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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page)

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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 2 janvier - LYNYRD SKYNYRD

Message  g2loq Dim 2 Jan 2022 - 11:22

Je rajoute ma vidéo préférée du Live à Atlantic City: Sweet Home Alabama il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Zic22

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Fffdfd12
Par Thierry Dauge

LYNYRD SKYNYRD – Simple Man

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Lynyrd-Skynyrd-Front

Lorsqu’à Jacksonville, en Floride, la musique de la Caroline, de la Géorgie et de l’Alabama sort d’amplis Marshall dont les lampes surchauffées tournent au rouge, c’est que les bretteurs de Lynyrd Skynyrd ont leurs Gibson en mains. 
Passés maîtres dans la ballade musclée, les sudistes arrosent le Monde de couplets et refrains à reprendre en cœur : « Free Bird » et … « Simple Man », sur le toit des Appalaches.

Ronnie Van Zant charme le chaland tout autant qu’il lui boxe les tympans pendant que Gary Rossington et Allen Collins bataillent des solos à décrocher la Lune. Noyée dans des volutes de tabac blond, « Simple Man » étire ses notes jusqu’à l’âme de l’auditeur. Chanson, imparable, elle vous envoûte, vous mord puis ne vous lâche plus. « Quand un air vous possède … ».

LYNYRD SKYNYRD – Simple Man (studio)



En 2021, si Gary Rossington est toujours-là, après le terrible accident d’avion de 1977, Ricky Medlocke, ex Blackfoot, a pris la place d’Allen Collins et Johnny Van Zant celle de son frère Ronnie. S’il y eut des line up différents entre ces deux dates, le groupe et ses membres en sont là à présent.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Lynyrd-Skynyrd-Inner

Irrésistiblement, malgré le talent des « p’tits nouveaux », avec Lynyrd Skynyrd, on en revient toujours aux racines. 
A cet effet, le live de 1976, One More From The Road, témoigne de l’alchimie à l’œuvre. Les « sudistes » y usinent leur southern rock à la perfection, camélias et glycines enlacées sur les vérandas de villas immaculées aux portes d’Eden. « On dirait le Sud… ».

LYNYRD SKYNYRD – Simple Man (live ’76)



Si, un jour prochain, vous sentez que plus ne vous est rien, avant d’insérer la lame dans vos artères, faites sécession, jouez « Simple Man ». Tout autant baume apaisant que bâton détonant, sa mélodie vous sauvera. 
C’est à cette qualité-là qu’on reconnait les grandes chansons … et à celle de ne pouvoir résister à les rejouez dans la foulée !
Thierry Dauge

Bonus: LYNYRD SKYNYRD - Sweet Home Alabama (Live 76)



il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 27085711


Dernière édition par g2loq le Mar 18 Jan 2022 - 10:10, édité 1 fois

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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty Re: il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page)

Message  Mik Dim 2 Jan 2022 - 13:02

Salut tous, et grand merci à not' Mémèche pour ces morceaux d'anthologie que j'écoute et visionne en sirotant un p'tit PCB avant le premier repas Dominical de 2022. il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1353001645

Vivement dimanche prochain qu'on puisse écouter et lorgner dans les même conditions ton prochain article sur SRV il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 3605879242

Qui est la bouche de vieille qui a dit que je te forçais la main ??!!! il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 3470530643 il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 3470530643

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1325451310 il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1325451310 il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1325451310

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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty Re: il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page)

Message  g2loq Dim 2 Jan 2022 - 13:35

@Mik a écrit:.....


....

Vivement dimanche prochain qu'on puisse écouter et lorgner dans les même conditions ton prochain article sur SRV 

@Mik

Salut Patrick,

J'adore les acronymes et les diminutifs...  bounce   il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1797587972

Ce SRV :  scratch

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Fgggg10

ou celui-là ?

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Images-3
Stevie Ray Vaughan

Tu n'auras peut-être pas besoin d'attendre dimanche prochain. Quoique, si ton SRV est le Breton... il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Lol2180
Je poste chaque jour (so far)..  Wink
Recap:il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Guitar20
23 Nov - Duane Allman, le motard du Sud
24 Nov - Jim Morrison, 1968
24 Nov - Freddie MERCURY
25 Nov - Kate Bush
26 Nov - CREAM
27 Nov - Jimi Hendrix
28 Nov - The CLASH
29 Nov - BLUE ÖYSTER CULT
30 Nov - Billy Idol

01 Dec - The Rolling Stones
02 Dec - Pink Floyd
03 Dec - Nirvana et Guns ‘N Roses
04 Dec - Frank Zappa  Led Zeppelin et King Crimson
05 Dec -  DEEP PURPLE Story (1)
06 Dec -  DEEP PURPLE Story (2)
07 Dec -  DEEP PURPLE Story (3)
08 Dec - NOIR DESIR
09 Dec - SUPERTRAMP
10 Dec - Joan Jett
11 Dec - The Cure
12 Dec - RUSH
13 Dec - Metallica
14 Dec - Motörhead
15 Dec - Red Hot Chili Peppers
16 Dec - ZZtop
17 Dec - Lita FORD – The Runaways
18 Dec - Blondie
19 Dec - The CARDIGANS
20 Dec - Led Zeppelin ll
21 Dec - LED ZEPPELIN (2)
22 Dec - Black Oak Arkansas (B.O.A.)
23 Dec - Creedence Clearwater Revival (C.C.R.)
24 Dec - TOTO
25 Dec - Le Prog Rock (Livre)
26 Dec - STATUS QUO
27 Dec - ROXY MUSIC
28 Dec – TÉLÉPHONE
29 Dec - KISS
30 Dec - Ange
31 Dec - The Police

01 Jan - The Kinks
02 Jan - LYNYRD SKYNYRD

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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 3 janvier - Stevie Ray Vaughan (S.R.V.)

Message  g2loq Lun 3 Jan 2022 - 11:25

En direct des studios d'Innenheim... il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 V_copi79

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Fffdfd13
Par Serge Debono

Stevie Ray Vaughan, le sacre de Couldn’t Stand The Weather

Quand le blues se trouve un nouveau roi…

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Images-3

Au printemps 1984, Stevie Ray Vaughan vit sur un nuage. 
Contre toute attente, alors que la New Wave et le Rock FM règnent sans partage sur les ondes radio, le guitariste est en train de donner au blues un nouvel élan.

Opérons un léger retour en arrière. Deux ans plus tôt, après un passage remarqué au Festival de Montreux, David Bowie l’invite à jouer sur son album Let’s Dance.

“La façon dont les gens entrent dans votre vie lorsque vous en avez besoin, c’est merveilleux, et cela se produit de tant de façons. C’est comme avoir un ange. Quelqu’un vient et vous aide à aller de l’avant.” Stevie Ray Vaughan

Dans la foulée, John Hammond, parrain du blues blanc, décide de transmettre la maquette de Stevie Ray Vaughan & Double Trouble, à Epic Records. En juin 1983, Texas Flood, premier album du groupe, voit le jour.

Stevie Ray Vaughan & Double Trouble – Pride and Joy



Mais décembre arrive, et Stevie Ray Vaughan a déjà des fourmis dans les doigts. La tournée faisant la promotion de l’album a engendré de nouvelles compositions que le texan souhaite graver sur microsillon.
En l’espace de huit titres, ce virtuose de la six cordes va sortir le blues et le rock’n’roll de la tanière où ils se sont enfermés.

Couldn’t Stand The Weather

SRV retrouve ses deux acolytes Tommy Shannon (basse) et Chris Layton (batterie). Dès l’entame, on comprend tout de suite, que l’on est face à un phénomène rappelant les grandes heures des guitar-heros.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 A-284965-1454790719-9066.jpeg-1

On revoit Jimi Hendrix, jeune prodige anonyme, mettre Eric Clapton dans l’embarras sur un titre de Howlin’ Wolf
D’ailleurs, même si la comparaison avec le Divin Gaucher ne commencera à fleurir dans les esprits qu’après la sortie de Couldn’t Stand the Weather, Stevie Ray démontre une telle audace, qu’il façonne son propre Killing Floor, inspiré par le guitariste Lonnie Mack

Stevie Ray Vaughan & Double Trouble – Scuttle Buttin’



Dans sa première édition, l’album comporte quatre compositions originales, et quatre reprises de blues. 
Dans la continuité de son précédent exercice, ce bluesman pur jus laisse parler le feed-back. Ses envolées sonnent comme du Buddy Guy dynamité, et les solos pleuvent sur le boogie. 

Comme dit son frère Jimmie Vaughan, qui vient lui prêter main forte sur deux titres :
“ Stevie joue comme s’il venait de sortir de prison. ”

A 30 ans, totalement décomplexé, le guitariste semble au sommet de son art.

Stevie Ray Vaughan & Double Trouble – Cold Shot



Et si les comparaisons un peu trop systématiques avec le fameux Hendrix, contribueront bientôt à le plonger dans une profonde dépression, il est pour l’heure en état de grâce, s’offrant même le luxe d’une reprise de l’intouchable Voodoo Child. A ce jour, la seule qui rende justice à son créateur…

Stevie Ray Vaughan & Double Trouble – Voodoo Child



Stevie Ray dépoussière quelques standards, comme cette reprise de Little Milton, qu’il sublime en l’étirant dans un blues pesant, quasi mystique. Délaissant la puissance des riffs et le feed back, il exhibe la finesse de son toucher, et démontre un grand talent d’interprète.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Stevie-ray-vaughan-1

Tin Pan Alley (l’allée des casseroles en métal) est le surnom donné à la musique populaire américaine de la fin du 20ème siècle. 
Durant l’entre deux guerres, elle finit par désigner un quartier de New York, la 28eme rue ouest. Un gigantesque marché s’y tenait chaque jour, sur lequel les artistes venaient vendre leurs partitions, et pratiquer une musique, qui allait par la suite, favoriser l’émergence du blues et du rock’n’roll…

Stevie Ray Vaughan & Double Trouble – Tin Pan Alley



Affublé d’un chapeau et d’un poncho, ce pistolero de la six-cordes se fiche royalement des étiquettes. 
Lancé telle une flèche destinée à embrasser le ciel, le maestro s’offre même une virée sur les terres du jazz. Un domaine que son aîné Hendrix n’avait pas eu le temps d’explorer. Pour l’occasion, Chris Layton cède sa place derrière les fûts à Fran Christina (The Fabulous Thunderbirds).

Stevie Ray Vaughan - Stang’s Swang



Couldn’t Stand the Weather, un album à l’énergie contagieuse. Une œuvre trop souvent réservée à un public d’initiés et rendue confidentielle par les “spécialistes”.
Pourtant, le génie ne s’explique pas, en particulier lorsqu’il émane de l’art populaire. Comme c’est le cas pour l’œuvre de Jimi Hendrix, surtout ne jamais laisser les critiques intellectualiser une musique qui parle directement au cœur. Celle de Stevie Ray Vaughan n’avait pas d’autre dessein.
Serge Debono

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Tight-16
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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 4 janvier - Sheryl CROW

Message  g2loq Mar 4 Jan 2022 - 10:51

Strong enough ? Peut-être pas, mais Armstrong... il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Lun_co12

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Fffdfd14
Par Thierry Dauge

Sheryl CROW : a lonesome girl’n’roll

A lonesome Girl’n’roll

Sheryl Crow prend le courant de la bande FM avec une ballade digne d’une tasse de café au coin d’un feu de camp, après une longue journée passée à chevaucher autour des « Longhorn » dans ces grandes étendues désertes du Texas.
Dans « Run baby run », la chanteuse évoque déjà son désir d’évasion, la maîtrise de son destin. Alors, lorsque « All I wanna do » envahit les ondes, plus aucun doute n’est permis. Nous sommes en présence d’une « lonesome girl », de celle qui trace leur propre route, non pas à l’eye liner mais au couteau, comme les apaches ou les cheyennes découpaient les scalps dans les cuirs chevelus des « colons ».

