèves apparitions.

Billy Idol – L.A Woman :



L’analogie avec Jim Morrison est récurrente. Surtout après sa reprise fidèle du titre L.A Woman. 
Il faut dire que peu de chanteurs possèdent à la fois la panoplie du crooner, et celle du rocker. Evidemment, les talents d’auteur de Billy Idol sont loin d’atteindre ceux du poète disparu. Et hormis l’apport de son guitar-hero, il est sans doute bien plus esseulé dans la composition que ne l’était le Roi Lézard au sein des Doors.

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Si on s’évertue à vouloir lui coller l’étiquette du rocker pur et dur, c’est surtout en raison de ses premier pas dans le punk. 
Également parce que Billy sait sublimer un titre fougueux comme personne, en y ajoutant des tripes. Pourtant, sa faculté à donner du relief aux ballades est indéniable. 
Doté d’une excellente technique vocale, l’intensité de ses interprétations et son grain de voix irrésistible, font de certaines compositions des titres majeurs…

Billy Idol – One Night One Chance :



Ses aspirations dépassent pourtant le cadre du genre. Sa réussite des 80’s en témoigne. Avec un peu d’effet dans la voix, le fauve peut également s’épanouir sur des sonorités synthétiques. 
Sur le sous-estimé Charmed Life, album paru en 1990, Billy Idol amorce doucement un virage vers la musique électronique.

Billy Idol – License To Thrill :



Trois ans plus tard, il livre un album étonnant. Le conceptuel et robotique Cyberpunk.
L’initiative ne plaît pas à tout le monde. C’est un échec critique et commercial. Pourtant, force est de reconnaître que Billy Idol réussit à produire une œuvre inspirée et cohérente en puisant dans le virtuel et les nouvelles technologies. De plus, il exerce un contrôle total sur ses compositions, et se pose en pionnier du web, avec une diffusion utilisant les prémices du réseau internet, et les boîtes de messagerie.

Adam in Chains :



Il traverse alors une période délicate, replongeant dans la dope et cessant toute création. 
Il faudra douze ans à Billy Idol pour revenir à la musique. Une renaissance inespérée survenue en 2005, avec deux nouveaux opus reprenant tous les styles abordés jusqu’alors. Du plus expérimental, au plus enragé…

World Coming’ Down :



Un timbre sensuel et envoûtant, un coffre étonnant, une sauvagerie contagieuse. Voilà un cocktail, qui même chez les plus prestigieuses références du genre, n’est pas si commun. 
On pourra toujours regretter de ne pas l’avoir vu intégrer un de ces fameux “supergroup”. Mais Billy s’en balance ! Il se suffit à lui-même…

Dancing With Myself (Live in NY 2001) :



Contre toute attente, Billy Idol semble avoir trouvé un second souffle.
Il vient tout juste de publier un nouvel EP (le 17 septembre 2021).

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Billy Idol à San Francisco (2019)

Par le biais de concerts intimistes, ou de sessions confinées, son duo inoxydable avec Steve Stevens bat encore des records d’audience sur Youtube. 
Après s’être essayé à tous les genres, après avoir touché le fond, Billy Idol est devenu ce dont il rêvait durant son enfance, lorsqu’il écoutait les Beatles et les Rolling Stones. Une Rock Star ! Peut-être même, L’ultime Rockstar

Serge Debono

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