Ses propres trophées, ce sont des chansons sorties d’une guitare acoustique qu’elle ne se prive pas d’électrifier lorsque l’orage gronde. Apaisée : « Are you strong enough to be my man ? », susurre-t-elle au creux de l’oreille. « Tu veux t’aligner, cow-boy ? Tu as ce qu’il faut ? », telle est Sheryl Crow.

Sheryl CROW – All I wanna do



Sheryl Crow à l’Elysées

En juin 1994, lors d’un concert en France à l’Elysées Montmartre, alors qu’elle chante cette chanson, je tente un : « I’m strong enough, Sheryl ! ». Accentuant un sourire étincelant dont elle ne se départit pas tout au long du show, balayant l’assemblée d’un iris bleu océan, elle répond sans un mot : « Que tu crois garçon, que tu crois … ». 

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Sheryl10

Cool attitude, plaisir d’être ensemble, communion sont les options scéniques de Melle Crow. Derrière elle, ses musiciens ne font qu’un, suivent ses notes et son corps dans les mouvements qui les animent, harmonisent leurs pourtours sans les dénaturés, adoptent la simplicité. De retour sur le trottoir, concert terminé, la voix tant doucereuse que puissante incurve les trajectoires pour quelques ultimes pas de danse.
Belle soirée.

Sheryl CROW – Strong enough



L’anamnèse

Avant de sortir son 1er Lp : « Tuesday night music club » (1993), Sheryl a usé ses jeans partout où la possibilité de jouer sa musique se présentait. A la force de sa voix, elle décroche un job de back up vocal sur le « Word bad tour » de Michael Jackson. Deux ans de ce traitement entre 1987 et 1989 ne suffisent pas, elle enchaîne pour des missions similaires derrière Sting, Rod Stewart ou Stevie Wonder
En 1992, elle écrit les paroles d’un titre : « Love you blind », que Céline Dion intègre à son répertoire : multi « staïle » ! Enfin, elle parvient à signer un deal chez A&M. Cependant, avant d’entrer en studio, elle prend le temps de composer des chansons qui tiennent la route : She’s a road singer.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Sheryl-Crow-sexy

Trois albums en or

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 3-CD-Sheryl

« Tuesday night music club » met du temps à séduire mais finit platine. Trois ans plus tard, en 1996, un album titré à son nom met tout le monde d’accord dès sa sortir, porté par des évidences : «  if it makes you happy», « Everyday is a windind road » ou « Love is a good thing ». 
Le style de musique à l’œuvre butine du rock, du folk, de la country, de l’americana, un concentré de patrimoine musical américain. « The globe sessions » (1998), bien que plus sombre d’approche, ne propose pas autre chose. Il n’est qu’à écouter « My favorite mistake », « Anything but down » ou « Redemption day » pour tomber à nouveau sous le charme.

Des voix s’élèvent pour dire qu’avec ces trois incandescences, disons entre 1995 et 1998, Melle Crow propose ce que les Rolling Stones ne font plus : du rock poussiéreux, chaloupé, rêche comme un accord de Telecaster ou le cuir d’une paire de chaps … l’open tuning en moins.

Sheryl CROW – My favorite mystakes



Sheryl CROW – if it makes you happy



Sheryl CROW – Love is a good thing



Après 98, malgré une collaboration « rapprochée » avec Eric « slow hand » Clapton, il semble que l’inspiration de la Belle empreinte une route goudronnée à la place de la piste indienne qu’elle suivait jusque-là. Elle perd en public rock ce qu’elle gagne en grand public, suivant en cela ses inspirateurs anglais. Reste ces trois CD, alambics regorgeant d’un idéal musical auquel se cramer les tympans ; amateur de « petit lait » s’abstenir. Équipée de ces chromes rutilants, Sheryl Crow aligne tous les possibles : des chansons, un son, une attitude.

Et puis, comme si l’oreille n’y suffisait pas, une fois les yeux plongés dans les siens, on lui prend la main …
Par Thierry Dauge

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Message  Max 31 Mar 4 Jan 2022 - 16:25

Salut et merci pour tout cet historique...

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Image10

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Message  g2loq Mar 4 Jan 2022 - 17:04

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 3ofixb60

On va quand même rappeler l'original (R.I.P. Lemmy)  il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 V252

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 27102310
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Message  Max 31 Mar 4 Jan 2022 - 18:15

Yaissse,
Faut rendre à César...

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Message  Mik Mar 4 Jan 2022 - 19:07

Eh bein mon Christian, c'est une Rhognondidioufff ed' compil que tu nous offres là. il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1494443654

Je viens de m'en claquer une bonne heure dans les oreilles !!! Merci pour ça.
Enfin quand j'dis merci, j'm'entends, ça m'rappelle juste qu'on s'est pris un paquet d' décennies dans la tronche depuis tout ces morceaux d'anthologie du rock !!!

Par contre, l' gros Ozzy vient d' m'appeler, l' est pô content l'gârs !!!  il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1473505319
Parait qu' tu l'as pô mis dans ta playlist il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 3470530643
Bon après moi j'dis ça, tu m'connais, c'est just' pour rend' service, j'voudrais pô qu'y t'cherches des ennuis l'gros il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1094680642

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1325451310 il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1325451310 il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1325451310

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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 5 janvier - Ozzy Osbourne

Message  g2loq Mar 4 Jan 2022 - 23:16

En direct des studios d'Oberschaeffolsheim... il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Git24

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Iopoiu10 il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Rrrrtr10
Innenheim vox populi    et    Author: Nikki

John Michael (Ozzy) Osbourne,  The Prince of Darkness

Ozzy, né le 3 décembre 1948 à Aston, est autant connu pour ses frasques de sa vie privée que pour ses prestations sur scène. 

Il est connu à la fois pour sa carrière musicale en solo qui se poursuit toujours, ainsi que comme chanteur au sein de Black Sabbath

Black Sabbath, l'un des groupes fondateurs du heavy metal et créateur du titre emblématique War Pigs (1970).

Cadet d'une famille de six enfants dans un grand dénuement, il abandonne les études avant le secondaire, à l'âge de quinze ans. Fatigué de gagner peu d'argent pour beaucoup de travail, il se lance dans une courte carrière criminelle, jalonnée de vols en magasin et de petits cambriolages. Il finit régulièrement derrière les barreaux et se voit finalement infliger, en 1965, une peine de six semaines à la prison de Winson Green. Peine au cours de laquelle il réalise lui-même ses désormais célèbres tatouages, dont le OZZY qui court sur ses phalanges

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Il_ful10

"Très mauvais voleur » comme il se qualifie lui-même et admirateur inconditionnel des Beatles, il décide de faire carrière dans la musique.
Il rejoint un ami d'enfance, Terrence « Geezer » Butler  dans le groupe The Approach qui fusionnera avec le groupe Polka Tulk Blues Band pour devenir Earth, puis très vite... Black Sabbath

Ozzy Osbourne - Black Sabbath

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Black Sabbath est considéré comme l'un des groupes pionniers du heavy metal, voire le premier groupe du genre. Osbourne prend ainsi part à huit albums, de 1968 à 1978, reconnus par de nombreux fans comme des classiques du genre : Black Sabbath, Paranoid inscrivant l'emblématique War Pigs, Master of Reality, Vol. 4, Sabbath Bloody Sabbath, Sabotage10, Technical Ecstasy, et Never Say Die!
Le choix de l'orientation musicale de Black Sabbath se fait par un concours de circonstances ; le nouveau groupe répète juste à côté d'un cinéma qui passe principalement des films d'horreur. Les jeunes musiciens s'étonnent que les gens dépensent de l'argent pour voir des films effrayants, mais que personne n'ait encore créé de musique contemporaine comparable à ce genre cinématographique.

Black Sabbath - War Pigs



Pendant toutes ces années avec Black Sabbath, Osbourne compose et/ou écrit les chansons devenues des classiques du groupe, telles encore que Snowblind, Iron Man, Supernaut, Sabbath Bloody Sabbath, Rock N' Roll Doctor...

Black Sabbath - Iron Man



En 1979, le guitariste Tony Iommi prend la décision de congédier Osbourne, mais c'est Bill, meilleur ami d'Ozzy, qui le lui annonce. Ce renvoi est motivé par sa trop grande consommation d'alcool et de drogues.

Sharon et carrière solo

Lorsqu'il quitte le groupe, Ozzy sombre encore plus dans la drogue qu'il se fait livrer à son appartement. Lorsque Sharon Arden, la fille du président du label de Black Sabbath, vient lui réclamer le paiement de dettes, elle décide de l'aider à se sortir de sa situation. Elle lui propose d'amener deux colombes en signe de liberté. Sous l'emprise de l'alcool, Ozzy se rend chez Sony Music et libère les deux oiseaux, l'un d'eux reste sur sa jambe : c'est alors qu'il le prend et lui arrache la tête avec les dents. Sony accepte d'intégrer Osbourne, et cette anecdote construit la légende.
il fera de même plus tard, le 20 janvier 1982 à Des Moines, dans l'Iowa, avec une chauve-souris lancée sur scène par un fan de 17 ans. Osbourne déclare avoir pris l'animal pour un jouet en plastique mais doit tout de même se faire vacciner contre la rage en urgence après le spectacle.

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Ozzy recrute des musiciens de studio chevronnés pour enregistrer ses propres albums, parmi eux : Randy Rhoads de Quiet Riot à la guitare, Bob Daisley de Rainbow à la basse, et Lee Kerslake (ex-membre de Uriah Heep) à la batterie. Sharon, la fille de son gérant Don Arden, devient sa manager et sa petite amie.

Ozzy OsbourneBlizzard of Ozz.

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Blizzard of Ozz est le premier album solo d'Ozzy Osbourne après son éviction de Black Sabbath. Il parut sous l'étiquette Jet Records le 20 septembre 1980

Ozzy Osbourne - I Don't Know



Pour l'album suivant, Diary of a Madman, Daisley et Kerslake sont écartés pour être remplacés par Rudy Sarzo à la basse et Tommy Aldridge à la batterie. 1982 est une année difficile pour Osbourne : son guitariste, Randy Rhoads, perd la vie dans un accident d'avion : il n'a que 25 ans. Il est remplacé par Brad Gillis

Ozzy Osbourne -  Diary of a Madman



Osbourne écrit la chanson Suicide Solution pour parler de l'abus d'alcool et en hommage à Bon Scott, le chanteur d'AC/DC, mort par abus d'alcool. Avant la fin de l'année paraît un double album en concert contenant des classiques de Black Sabbath (Speak of the Devil). 
À la suite de la tournée, Sarzo et Gillis quittent Osbourne. Daisley revient et la guitare est assurée par Jake E. Lee
Après la sortie de Bark at the Moon en 1983, c'est au tour d'Aldridge de quitter le groupe et il est remplacé par le batteur de renom Carmine Appice Cette association est de courte durée, Appice est remplacé par Randy Castillo tandis que Phil Soussan prend la relève à la basse.

En 1986 sort l'album The Ultimate Sin, que la critique accueille froidement, le qualifiant de « pire album » réalisé par le chanteur. The Ultimate Sin est suivi, en 1987, par un album enregistré en concert et mettant en vedette feu Randy Rhoads (Tribute). 
Puis en 1988 No Rest for the Wicked, un album à nouveau froidement jugé par la critique de Rolling Stone qui lui accorde une étoile sur cinq. Daisley joue sur No Rest for the Wicked en 1988, mais il est remplacé par Geezer Butler pour la tournée subséquente. 
Sur cet album, on retrouve aussi le jeune guitariste Zakk Wylde de Jersey City au New Jersey, qui reste avec Osbourne les sept années suivantes.

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Zakk Wylde sur scène.
Guitariste de Ozzy Osbourne de 1988 à 1995 et de 2001 à 2009, il est reconnaissable grâce à son jeu rapide et son "pinch harmonique"

La fin des années 1980 est une période plutôt difficile pour Osbourne. Sa femme Sharon l'aide à surmonter son problème d'alcool, bien qu'il ait tenté de l'étrangler un soir de beuverie, ait été emprisonné puis libéré quelque temps après. 
En mars 1989, Osbourne peut savourer un succès au top 10 grâce à un duo avec Lita Ford : Close My Eyes Forever.

En 1991 il réunit Zakk Wylde, Mike Inez et Randy Castillo pour l'album No More Tears. Il participe la même année au titre Therapy du groupe Infectious Grooves sur l'album The Plague That Makes Your Booty Move...It's the Infectious Grooves.

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L'année suivante, Ozzy Osbourne annonce sa retraite de la scène et propose à Black Sabbath d'assurer sa première partie lors de ses deux derniers concerts à Costa Mesa ; il démarre le No More Tours, une longue tournée à la suite de la sortie de cet album, mais doit ralentir le rythme à la suite de multiples fractures à un pied. Il donne un concert pour la première fois à San Antonio au Texas depuis qu'il y avait été interdit de séjour, en février 1982, pour avoir uriné sur un monument historique, vêtu d'une robe de sa femme (sa femme avait confisqué tous ses vêtements à l'hôtel afin qu'il ne sorte pas boire).
Toujours en 1992, Osbourne et Black Sabbath sont introduits au Hollywood's Rock Walk of Fame le même jour. Finalement, Ozzy Osbourne décide de ne pas se retirer et l'annonce avec la tournée Retirement Sucks (« La retraite, ça craint »). 

Deux ans plus tard, il travaille avec Therapy pour enregistrer le morceau Iron Man pour l'album hommage à Black Sabbath Nativity in Black

Ozzy Osbourne -  Ozzmosis

Un nouvel album suit en 1995, Ozzmosis, avec Geezer Butler à la basse, Rick Wakeman au Mellotron sur Perry Mason et I just want you, Zakk Wylde à la guitare, Deen Castronovo à la batterie et avec l'aide de Steve Vai et Lemmy Kilmister pour les paroles.
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C’était dans le plus grand secret en 1994 que les sessions de composition ont débuté. Saint Ozzy, comme à son habitude a fait appel à des contributeurs extérieurs. Point d’intervention de Daisley par contre. Le résultat final sonnera comme un No More Tears 2.
Les secondes sessions ont été chaotiques. Peu de chansons auront été conservées. On en refait de nouvelles.
Inez et Castillo iront chercher leur bonheur musical ailleurs. Ils seront remplacés respectivement par Geezer Butler et Deen Castronovo. Rick Wackeman (Yes) sera embauché aux claviers.

Dans des conditions pareilles, il n’est pas étonnant que cet Ozzmosis soit un album clairement en deçà de ses 6 prédécesseurs. Sans être un mauvais disque, loin de là, il contient quelques bonnes chansons. Par contre, oubliez de suite les ouink ouink jouissifs si chers à Zakk Wylde. Tout est globalement policé et manque de folie. Un comble pour le Madman.
La seule chose que l’on pourra laisser au crédit d’Epic c’est que le label a réellement sélectionné les 3 meilleurs titres pour les proposer en single. « Perry Mason » est une très bonne compo. C’est un vrai mid tempo heavy avec un rythme bluesy. On retrouve la patte Osbourne ici. C’était une très bonne entame de disque.
« I Just Want You » est une fausse ballade avec de belles mélodies et un bon refrain. C’est le genre de chanson passe partout interprétée avec talent par un groupe de vieux briscards.
Le dernier joyaux du disque est la ballade « See You On The Other Side ». Ce titre, un peu oublié de nos jours, est probablement un des tous meilleurs du genre signé Osbourne. Pardon ? Ah oui parce qu’un certain Lemmy Tue-Monsieur a écrit ce titre aux petits oignons pour son pote.

Pour les 7 autres chansons, on reconnaîtra volontiers qu’il n’y a pas de mauvais titres mais que le résultat global est décevant. Le tout oscille entre le correct et le moyen.
On retiendra tout d’abord la ballade « Ghost Behind My Eyes » fortement influencée par les 4 gars dans le vent de Liverpool.
On retiendra également que « My Little Man » co-écrite avec Steve Vai n’est pas mémorable. Ce rythme légèrement orientalisant ne colle pas avec l’univers d’Ozzy. Le mérite est d’avoir essayé.
Enfin le dernier titre, sans être extraordinaire, « My Jekyll Doesn’t Hide » fait malgré tout du bien car c’est exactement ce que l’on attendait du duo Osbourne/Wylde. C’est heavy, frénétique avec un bon solo. Mais pas totalement satisfaisant non plus parce que le duo en a écrit d’autres du même genre de meilleure qualité.
Les autres chansons ? Plutôt moyen sans plus. C’est anecdotique.

M’est d’avis, qui n’engage que moi, que Ozzy aurait du rester ferme envers Epic et convoquer Daisley pour écrire quelques titres. Cet Ozzmosis aurait pu avoir un tout autre visage.

Déçu, Zakk Wylde quittera son poste pour tenter l’aventure avec les Guns N’Roses. Il sera remplacé par Joe Holmes (ex Lizzy Borden) pour la tournée Retirement Sucks.

Ozzy Osbourne - See You On The Other Side



Ozzy Osbourne - Perry Mason



Ozzy Osbourne - I Just Want You



The Osbournes

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Ozzy Osbourne et sa femme, en 2004.

Après six ans d'inactivité Ozzy Osbourne sort en 2001 Down to Earth
La même année, MTV démarre une série de téléréalité basée sur sa vie quotidienne et celle de ses proches, The Osbournes.
En 2002, Ozzy et son épouse Sharon sont invités à dîner à la Maison Blanche en présence du Président des États-Unis. George W. Bush dit avoir apprécié sa rencontre avec le musicien et lui aurait dit "Ozzy, maman aime votre musique".

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En 2003, il lance un double album intitulé The Essential Ozzy Osbourne qui comprend quelques-uns de ses plus grands succès, de Blizzard of Ozz à Down to Earth.

En mai 2005, Ozzy éprouve des tremblements. Ceux-ci ne sont pas liés à ses abus continus de drogues, il s'agit d'un syndrome parkinsonien non-évolutif (son état ne devrait pas s'aggraver avec le temps), aux symptômes très semblables à ceux de la maladie de Parkinson. 

L'année 2007 marque le retour d'Ozzy Osbourne avec Black Rain, album qui se classe 3e meilleure vente au magazine Billboard et qui est vendu à 150 000 exemplaires la première semaine de sa sortie.

Ozzy Osbourne est l'une des nombreuses stars (avec Dave Grohl, Iggy Pop, Lemmy de Motörhead, Alice Cooper, Chris Cornell, Fergie de Black Eyed Peas, etc.) qui chante sur l'album Slash, l'album solo de Slash, l'ancien guitariste de Guns N'Roses, qui sort en avril 2010. 
Le morceau en question s'intitule Crucify the Dead. D'après Marc Canter qui a pu entendre la chanson, Ozzy sonnerait « comme en 1972 » sur ce nouveau morceau. Le morceau est d'ailleurs mis en ligne par le site Amazon le 23 mars 2010

Ozzy Osbourne - Crucify the Dead


Slash - Crucify The Dead (Feat. Ozzy Osbourne)

Ozzy Osbourne est l'une des têtes d'affiches du Hellfest, à Clisson, en France, en juin 2011. 
Le 11 novembre 2011, Ozzy Osbourne participe à la réunification des premiers membres de Black Sabbath et se lance dans une tournée mondiale, qui malheureusement n'a pas eu lieu à cause des problèmes de santé de Tony Iommi. 

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Il était présent en 2012 au Hellfest avec des invités comme Geezer Butler, Slash et Zakk Wylde en remplacement de Black Sabbath, le projet s'appelle Ozzy & Friends.
En juin 2013, sort l'album 13 célébrant la 45e année d'existence de Black Sabbath et remporte un Grammy Award.
Ozzy annonce, en janvier 2020, être atteint de la maladie de Parkinson.

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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 6 janvier - Marilyn Manson

Message  g2loq Jeu 6 Jan 2022 - 10:01

Brian Warner alias Marilyn Manson fête ses 53 ans ! il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Zic24
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L'originalité n'est pas un fardeau, mais un choix il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Git25

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Par Thierry Dauge

MARILYN MANSON ou l’art de la provocation ?

MARILYN MANSON – Outrance et métallurgie

Alice Cooper n’impressionnant plus personne, la deuxième moitié des 90’s voient surgir tout un tas de spécialistes musicaux es horreur. 
Parmi ceux-ci, quelques chevaliers de l’outrance se distinguent plus particulièrement, alliant musique sauvage et look décapant. Citons en exemples, mais il y en a d’autres : Slipknot, Ministry, Mushroomhead et … Marilyn Manson.

MARILYN MANSON – Mobscene



Marilyn / Manson, un prénom platiné, un nom sérial-killerisé : côté éclairé et côté obscure, un pseudonyme construit pour interpeller. 
Physiquement ? Un androgyne monstrueux à l’iris greffée de blanc et aux dents métalliques, tel le dénommé « requin » dans les 007 de Roger Moore. 
Quant aux illustrations des disques, voilà des enregistrements qui méritent le format « vinyle » : œuvres d’art !

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Jusqu’en 1996, Marilyn Manson, le groupe, usine « gentiment » du Metal Industriel lorsque, dans sa psyché torturée : plaine désertique infinie où des formes mercurielles s’écorchent aux barbelés, l’envie d’en découdre croise le besoin de reconnaissance. 
Alors, « Antichrist superstar » voit le jour. L’Homme supplante le groupe. Il élabore des cauchemars mystiques qui décoreront désormais ses albums.

MARILYN MANSON – The beautiful people



Après un visuel de pochette troublant où il s’offre en naïade dénaturée et asexuée pour servir un contenue glam métallisé : « Mechanical animal » (1998), le passage à l’An 2000, propice à tous les délires, le voit crucifié : « Holy wood (in the shadow of the valley of death) ». 
Sur les 19 plages que compte l’album, 11 sont quasi indispensables. Une fois « abrégé », ce disque devient incontournable.

MARILYN MANSON – New model n°15



Les chansons sont des doigts de feu qui pénètrent le cerveau, y insèrent leurs ongles, connectique vers cet ailleurs infernal narré par l’auteur. 
Le rythme global de l’ensemble navigue sur un tempo medium ponctuellement parcouru de batteries tribales. 
L’effet accélère la partition comme un bolus d’adrénaline. Une seule « acoustiquerie » partielle vient apaiser le chaos tout en conservant l’horrifique horizon, l’impression de terre dévastée.

MARILYN MANSON – The nobodies



L’intention de capter l’intérêt semble évident tant l’audiovisuel est marqué : accords et samples distordus, contraste rouge sang sur noir abyssal. La mise en scène : ce Christ blafard dépourvu de mâchoire inférieure, et sa bande son : « apocalypse show », tout semble calculé. 
Produit marketing pour contemporains qui, passés au fil de l’éducation judéo-chrétienne, re-développent un atavisme masochiste ? Marilyn Manson, sociologue des années double zéro.

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D’un point de vue strictement musical, la déstructuration programmée d’ « Antichrist … » a laissé place aux refrains calibrés qui, déjà, sur « Mechanical animal », aiguisaient l’appétence d’un plus grand nombre. En prise directe sur T Rex et « The slider » (1972), le « Saint-bois » initie des références glam rock. 
S’il reste un fond de traitement industriel, le terreau est puisé aux influences : « Chassez le naturel, il revient au galop ». « Traîtrise ! », s’égosillent les premiers adeptes ! « Miam ! », glousse le « lardon » qui s’extrait du giron maternel via la répulsion de « maman » pour ce « type dégoûtant ».

MARILYN MANSON - Disposable teen



Alors, trahison ou mutation ? Chose certaine, nous autres, rock-addict, puisons à « Holy wood » des sons adaptés au combat quotidien. Pour ça, et malgré ce pseudonyme au construit critiquable, on ne peut que souhaiter que le cauchemar se poursuive.

En concert

Le 25 janvier 2001, le Zénith de Paris accueille la monstrueuse parade pour la tournée qui promeut « Holy wood ». De fait, le spectacle est tout autant visuel qu’auditif : grand Guignol ? Pas au sens où on l’entend.
Alice Cooper propose ce genre de divertissement. La différence se situe au niveau de l’humour. Si Alice Cooper force le sourire, Marilyn Manson dégoutte de suie sanglante. Tout est noir liseré de rouge, orné d’une iconographie anguleuse « naziffiante ».

MARILYN MANSON - The reflecting God (live)



Les musiciens peroxydés aux visages crayeux s’agitent comme des poupées schizoïdes sous des stroboscopes. Marilyn Manson, l’homme, dégouline d’un maquillage maladif tout en haut de ses échasses ou derrière un pupitre de pseudo orateur dictatorial. 
Si tout est réglé comme du papier millimétré, l’enchaînement des titres laissent pourtant des plages de vide qui nuisent à la notion « d’accompli », ce sentiment de saturation des sens à la sortie des concerts.

MARILYN MANSON -  Antichrist superstar (live)



On en prend quand même plein les yeux et les oreilles et cette version hollywoodienne du spectacle vivant supplante bien des prestations de groupes contemporains. 
Mauvaise Foi ? Puisque, sur « Holy wood », le fils de Dieu sur sa croix fait la première de couverture : pourquoi pas ?

Septembre 2020

MARILYN MANSON – We Are Chaos



« Où est passée ma bohème ? Où sont passés les beaux jours ? Les nuits bercées de ‘je t’aime’ et les poèmes d’amour … » – Julio Iglésias
Pour les fans hardcore, We Are Chaos, sorti en septembre 2020 : « On n’y est pas encore mais on s’en approche … ». Reste les images …
Thierry Dauge

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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 7 janvier - Martin Circus

Message  g2loq Ven 7 Jan 2022 - 10:01

En 1971, Martin Circus, groupe de prog rock à la française, envahit les ondes radio avec "Je m'éclate au Sénégal". 
Single impeccable, il propose des paroles licencieuses sur une musique originale où la ligne de basse envoûte l'auditeur. il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Guitar21

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Par Thierry Dauge

MARTIN CIRCUS – Je m’éclate au Sénégal

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Désir de popularité ? De s’extraire des ruelles alternatives avec pour destination les autoroutes de la « grande distribution », d’intégrer les ondes d’Europe 1 ou RTL ? Toujours est-il que Martin Circus décide de sortir de la clandestinité en s’éclatant au Sénégal. 
Le single homonyme, « Je m’éclate au Sénégal », extrait de l’album Acte II, sort en 1971.

Véritable succès, la chanson devient disque d’or en comptant huit cent mille exemplaires vendus au compteur ! 
La suite sera moins glorieuse avec la reprise du « Barbara Ann » des Beach Boys, rebaptisée « Ma-ry-lène » (1975), puis la production de « choses musicales » de plus en plus pop jusqu’à tutoyer la tant décriée « variété ».

MARTIN CIRCUS – Je m’éclate au Sénégal (studio)



Tout au long de ce titre percussif, CF son introduction, la ligne de basse est exemplaire. Idéalement produite, mise en exergue, elle sonne « organique », nerveuse, anaconda s’immisçant à la double hélice de votre ADN. 
Au chant, Gérard Blanc « Une Autre Histoire » emballe le morceau via des paroles parfois licencieuses : « … avec une co-pine de ch’val … ». Il reste qu’il chante avec spontanéité et entrain, à cent lieues du maniérisme qu’il empruntera en solo quelques années plus tard.

La structuration globale du titre conserve cette armature de rock progressif pseudo psychédélique, à peine remaniée grand public, que le groupe propose depuis 1968 et ses débuts (Le matin des magiciens).
Joué live, il développe une énergie communicative.

MARTIN CIRCUS – Je m’éclate au Sénégal (live)



Quel dommage que l’ogre « variété » l’ait emporté. Ces p’tits gars-là avaient la flamme, celle dont brûlent les artistes intègres qui crèvent de froid et de faim au fond d’un jardin … L’humour en prime.
Thierry Dauge

Martin Circus -‎ Le matin des magiciens 1969



Martin Circus - Marylène 1975



Gérard Blanc - Une autre histoire 1988



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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 8 Janvier - Elvis Presley

Message  g2loq Sam 8 Jan 2022 - 8:25

8 janvier 1935, naissance d'Elvis Presley !  cheers


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Par Serge Debono

Comeback Special de 1968, le retour du roi Presley

Le coup de maître d’Elvis. Quand l’abstinence génère l’envie…

Sans le Comeback Special de 1968, Elvis Presley aurait sans doute nourri éternellement les regrets de ses premiers fans. 
Si les années gâchées ne seront jamais effacées, cette émission aura au moins permis au King de revenir à une musique digne de son talent.

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Lorsque l’on prétend que le Colonel Parker a éteint la flamme qui brûlait en Elvis Presley en l’enfermant dans de mièvres productions hollywoodiennes, ce n’est pas tout à fait exact. En effet, à son retour de l’armée, l’idée de faire carrière au cinéma semblait séduire le King. Malheureusement ses deux plus belles prestations dans des films crédibles, Flaming Star (1960) et Wild in the Country (1961), furent aussi les moins rentables.

Éprouvant déjà les pires difficultés à se dresser contre la volonté de son manager, il céda à ses directives. 
Voilà comment, malgré l’envie de reprendre le cuir, notamment à l’arrivée des Beatles, le King devint lentement une parodie de lui-même.

Le 25 mars 1961, malgré un répertoire encore consistant, il donne son dernier concert à Hawaii, pour l’inauguration d’un mémorial aux victimes de Pearl Harbour. 
Il va falloir attendre sept longues années, et une cinquantaine de films gênants, avant de voir le phénomène refaire surface.

Le réveil du rocker

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Jusqu’en 1966, ses albums et ses films, devenus indissociables, font encore recette. Mais, quand la vague britonne s’associe à celle venue de Californie pour donner naissance au rock-psyché, son twist édulcoré devient soudain totalement obsolète. Et ce malgré une voix intacte et un physique ravageur. Sentant son manager dépassé par cette évolution et soucieux de privilégier un public de trentenaire, Elvis saisit enfin l’occasion qui lui est donnée de relancer sa carrière.

En 1968, le King n’a que 33 ans, et refuse de rejoindre le musée des pionniers du rock. Il commence à sortir de sa bulle, et réalise que derrière les murs de Paramount Pictures, le monde a changé. Contre l’avis de son manager, il enregistre ce titre pacifiste dédié à Martin Luther King et Robert Kennedy. Celui-ci est publié en octobre mais sera inclus dans le final de l’émission à venir. Si le costume blanc, les violons et les cuivres n’ont rien de rock’n’roll, le texte est louable et d’actualité. Mais surtout, l’implication du King façon gospel est indéniable…

Elvis Presley – If I can Dream (Comeback Special 68′)



En 1954, Elvis Presley faisait irruption dans le monde de la musique sur les ondes radio. 
Depuis, il est devenu un phénomène visuel, par le biais du cinéma. 
C’est donc à la télévision, de plus en plus influente sur la jeunesse, qu’il revient en fanfare.

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L’idée est du producteur Bob Finkel. Au départ, ce dernier s’accorde avec le Colonel Parker pour un Spécial Noël. Seulement sentant le chanteur réticent à l’idée d’une énième apparition guindée et endimanchée, Finkel décide de s’entretenir seul avec Elvis
Les deux hommes tombent d’accord sur un show relax, et plus authentique. Décors et costumes seront soignés, le public trié sur le volet, et il se soumettra à des parties en playback, un peu too much et trop chorégraphiées. Mais Elvis aura droit à son cuir, et à son concert brut, collé au public. En direct, sans filet, ni violons.

Elvis Presley – That’s all Right Mama (Comeback Special 1968)



Le jour de l’enregistrement, en juin 1968, terrassé par le trac, Elvis refuse de monter sur scène. 
Rien d’étonnant, après sept ans d’abstinence. Sans parler de l’attente qu’il suscite. De nombreux critiques jugent ce comeback improbable, et risqué pour sa crédibilité. Du reste, c’est également l’avis du Colonel. 
Steve Binder, qui a remarquablement dirigé la réalisation du T.A.M.I Show, hérite de la lourde tâche, celle de redorer le blason du King. Il va s’employer à lui redonner confiance, en soulignant son aura et son professionnalisme.

42 millions de téléspectateurs pour le King

L’émission est sobrement intitulée “ELVIS”. Ce n’est qu’au fil du temps, qu’elle fut rebaptisée “68′ COME BACK SPECIAL”.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Elvis-presley

Le 3 décembre 1968, 42 millions d’américains sont devant leurs postes de télévision, pour voir le retour du roi. Les fans comme les sceptiques, le musicien professionnel comme le dernier des mélomanes. 
Janis Joplin est devant sa télé. Jim Morrison aussi. Lui qui adule encore le King ne le saura jamais, mais l’idée de remettre un pantalon de cuir noir est venue à son altesse en regardant les Doors, au Ed Sullivan Show… Sous le cuir, symbole de rébellion, le premier des rockers renaît.

Heartbreak Hotel (Comeback Special 1968)



Sur une scène étroite et carrée, façon ring de boxe, tout de noir vêtu, Elvis entâme un peu crispé, un concert acoustique rythmé par sa Martin D-18 et trois guitares de soutien. Pas de contrebasse, en hommage à Bill Black, décédé trois ans plus tôt. Aucun subterfuge, non plus. 
Le King se donne en pâture avec courage. Le son de sa guitare couvre celui des autres. Pas de choriste pour l’épauler. Pire, l’espace exigu et la position assise, limitent ses mouvements et l’empêchent de dérouler sa colonne d’air. Jouer assis, quelle drôle d’idée de la part de Steve Binder ? Techniquement seulement…

Baby What You Want Me To Do (Comeback Special 68′)



Même si les conditions obligent Elvis à des prouesses, l’atmosphère de juke joint qui émane de la scène est jubilatoire.
Elvis délaisse la Martin pour une Gibson semi-électrique de 1961. On le sent avide de jouer. De revenir aux racines de son adolescence. 
Baby What You Want Me to Do revient à trois reprises durant la soirée. Dans ce cercle de musicos et d’amis, il se détend, et savoure l’instant. Blues, country et rockabilly, comme à ses débuts.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Unnamed

Son humour a toujours fait des ravages, alors il ne se prive pas pour donner dans l’autodérision, singeant notamment sa fameuse moue éculée par ses nombreux films.

Lawdy Miss Clawdy (Comeback Special 68′)



Le King semble s’épanouir rapidement au fil des minutes, jusqu’à retrouver toute sa verve. Il aguiche gentiment les spectatrices, mais ne perd pas une miette de son trip. On a soudain l’impression de le voir au naturel. Dans la confidentialité d’un bureau ou d’une chambre. Sans écho, il nous délivre ce qu’il a de plus beau. Sa voix sans pareille, et ce feeling incomparable. Durant sept ans, Elvis se serait damné pour une nuit avec son public. Le voilà exaucé…

One Night With You



Au final, Elvis Presley réussit un tour de force. Séduire la majeure partie du public, sans pour autant épouser la mode du psyché. 
Cette émission de TV devenue légendaire inspirera par la suite le concept du MTV Unplugged.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Elvis-68-1000x1480-0fac8396a80c56c17b0fb5030da798e7

Le temps confère au Comeback de 1968, le même crédit unanime que les célèbres Sun Sessions de ses débuts. 
Le spectre du has-been s’éloigne donc, au moins pour un temps. 
Elvis fait plaisir à voir. Elvis est de retour. Les deux albums à venir le confirmeront.
Serge Debono

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Message  Mik Sam 8 Jan 2022 - 21:30

EXCELLLLENT les Martin Circus en live !!! Du brut des années 70 et le commentaire est excellent et transpire la vérité. il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 3346527013
Moi, j' m'éclate à la maison en parcourant ton post, chaque soir, quoi que là j'te trouves un peu en roue libre ces derniers jours ...  il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1179796571
Non pas la tête, ma fontanelle est pô encore refermée  
il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1325451310  il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1325451310  
Et que dire de tous ces super morceaux du King, le pied !!! On s'croirai à une soirée entre potes, quel monstre ce mec !!! Merci Christian.

Allez, encore Mike Oldfield, Peter Frampton, Jethro Tull et Calvin RUSSEL et il ne t'en restera plus qu'une petite centaine à nous faire redécouvrir Christian, même si je sais déjà que tu nous garde l' Taulier pour la fin il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1094680642
il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 2939281774 il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 2939281774

_________________
Quand tu fais l'autruche, n'oublies pas qu' t' as l' cul dehors il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 1473505319
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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 9 janvier - CACTUS

Message  g2loq Dim 9 Jan 2022 - 10:53

Ben, l'Taulier attendra encore un zeste, ami Patrick il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Beer128   
Ce dimanche, on reste dans le Heavy Rock des seventies il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Git26

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Par Thierry Dauge

CACTUS – L’autre Led Zeppelin

CACTUS : Heavy, blues et rock (1969-1972)

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Cactus-albums

En 1969, l’américain Cactus a tout pour devenir l’équivalent de l’anglais Led Zeppelin. Tim Bogert et Carmine Appice, paire rythmique du psychédélique et heavy Vanilla Fudge, quittent leur vaisseau d’origine. Ils arrivent sur le « marché ». Très vite, ils concluent un deal avec les « cadors » du défunt Jeff Beck Group, à savoir : Jeff Beck himself et Rod Stewart, le « sexy ». 
Imaginez l’affrontement ! Page et Plant d’un côté, Beck et Stewart de l’autre, Bonham et Jones à la rythmique face à Bogert et Appice tout aussi cadencés.

CACTUS (1970)

Cactus voit la scoumoune s’abattre sur lui dès ses débuts. Beck a un accident et ne peut assurer la place centrale qu’il se promettait d’occuper. Stewart préfère alors rejoindre un autre de ses amis guitaristes, Ronnnie Wood, au sein des Faces. 
Bogert et Appice se retrouvent donc sans guitare ni chant sur le seuil du studio d’enregistrement.

Pour y pallier, ils font appel à un ex Buddy Miles, Jim McCarty, bretteur aussi talentueux que puissant, et Rusty Day, chanteur habitué à batailler sa place dans l’Enfer de The Amboy Dukes, assailli par la six cordes de « Guitarzan » Ted Nugent
En lieu et place d’une paire de Ferrari, Cactus recrute une Lamborghini et une Maserati ! On a connu pire.

De ce nouveau quatuor naît un premier album éponyme dévastateur de puissance et de musicalité, le turgescent Cactus (1970). Si, côté musique, personne ne trouve rien à redire, c’est via sa pochette « phallus et cojones » qu’il est décrié.

CACTUS – Let me swim



Le son est tranchant comme le biseau d’une aiguille sur la peau d’un fruit trop mûr, les musiciens au sommet de leur pratique, virtuoses maltraitants leurs instruments. Mais la concurrence est rude. Led Zeppelin a déjà dégainé trois « épées » : le I, le II et le III, pendant que Deep Purple embrase les platines avec In rock. Tirer son épingle du jeu dans un contexte aussi « bruyant » relève de l’exploit. Pourtant, c’est bien à ce niveau-là qu’opère le Cactus éponyme.

Le blues comme ligne d’horizon, un volume sonore poussé à son maximum, des chansons rentre dedans, l’album a tout pour séduire le plus grand nombre. « Public, manifeste ton engouement et salue comme il se doit l’avènement de ta nouvelle idole ! »

CACTUS – farm



Les groupies tardant à se déshabiller, et afin d’accrocher un statut mérité, le quatuor envoie une nouvelle bombe : One way … or another (1971). Rien que de l’électricité montée en blues aux frontières du hard rock. Encore une fois, le concurrent direct hisse la barre un cran au-dessus avec son IV. Pourtant, sur cet Lp, Cactus ne démérite pas.

One Way … Or Another (1971)

Jim McCarty, guitariste au jeu délié, est capable de saillies dantesques, du genre à fissurer le double vitrage, sectionner la ferraille au cœur du béton armé. Capable de prolixité, il se plie aux nécessités de l’ensemble sans mettre un larsen « à côté ». 
Tim Bogert affiche une solidité rythmique qui lui assure un statut statufiant. Au-delà de sa prétendue discrétion, il tresse des notes nerveusement élastiques autour des baguettes virevoltantes de son compère, le phénoménal Carmine Appice. Celui-ci possède l’intégralité de ce que tous les batteurs existants espèrent un jour pouvoir exprimer. Il copule son instrument avec une maestria diabolique. 
Enfin, Rusty Day, la voix du combo, moins charismatique que Plant, moins soul que Marriott mais tellement « vivante », accompagne à l’idéal le « boucan » des autres.

CACTUS – Rock’n’roll children



Non contents de composer des pièces musicales imparables, nos quatre lurons en foire excellent dans les reprises, leur infligeant un traitement revigorant, un lifting explosif, une décalcification « ostéoclastique ». 
Parallèlement, leurs propres titres ne tendent qu’à devenir des « classiques ».

CACTUS – One way or another



Rien n’y fait, One way … or another ne décolle pas. Live, il en va tout autrement. Le public se presse aux concerts du Cactaceae, heureux de retrouver en ces américains ce que Page et ses hommes livrent en Albion : démesure, cataclysme, pulsion destructrice, pur heavy rock ! Pugnaces, conscients de leur talent, les musiciens décident d’enregistrer un nouvel opus.

Restrictions (1971)

Restrictions (1971) reprend le flambeau là où le précédent Lp l’a laissé. A savoir, claquant à l’apex des tempêtes musicales … avec un plus. Cette fois-ci, un premier single extrait du long format trouve l’oreille d’un plus grand nombre, révélant aux auditeurs ce qu’il y a de plus délicieusement mauvais en eux : « Evil » !

CACTUS – Evil



Mais le succès ne dure que le temps d’une floraison puis retombe, fané, disque chassé des hauts plateaux par d’autres mieux distribués. 
Dans ce domaine, Machine head, Who’s next, Sticky Fingers, Hunky dory, L.A. Woman … Pléthorique, la concurrence ne manque pas et le public concentre son oreille sur les plus connus.

CACTUS –  Restrictions



Même si Restrictions est une réussite artistique, Jim McCarty et Rusty Day jettent une éponge imbibée de dope et d’alcool, laissant à nouveau le duo d’origine seul et sans avant-scène.

Ot’n’Sweaty (1972)

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Cactus-II

Appice et Bogert se mettent en quête de remplaçants. Au micro, ils recrutent Peter French, un solide vocaliste ayant hurlé dans des combos à présent mythiques comme Leaf Hound ou Atomic Rooster, formations heavy psyché « collectorisées ». 
A la « rappe », Werner Fritzschings vient lâcher des riffs et des soli tout aussi meurtriers que ceux de son aîné (mais d’où sort-il ?!). Histoire de varier les plaisirs, éviter de copier / coller les ébats de la formation initiale, un clavier vient additionner ses touches au quatuor de base.

Avec ce nouveau line up, Cactus produit Ot’n’Sweaty (1972), un long format mis live, mis studio d’une qualité incontestable. On y pratique un hard rock typiquement 70’s relevé d’une giclette de tabasco, condiment texturé Southern. Rien de gênant, Cactus traquant à présent les amateurs de déserts texans.

CACTUS – Bedroom mazurka



Si l’espoir en un avenir meilleur permet de survivre, il arrive un moment où les subsides engrangés sont comptés. 
Devant le peu d’attrait et les maigres bénéfices, la maison de disque déclare forfait. Dépités, le duo fondateur dissout le quintette … une idée derrière la tête. Jeff Beck est à nouveau en quête d’aventure. 
Ainsi va naître BBA : Beck, Bogert & Appice. En 1973, ces hommes livrent un tsunami en public qui sort sous la simple appellation de Live, enregistrement qui vaut bien que Cactus y ait laissé sa peau. Mais c’est une autre histoire …

BBA – Superstition (live)



CACTUS Live

Il faut attendre 2004 pour qu’un Label se décide à sortir un live « officiel » de la première mouture du groupe, un double CD « digipak » : Fully unleashed : The live gigs. A l’écoute, on persiste à penser que Cactus faisait jeu égal avec le Zeppelin, labourant les terres d’un heavy blues rock qu’on aurait aimé pouvoir subir live et en direct.

CACTUS – Long tall Sally (live)



Reste les enregistrements et … Jacques Dutronc en promoteur. Parce que si « … dans la vie, il y a des cactus … », nous devons réellement nous piquer de le savoir.
Thierry Dauge


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Message  Jean Dim 9 Jan 2022 - 18:48

Thanks a lot!
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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 10 janvier - Ted Nugent

Message  g2loq Lun 10 Jan 2022 - 9:34

"Sweaty Teddy" annonce un nouvel album (Detroit Muscle) pour avril

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Fffdfd15
Par Thierry Dauge

Ted NUGENT – Gonzo !

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Ted-NUGENT-Front

De par ses prises de positions politiques, Ted Nugent figure dans le Quid des persona non grata, black-listé à vie es vox populi. A partir des réactions présentes sur la Toile, à l’image de Bertrand Cantat depuis Vilnius, il est fort probable qu’il soit également celui qu’on adore détester.

En 1978, autre époque, autre temps, lorsque sort son Double Live Gonzo ! (en italien, « Gonzo » signifie : « idiot, crédule, dupe » …) ses talents de guitariste / soliste sont loués non sans reconnaître au personnage une certaine « originalité ».
« Bande de petites graisseuses et de petits graisseux », permettez que l’auteur choisisse cet angle d’attaque pour évoquer « Guitar’zan », celui dont la chanson « Wango Tango » servit de titre à l’émission radiophonique de « Tonton Zézé », l’inénarrable et incontestable Francis Zégut.

Ted NUGENT – Great White Buffalo (live)



Avant de produire des disques sous son nom, il officie au sein de The Amboy Dukes (1967), un groupe de fondus au look de sauvages qui bousculent les trains en marche. En 1970, un album live sort sous le nom de Ted Nugent and The Amboy Dukes avant que, quatre ans plus tard, ne paraissent deux albums, le premier titré Call Of The Wild sous le patronyme de Ted Nugent & The Amboy Dukes, puis Tooth, Fang & Claw sous celui de Ted Nugent’s Amboy Dukes.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 TN-and-The-Amboy-Dukes

A partir de là, seul son nom sous forme de logo persiste sur les pochettes de disques.

Ted NUGENT’s AMBOY DUKES – Lady Luck



Le guitariste à la crinière léonine adopte un jeu aussi fougueux que la vie qu’il mène. Particularité, en lieu et place d’une Les Paul accouplé au séculaire ampli Marshall, il opte pour une demi-caisse Byrdland Cutaway pluggée chez Fender. Sa signature sonore devient une AOC, cavalcades incendiaires ponctuées de bends assassins.

Loquace, il marie souvent ses cordes vocales à celles de son instrument, lâchant des salves au micro aussi féroces que les assauts qu’il inflige à ses cordes. Pas étonnant que l’on compare son jeu à celui d’un furieux triturant une 12’7 ! Et nous y voilà ! L’ultra républicain membre de la NRA (National Rifle Association) ressort de sa boite. L’apôtre des armureries, les doigts dans la cartouchière, l’arc tendu et les flèches pointées vers le gros gibier, l’effigie de Charlton Heston érigée en poster, refait surface. « Parental Advisory » ! Vade retro Satana ! Et la musique dans tout ça ? La musique tudieu !

Ted NUGENT – Snakeskin Cowboys



Du premier album éponyme (1976) à Weekend Warriors (1978) via Cat Scratch Fever (1977), le guitariste fait feu de tout bois, carbonise le blues torturé qui tapisse ses chansons, porte aux nues un hard rock jubilatoire et puissant.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Ted-Nugent-Inner

Bénéficiant d’un engouement XXL, Weekend Warriors devient même un flipper (!) présenté lors d’une convention à Las Vegas !

Ted NUGENT – Weekend Warriors



Lorsque le nombre d’adeptes cessent de progresser, le Ted ne s’en laisse pas compter. Aux débuts des 80’s, plutôt que verser dans la métallurgie, il inocule de l’AOR à ses rugissements. Un album sobrement intitulé Nugent au visuel correspondant (1982) puis Penetrator (1984) témoignent du coup de torchon.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Nugent-Inner-3

Le Nuge sélectionne alors les ingrédients qui composent ses morceaux en fonction de ses envies … ou des conseillers « marketing » de son Label. Sur ce modèle, au format vinyle, la Face A de Penetrator propose des « FMeries » savantes et musclées alors que la Face B porte des casques lourds, ou comment satisfaire l’ensemble de ses fans. 
Par la suite, au gré des albums, il réinjecte une once de venin ou une dose de grenadine dans ses chansons.

Ted NUGENT – Tied Up in Love



Personnage atypique et peu charismatique, il convient de lui reconnaître du talent, notamment lorsque ses doigts enfument nos pauvres oreilles torturées. Parce qu’en live, loin des « on dit », il a longtemps détenu le record de décibels et d’osselets fracassés.

Pas fréquentable Ted Nugent ? C’est à chacun de voir et, surtout, d’écouter. Personnellement, moi, ce que j’en écris …
Thierry Dauge

Ted Nugent a annoncé un nouvel album studio, "Detroit Muscle", prévu pour le 29 avril.

Ted NUGENT – Come and Take it (à paraitre le 29 avril)



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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 11 janvier - Iron Maiden

Message  g2loq Mar 11 Jan 2022 - 15:31

En attendant "The SCORPIONS" demain... il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Git27

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Fffdfd15
Par Thierry Dauge

IRON MAIDEN – The Killers Of The Beast

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Iron-Maiden-Albums

Des spécialistes d’Iron Maiden, rogneurs d’os métalliques, affirment que le groupe est mort au départ de Paul Di’Anno, après Killers (1981). Avec The Number Of The Beast (1982), Bruce Dickinson signe non seulement son arrivée mais également, et probablement, sa meilleure performance vocale en studio. 
Lien entre ces enregistrements ? Peut-être les deux plus beaux visuels de tous les albums d’Iron Maiden.

Question : Faut-il opposer les deux chanteurs ? 
Ne vaut-il pas mieux profiter du meilleur de ce qu’ils nous ont offert ?

IRON MAIDEN – Murders In The Rue Morgue



IRON MAIDEN – 22 Acacia Avenue



Sur Killers, on note deux morceaux purement instrumentaux. A leur écoute, on prend toute la mesure « fer-érique » de la proposition musicale des anglais. Une brève analyse de leur heavy metal « speedé », et malgré le qualificatif : « New » (New Wave Of English Heavy Metal), fait ressortir des traces de rock progressif, celui des 70’s. Associé à la virtuosité ambiante, le résultat enfonce la concurrence, démontre dès ses débuts que Maiden (de son « petit » nom) va devenir grand.

IRON MAIDEN – The Ides Of March



IRON MAIDEN – Genghis Khan



De son côté, The Number Of The Beast enchaîne les classiques, ces titres que le groupe jouent systématiquement à chacune de ses prestations scéniques. « Chidren Of The Damned », « The Prisoner », « 22 Acacia Avenue », « Run To The Hill », « Halowed Be Thy Name », qui dit mieux ?

Tygers Of Pan Tang livre trois Lps et puis s’en va ; la suite étant, à quelques titres près, quasiment dispensable. 
Def Leppard ? Deux albums dithyrambiques avant de dire adieu au Metal ; direction « un autre monde », celui dont ils rêvaient. 
Reste Saxon. Dans « l’esprit », le seul rival. Mais au niveau du succès mondial …

Au début des 80’s, Iron Maiden règne en maître sur le genre cuir et clous … et spandex ; le code vestimentaire alors en vogue, CF Scorpions. 
Un seul autre groupe rivalise, mais il a précédé le tsunami, l’a intégré puis, une fois la vague passé, a continué sa route barbelée : Judas Priest.

IRON MAIDEN – Killers



IRON MAIDEN – The Prisoner



Lorsqu’on écoute ou ré écoute toutes ces chansons, l’Eddie qui sommeille en nous surgit du recoin secret où il se terre. Le monstre au nez tranché, aux longs cheveux blancs, à la peau racornie tendue sur un corps décharné, comme momifié, et pourtant nantis d’une force apparemment surhumaine, débarque sur scène à chaque prestation du quintette devenu sextette. 
Le public à beau savoir qu’il s’agit d’une « marionnette » en carton-pâte (et ça se voit !), il adhère totalement au gimmick. L’icône « maidenienne » n’est pourtant pas représentative de la musique du groupe, cyclone sans une once de zombification, postulat présupposé et induit visuellement.

IRON MAIDEN – Purgatory



IRON MAIDEN – Children Of The Damned



Bien sûr, il serait réducteur de limiter l’œuvre d’Iron Maiden à ces deux albums. D’autant plus qu’au milieu des 90’s, un troisième chanteur vient réaliser une « pige » au sein du combo. Pendant son passage, la Vierge de Fer grave The X Factor (1995) et Virtual XI (1998). La tâche est-elle trop ardue ? Dickinson étant considéré comme le seul « hurleur » digne du poste, Blaze Bayley, jamais vraiment accepté par les fans, fait donc sa valise dès que Bruce émet le désir de revenir … A moins que, ventes de disques en berne, on l’ait sollicité ?

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Bruce-Dickinson
Bruce Dickinson

Et Paul Di’Anno dans tout cela ? L’ami Dickinson aurait-il un pouvoir secret ? La capacité de lancer une malédiction à l’encontre de ceux qui oseraient lui réclamer le Titre ? Lorsque l’on voit ce que sont devenus physiquement les deux autres, c’est à envisager…

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Iron-Maiden-Ex-Singers
Paul Di’Anno – Blaze Bayley

Certitude, Iron Maiden continue à parcourir le monde sans plus se préoccuper de diététique ou de problèmes capillaires … enfin, parcourront le monde, lorsque Mr Virus aura décidé de nous lâcher. « Bruce ? Tu peux faire quelque chose ? ». En la matière, j’ai bien peur qu’il n’obtienne que crash aérien et coup d’épée dans l’eau … (les connaisseurs apprécieront !).

IRON MAIDEN – Run To The Hill (live 2019)



Thierry Dauge

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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 12 janvier

Message  g2loq Mer 12 Jan 2022 - 10:38

Aaaarh, Le Rock Halemand... SPLIFF, Ramstein... Scorpions ! il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Zic25

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Fffdfd15
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SCORPIONS – Hard, rock et allemand

SCORPIONS – Une piqûre de heavy rock ?

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Scorpions-albums

En studio

Il était une fois un groupe de hard rock allemand : Scorpions.

En 1982, les antipathies d’antan tendent à s’estomper. Pourtant, cet été-là, coupe du monde de football aidant, l’inimitié refait surface et l’on entend à nouveau fleurir du « Bosch » et du « Schleu ». 
Si l’on s’appuie sur le postulat que, hors compétition sportive, la musique c’est de la musique et le reste de la couenne de jambon, nous en concluons que : Scorpions’s « Blackout », c’est de la musique.

SCORPIONS – Now



Dans les 70’s, le groupe fait l’objet d’articles élogieux dans Best, notamment à l’occasion de ses prestations scéniques. Comme toujours, lorsque la prose évoque plus que des mots (merci Hervé Picart !), le lecteur recherche le contact. A cet effet, le double album live : « Tokyo tapes » (1978), propose une excellente entrée en matière, une introduction à la formation qui ne manque pas de piquant.

SCORPIONS – fever (live)



Lorsqu’on souhaite disserter sur Scorpions, encore faut-il préciser de quelle période il s’agit : avant « Loverdrive » (1979) ? Entre « Loverdrive » et « Blackout » (1982) ? Après « Blackout » ? 
Objectivement, le groupe n’a pas toujours présenté le même visage. Si, toutes périodes confondues, les chansons présentent des invariants musicaux : la structure générale des morceaux et la voix de Klaus Meine, chacune présente une prise de parole « guitaristique » différente. Il est question du jeu des trois solistes qui illuminent les brûlots collectifs de leurs saillies toutes personnelles. 
Fait notable, chez Scorpions, les synthétiseurs brillent par leur absence.

SCORPIONS – Polar nights



Scorpions Mach I affiche Uli Jon Roth à la guitare lead. Les solos sont psychédéliques, « Hendrixiens », construits à partir d’une ligne mélodique sur laquelle viennent se greffer d’élégantes envolées. 
La production rend grâce à ces solos en les plaçant en avant des autres instruments. Puis, il y a le Scorpions no man’s land pour « Loverdrive ». Michael Schenker, frère de Rudolph, guitariste moustachu emblématique du groupe, grave les solos. Ils sont teintés hard FM et mémorisables car construits sur la mélodie des lignes de chant. 
Enfin, il y a le Scorpions contemporain avec Matthias Jabs à la cartoucherie. On peut qualifier de « solo gribouille » sa façon de concevoir le genre. Pas facile d’en retenir une ligne. Il s’agit d’un enchaînement de notes respectant la tonalité mais noyé dans le mixage.

Au-delà de ces différences, dans la musique de Scorpions, les enluminures ne font mousser personne, elles servent la chanson.

SCORPIONS – The Zoo



Scorpions, jusque-là apprécié des afficionados, commence à toucher un plus large public à partir de « Blackout ». L’album présente le groupe au sommet de son art. Du hard rock au côté pop sous-jacent via des refrains entraînants à reprendre en chœur. Les rythmiques, qu’elles soient légères, soutenues ou plombées, encornent l’auditeur tout en sachant rester mélodieuses.

Bien qu’aucun de ces titres ne contiennent de solo de guitare mémorable (incongruité absolue pour ce style de musique), « Blackout » est de ceux dont on peut dire qu’ils font références. En effet, les hard rockeurs, la plupart du temps présentés comme décérébrés, ne manquent pas de discernement pour différencier les « pétouillages » des enregistrements à haut voltage.

SCORPIONS – Blackout



L’étape suivante, la popularité stellaire, est atteinte avec « Love at first sting » (1984), le « maudit ». Maudit parce qu’il porte en lui le fruit de la discorde : « Still loving you ». 
Avant ce succès planétaire, et la course à la ballade systématisée qui suit, les teutons ont déjà placé des balades dans leurs disques précédents. « Always somewhere » et « Holiday » sur « Loverdrive », « Lady starlight » sur « Animal magnetism » et « When the smoke is going down » sur « Blackout ». 
Question de contexte et de diffusion, ces quatre morceaux n’ont pas fait plus de bruit qu’ils ne devaient en faire.

La polémique « Still loving you » demeure : cette chanson a-t-elle enterré à tout jamais la crédibilité du groupe aux yeux des amateurs de heavy rock ? 
Seuls ceux qui, en toute objectivité, se sont octroyé le droit d’écouter les disques qui ont suivi peuvent répondre à cette question.

SCORPIONS – Always somewhere



Mais tout ce « bruit dans Landerneau » ne vaut que pour le studio, parce qu’en live …

En concert

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Scorpions-billets

Passé les premières injections de venin, que reste-t-il de l’arachnide le 22/12/1988 au POPB ?

A Bercy, on peut vire un concert de quatre façons différentes : dans la fosse, dans les gradins face scène, dans les gradins de côté … au niveau des cintres. Installé plus haut synonymise : à cheval sur les tuiles ! Bizarrement, ça n’est pas la plus mauvaise place en matière de son. Précisons que cet antre à tout sauf l’acoustique nécessaire à un concert de rock. 
Scorpions ? Le public clame sa joie en constatant de visu ce qu’il subodorait d’oreilles : la bête est toujours vivante et s’agite de belle manière.

SCORPIONS – Dynamite (live)



Scorpions présente live tous les gimmicks du genre : bain de sueur général, grimaces inspirées, foulards de couleurs, skinnies en Spandex tachetés léopard ou zébrés, câlins entre musiciens … 
Finalement, les hard rockeurs sont très traditionnels dans leur façon de communiquer avec leur public. Ce dernier attend-t-ils quelque chose de plus ? Non. Et c’est même pour ça qu’il se rend en salle acclamer ses idoles.

SCORPIONS – Speedy’s coming (live)



Du point de vue musical, les allemands envoient le bois ! L’impact perfore les oreilles comme il se doit : acouphènes garantis ! 
L’interprétation est très proche de celle des disques, la voix de Klaus s’exprimant très distinctement par-dessus le « boucan ».
Pourtant vieillissants, les musiciens ne semblent pas avoir pris une ride, moulinant leurs titres inlassablement et avec engouement.

Finalement, Scorpions, c’est l’histoire d’un groupe de hard rock allemand, c’est l’histoire d’un groupe de hard rock, c’est l’Histoire du Rock.
Thierry Dauge

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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 13 janvier - R.E.M.

Message  g2loq Jeu 13 Jan 2022 - 10:42

Un petit tour dans les Eighties avec des Pionniers du Rock Alternatif il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Git29

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Inside10
par Brice Tollemer le 15 juin 2010

R.E.M. - Eponymous

On peut aisément distinguer deux types de période dans la longue histoire de R.E.M. La première (celle qui nous intéresse) va de 1980 à 1987, époque où le groupe se forme et où il devient une référence des college radios US. La seconde, de 1988 à nos jours, est celle où REM devient, en passant chez Warner, un groupe de renommée internationale, avec en particulier leur premier tube, Losing My Religion.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Arton1534-1854b
Eponymous

Eponymous est ainsi en quelque sorte le pivot de leur carrière, qui marque la fin d’une ère avant le changement de statut. C’est plus un "Greatest Hits" qu’un véritable "Best Of", un aperçu ce qu’a pu faire le groupe pendant ces six années, au sein de IRS Records. 
Car R.E.M. a déjà réalisé la bagatelle de six albums depuis la sortie de leur premier EP, Chronic Town, en 1981. Pour cette compilation, la bande à Michael Stipe pioche ainsi dans Murmur (1983), Reckoning (1984), Fables Of The Reconstruction (1985), Life Rich Pageant (1986) et enfin Document (1987).

Cependant, Eponymous est plus un passage de relais que la conclusion d’une époque, puisque leur premier album sous Warner, Green, voit le jour seulement un mois après sa sortie.

R.E.M. - Radio Free Europe



À tout bien, tout honneur, c’est leur premier single (et dans son mix originel) qui ouvre l’album. En effet, R.E.M. avait sorti Radio Free Europe en 1981, sous le label Hib-Tone Records. La chanson avait ensuite été reprise différemment sur Murmur deux années plus tard.

Murmur justement, premier album du groupe, où l’on sent déjà toute le son de R.E.M., une pop simple mais efficace et néanmoins riche en émotions. C’est aussi de cette première œuvre qu’est tirée Talk About The Passion, chanson sur la faim dans le monde. Une merveille de pop légère traitant d’un sujet sérieux. Et qui a la particularité d’avoir son mot à dire en français ("combien de temps ?") fournie d’origine avec un formidable accent américain. 

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 260px-Padova_REM_concert_July_22_2003_blue
R.E.M. en concert le 22 juillet 2003.

Mais, le groupe se permet aussi de placer ci et là des versions alternatives de leurs premiers tubes, notamment avec Gardening At Night, tiré de l’EP de ses débuts, Chronic Town.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 4sDJ3MwrpXQytdQV8JSFB5qP0xtQSRV_MKdgU_sSf_U
R.E.M - Chronic Town

Cependant, Eponymous n’est pas seulement une compil d’album. 
Il en est ainsi de Romance, issue de la bande originale du film Made In Heaven, sortie en 1987, et qui en outre voit l’apparition de Neil Young en chauffeur routier ! 

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 220px-Mike_Mills_of_REM_Nov_19_2004
Mike Mills en 2004.

Mais que serait ce vrai-faux "Greatest Hits" sans probablement l’un des morceaux les plus emblématiques de toute la carrière de R.E.M., It’s The End Of The World As We Know It (And I Feel Fine) ? Chanson culte de toute une génération pop rock, elle conclut magistralement Eponymous et illustre à merveille la mue que va connaître R.E.M. par la suite. La légende rapporte que Michael Stipe aurait écrit la chanson après un rêve, dans lequel il se retrouvait à un anniversaire avec que des personnalités célèbres dont les initiales étaient L.B. (Leonard Bernstein. Leonid Breshnev, Lenny Bruce and Lester Bangs / Birthday party, cheesecake, jelly bean, boom !). Le titre lui viendrait d’une observation qu’aurait eu un des membres suite à un débat scolaire auquel il aurait assisté et dont la conclusion serait que, quoi qu’il advienne, la fin du monde serait inéluctable.

R.E.M. - It's The End Of The World As We Know It 



Ce n’est quand même pas la fin du monde pour R.E.M., mais plus sûrement la fin d’un cycle. 
Après six années de bons et loyaux services au sein de IRS Records, Michael Stipe, Peter Buck, Michael Mills et Bill Berry signent chez Warner en 1988. Et, trois années plus tard, deviennent, bien malgré eux, un groupe « superstar », à la U2

R.E.M - Losing My Religion.



Eponymous est ainsi un très bon résumé de que qu’a pu être le son si atypique du groupe au cours de des 80's.
Brice Tollemer

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Message  Pépé69 Jeu 13 Jan 2022 - 12:59

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 365723366

"Mais REM fait surtout référence, en anglais, à Rapid Eye Movement (ou MOR pour mouvement oculaire rapide en Français), le nom donné à l'étape du sommeil paradoxal durant laquelle les globes oculaires s'agitent rapidement alors que le dormeur rêve."

Je comprend mieux maintenant la République En Marche.
lol!
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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 14 janvier - YVARD

Message  g2loq Ven 14 Jan 2022 - 5:01

Et si on visitait le Rock de chez nous, actuellement ? il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Guitar22
il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Fffdfd15
Par Serge Debono -12 janvier 2022

YVARD, force vive du bastion rock de l’ouest

L’histoire d’un groupe “Enraciné” dans le rock français

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Couverture

Au cœur du sud-ouest, sur une scène rock toujours plus active, Yvard cultive un métal frenchy, totalement assumé sur son nouvel EP “Enraciné”. 
On connaît tous le syndrome du rock français. Le complexe du corn-flakes, comme dirait Matthieu Chedid, a tué dans l’œuf bien des vocations. Soyons honnêtes, rares sont les groupes trouvant grâce à nos oreilles parmi ceux pratiquant la religion du King dans la langue de Molière. Shakespeare règne sur le rock comme il a régné sur le théâtre moderne. Il faut donc du courage et beaucoup de conviction pour persister à couvrir un riff de guitare électrique avec une prose française. Yvard, groupe de Bordeaux, s’en est fait une spécialité, qu’ils revendiquent sans vergogne.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Logo-YVARD-2400x2400-1

Car au fond, on le sait bien. La langue délivrée par le rock importe peu, tant qu’elle atteint son but, et qu’elle vient des tripes…

Yvard – O Marianne



Si l’écho de Trust et Noir Désir se fait entendre, c’est par le biais du métal sociétal pour le premier, et celui d’un héritage légitime du rock de la côte ouest pour le second. 
Les sonorités électro viennent donner à Yvard, une richesse sonore très personnelle. Après un premier EP (Vue d’ici), publié sous une mouture élargie en 2016, le groupe délivre une seconde galette en 2020, intitulée “Enraciné”. 
Ancré dans le troisième millénaire, Yvard est désormais un combo à deux têtes.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 David-fum
David M. Thurisaz

David M.Thurisaz (chant et guitare), et Kris Yera (basse, samples), deux amis d’enfance ayant parcouru le monde, après avoir baigné dans le courant alternatif de Bérurier Noir et des Garçons Bouchers. Ils se retrouvent à point nommé, au carrefour de leurs pérégrinations respectives.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Kriss-fum
Kris Yera

Le second dessine des paysages sonores, parfois apocalyptiques, épousant les riffs acérés du premier, et illustrant parfaitement son verbe acerbe et désenchanté.

Yvard – Jana



Yvard pratique un rock généreux. Le message limpide de David Thurisaz n’est pas nombriliste, ni moralisateur. 
Avec une empathie évidente, il se fait la voix du désespoir et de la souffrance d’un peuple ayant perdu ses illusions. Il prône l’enracinement culturel comme un mode d’introspection. Dans le but d’adoucir les plaies des démunis, victimes de la guerre, des conflits d’intérêt, de l’injustice, de l’exil. Mais aussi de troubler le sommeil paisible des puissants…

Yvard – Le roi s’endort



Sur des instrumentaux sombres, allégés par des percussions électroniques, la poésie viscerale et réaliste du chanteur déroule un tapis noir, carte postale grisonnante aux reflets métalliques de notre époque. C’est le cœur meurtri de plusieurs générations qui bat dans ce second EP.

L’overdose “guerre, Covid, stress et pognon“, donnant naissance à un nouveau genre de rock hexagonal, chromé, habité et expiatoire, “Enraciné” se place à l’avant-garde de ce courant. Et Yvard, en amont.
Serge Debono

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 YVARD-ENRACINE

Si vous souhaitez faire l’acquisition de leur EP 5 titresEnraciné, c’est par ici.

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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 15 Janvier - Rainbow

Message  g2loq Sam 15 Jan 2022 - 9:22

1976, L'Arc-en-ciel se dessine dans un été caniculaire il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Git30

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Fffdfd15
Par Thierry Dauge

RAINBOW : Ritchie Blackmore is Rising

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Rainbow-inner

RAINBOW – Rising (1976)

En 1976, chez les disquaires, sur les présentoirs qui couvrent les murs, la pochette de Rising figure un des sept péchés capitaux, elle créée la convoitise. Rainbow, c’est la Chose du Grand Ténébreux, l’ex âme noire de Deep Purple : Ritchie Blackmore
A cette époque, au cœur de l’Arc-en-Ciel, on trouve également feu Ronnie James Dio au chant, le lutin divin, feu Cozy Powell à la batterie, mercenaire à la solde des plus grands, feu Jimmy Bain à la basse et Tony Carey aux claviers … toujours vivant ! 
Avec un groupe de cet acabit, le feu d’artifice se promet d’être grandiose.

RAINBOW - Tarot woman



Ritchie Blackmore, grand ordonnateur du rock lourd, fait gicler de ses doigts et de sa Startocaster blanche des notes toutes plus sanglantes les unes que les autres. 
Au format vinyle, la face B de l’album, avec « Stargazer » et « A light in the black », imagent à merveille la métaphore. D’une façon plus globale, sous cette pochette addictive, le reste du ramage soutient-il la qualité du plumage ?

Les sept titres de Rising, parfois saupoudrés de passages sub-progressifs, cinq en face A et deux en face B, font le bonheur des fans de rock musclé. Si ce groupe, fomenté tel un complot, a toutes les chances de séduire les adeptes du Pourpre Profond, il va plus loin dans la puissance sonore, le riff acéré, l’alliage cémenté / Trempé.

RAINBOW - A light in the black



Un synthétiseur remplace l’orgue Hammond mais l’alternance des prises de paroles clavier / cordes correspond. Les motifs et le son du bretteur en chef, on ne peut plus identifiables, estampillent l’album Made in lui : Fender pluggée dans un Marshall. 
De quels effets nourrit-il l’entre deux ? L’impression penche vers le très peu ; le ténébreux n’est pas du genre à torturer la wa-wa sous tous ses cris. D’un autre côté, il existe des choses paraissant simple qui résultent de pièces montées, de mille-feuilles.

RAINBOW - Stargazer



1976 : année de la fameuse canicule. Je me lève tôt, à une heure où la température reste raisonnable, et m’installe à l’air libre sur un transat pour lire les aventures de Bob Morane. Dévorée dans ces conditions, une des aventures de l’Aventurier s’intitule La voix du mainate. Quel lien avec Rainbow ? Sans conteste, la voix de Mr Dio peut supporter tous les qualificatifs sauf celui de ressembler à un pépiement d’oiseau. Dans cet écrin climatique subtropical, Rising s’insère à merveille.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Rainbow-albums

Bien que soufflant le soufre et le feu, sa production évoque l’ère glaciaire. 
La batterie sonne comme une batte de Baseball claquant sur des carcasses de bœufs gelées sis dans une chambre froide. Elle « métronomise » les déferlantes arctiques époumonées par Ronnie James Dio.
Ce disque introduit le heavy métal, face désincarnée d’un flamboyant hard rock dont on aurait coupé les racines, toutes traces de blues vaporisées dans l’overdrive.

RAINBOW - Run with the wolf



« Tarot woman », avec son intro au synthé, Sirocco dans la tête du touareg puis Transperceneige vomis par la bouche du fils brûlant d’Eole, installe un climat initial dont bénéficie tout l’album. Magie du désert et glaces éternelles magnifient les sept chansons, de concert, comme les deux brins d’un même ADN. 
Blackmore, né en avril 1945, à la veille de l’armistice, joue une double partition. Dans ses compositions, il insuffle la guerre : berceau de sa gestation, puis la réconciliation : période où il a grandi. Ange ou démon ? « Somewhere, over the Rainbow … ».

RAINBOW – Starstruck



Quant à Rainbow en concert … On parle de gigantisme, avec un arc en ciel de 7 tonnes, et du caractère ombrageux de son guitariste dictatorial : un roadie attaché « sans chemise, sans pantalon » dans les cintres pour avoir osé être en retard. 
On parle également de signe cabalistique : index et petit doigt jaillissant du poing serré de Ronnie James (son apport éternel au genre). Seul témoignage officiel : On stage (1977). 
Même s’il scintille par place, avec Made in Japan pour étalon, ce live parait bien pâle. On y trouve déjà ces longs passages parsemés de notes anorexiques coutumiers du sieur Blackmore : « Soyez témoins de mon ennui ». 
Peut-être présagent-ils la fuite vers des contrées médiévales plus propices du prolixe guitariste et de sa complice, la divine Candice (?).

Kill the King (live – On stage – 1977)



Par la suite, Rainbow sort un autre Lp dans la lignée de Rising : Long live rock’n’roll (1978), puis rajoute un vernis pop à sa production lorsqu’il change de chanteur. Ronnie James Dio s’en va faire les beaux jours de Black Sabbath puis des siens en formant Dio
Cozy Powell participe à un album de plus avant de rejoindre MSG. Ritchie Blackmore, quant à lui, imperturbable dans sa mauvaise humeur, continue l’aventure qu’il a créée puis vogue en solo avant de reformer son groupe épisodiquement.

Dans la carrière ensoleillée traversée d’averses de Rainbow, Rising fait figure d’incontournable. 
D’ailleurs, en 2020, à l’heure de la rentrée, ne garnit-il pas toujours les cartables ?
Thierry Dauge

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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty RECAP RECAP

Message  g2loq Sam 15 Jan 2022 - 18:09

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 365723366
Rappel des parutions, à ce jour:

                                                - il était une fois le Rock. -

23 Nov - Duane Allman, le motard du Sud
24 Nov - Jim Morrison, 1968
24 Nov - Freddie MERCURY
25 Nov - Kate Bush
26 Nov - CREAM
27 Nov - Jimi Hendrix
28 Nov - The CLASH
29 Nov - BLUE ÖYSTER CULT
30 Nov - Billy Idol


01 Dec - The Rolling Stones
02 Dec - Pink Floyd
03 Dec - Nirvana et Guns ‘N Roses
04 Dec - Frank Zappa  Led Zeppelin et King Crimson
05 Dec -  DEEP PURPLE Story (1)
06 Dec -  DEEP PURPLE Story (2)
07 Dec -  DEEP PURPLE Story (3)
08 Dec -  NOIR DESIR
09 Dec - SUPERTRAMP
10 Dec - Joan Jett
11 Dec - The Cure
12 Dec - RUSH
13 Dec - Metallica
14 Dec - Motörhead
15 Dec - Red Hot Chili Peppers
16 Dec - ZZtop
17 Dec - Lita FORD – The Runaways
18 Dec - Blondie
19 Dec - The CARDIGANS
20 Dec - Led Zeppelin 
21 Dec - LED ZEPPELIN (2)
22 Dec - Black Oak Arkansas (B.O.A.)
23 Dec - Creedence Clearwater Revival (C.C.R.)
24 Dec - TOTO
25 Dec - Le Prog Rock (Livre)
26 Dec - STATUS QUO
27 Dec - ROXY MUSIC
28 Dec – TÉLÉPHONE
29 Dec - KISS
30 Dec - Ange
31 Dec - The Police


01 Jan - The Kinks
02 Jan - LYNYRD SKYNYRD
03 Jan - Stevie Ray Vaughan (S.R.V.)
04 Jan - Sheryl Crow
05 Jan - Ozzy Osbourne
06 Jan - Marilyn Manson
07 Jan - Martin Circus
08 Jan – Elvis Presley
09 Jan - CACTUS
10 Jan - Ted Nugent
11 Jan - Iron Maiden
12 Jan - Scorpions
13 Jan - R.E.M.
14 Jan - YVARD
15 Jan - Rainbow
   - à paraître -
16 Jan - Sex Pistols


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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 16 janvier - Sex Pistols

Message  g2loq Dim 16 Jan 2022 - 10:50

Janvier 1978 : dernier (et célèbre) concert des Sex Pistols au Winterland de San Francisco.
Clap de fin pour l'épopée ravageuse et mémorable des Sex Pistols.  il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Sos71

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Fffdfd15
Par Fernand Naudin

SEX PISTOLS : La grande escroquerie du Rock’n’Roll ?

Histoire d’une épopée Punk

La grande escroquerie du Rock’n’Roll ? Vraiment ???


il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Sex-pistols-johnny-rotten

Grande escroquerie du rock’n’roll ? Vraiment ?

L’histoire des Pistols commence en 1971 lorsque trois copains d’école décident de monter un groupe pour faire comme leurs idoles The Who, Small Faces, Stooges et MC5
Steve Jones, Paul Cook et Warwick « Wally » Nightingale ne savent pas jouer et vont apprendre sur le tas. Jones, le bad boy du lot, vole guitares, basses et micros partout où il peut. Notamment à l’Hammersmith Odeon la veille d’un concert de David Bowie.

A la même époque, Cook et Jones commencent à fréquenter « Let It Rock », une petite boutique de Kings Road qui vend des fringues pour rockers. Le shop est tenu par un couple excentrique : Malcolm McLaren et Vivienne Westwood.

Les débuts chaotiques :

A l’été 1973, après avoir essayé divers musiciens aux claviers, saxo et autre, l’ossature du groupe est presque trouvée. Jones est chanteur guitariste, Wally, guitariste « lead » et Cook, batteur. Le trio se baptise The Strand, du nom d’une chanson de Roxy Music.
Un samedi après-midi, Jones est à la boutique et demande à McLaren s’il veut manager son groupe et s’il connaît un bassiste. Glen Matlock, vendeur occasionnel, se joint à la conversation et propose ses services pour la basse. Il en joue depuis déjà quelques années et va beaucoup apporter au groupe.

Pour le management, en revanche, il faudra attendre car McLaren n’est pas intéressé. Après une répétition dans la chambre de Wally, Matlock est engagé. Steve Jones a appris les bases de la guitare à l’oreille, Matlock le fait progresser en lui montrant quelques astuces simples pour les power chords et les riffs efficaces que l’on retrouve dans les chansons des Pistols.

The Strand, puis The Swankers

Au cours de l’année suivante, The Strand devient The Swankers et donne son premier concert à l’étage d’un pub. 
Le répertoire comprend No Fun des StoogesSubstitute des Who, Whatcha Gonna Do About It ? des Small Faces, ainsi que deux compositions, «Scarface» et «Did You No Wrong» (qui deviendra la face B du single God Save The Queen). 
De leur côté, McLaren et Westwood ont rebaptisé leur boutique, de « Let It Rock » elle est devenue « Too Fast To Live, Too Young To Die » puis « Sex ». On y trouve désormais accessoires pour fétichistes et t-shirts faits maison avec slogans provocateurs.

1975, McLaren s’occupe des futurs Sex Pistols

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Let-it-rock

1975, après avoir managé les New York Dolls durant quelques mois seulement, McLaren est de retour à Londres. Il accepte finalement de s’occuper des Swankers qui changent encore de nom. Ils deviennent alors QT Jones & the Sex Pistols, puis simplement Sex Pistols, en lien avec le nom de la boutique et pour aller à contre-courant de l’esprit flower-power, « pistil » devenant « pistol ». 
Wally est viré et Jones devient guitariste à plein temps. Le journaliste Nick Kent du NME est recruté comme deuxième guitariste par McLaren. De courte durée, il se fait dégager par le groupe après quelques répétitions, trop pénible et toujours défoncé.

Durant le séjour américain de McLaren, son ami Bernie Rhodes (futur manager de Clash) et Steve Jones ont repéré John Lydon, un jeune client bizarre qui vient au magasin pour flâner plus que pour acheter. Visuellement hors-norme, il pourrait faire office de chanteur. Après discussion avec la manager, il est auditionné et engagé. Lydon devient « Rotten », surnom trouvé par Steve Jones à cause de sa dentition pourrie et de son attitude méprisante. 
Les répétitions reprennent et Rotten va très vite changer les choses. Son look est totalement décalé du reste du groupe, cheveux oranges en pétard, bottes repeintes en vert pomme, t-shirt « I Hate Pink Floyd » et chemises avec slogans anarchistes.

McLaren et Rotten…

De l’aveu de certains témoins de l’époque, McLaren n’apprécie pas beaucoup le personnage car il vient parasiter ses projets. Son idée en rentrant de New York était d’apporter de la nouveauté basée sur le look de Richard Hell, t-shirt déchiré et cheveux en pétard. Lydon a un coup d’avance et McLaren va désormais tout faire pour expliquer au monde que ce style vient de Hell, de New York, et donc de lui. Il affirmera ensuite avoir recruté Lydon… (interview retranscrite dans le livre de Steve Jones).

Outre son look proto-punk, Rotten a également un état d’esprit différent des autres. Il modifie les paroles de certaines chansons comme par exemple la reprise des Small Faces qui commence désormais par « Want you to know that I HATE you baby, want you to know I DON’T CARE » au lieu de «Want you to know that I LOVE you baby, want you to know that I CARE ».

Idem pour « Did You No Wrong ». Le titre évoque maintenant la vie d’un garçon pratiquant le plaisir solitaire… Lydon a horreur des chansons d’amour et de l’amour en général. Il a une colère en lui, envers l’école, l’église, la société, et il va le faire savoir. 
Matlock n’apprécie pas trop mais il s’adapte. Il organise même le premier concert, le 6 Novembre 1975 dans son école, la Saint Martin’s School of Art de Londres.

Sex Pistols : Février 1976

Après la tournée des universités, les Pistols font la première partie d’Eddie & The Hot Rods au Marquee. Le concert est chaotique, les spectateurs les insultent, leurs reprochent de ne pas savoir jouer et leur demandent de partir. 
Rotten jette de l’huile sur le feu! Il descend alors dans le public avec son micro, regarde la scène et lance :

«Quel groupe fabuleux, j’ai toujours rêvé de le voir sur scène».

Des chaises volent, le journaliste du NME Neil Spencer est dans la salle et prend une telle claque qu’il leur consacre un article sans un mot sur les Hot Rods. Deux ados de Manchester le lisent et décident d’aller voir sur place ce que valent ces Sex Pistols. Peter McNeish et Howard Trafford appellent le NME qui leur donne les coordonnées de McLaren. Ils assistent à deux concerts dans la banlieue de Londres et repartent avec l’idée de former un groupe pour faire la même musique! Howard devient Devoto, Pete devient Shelley, les Buzzcocks sont nés. Ils invitent ensuite les Pistols à jouer à Manchester en Juin et Juillet, au Lesser Free Trade Hall.

De là naissent des vocations, des labels, des groupes et tout ce que la scène locale a connu de punk et d’after-punk à la fin des 70’s, Joy Division, The Fall, Factory records, etc.

Au mois d’avril, première partie des 101’ers au Nashville Rooms de Londres.
Le chanteur guitariste John Mellor en prend plein les yeux et plein les oreilles. Pour lui, l’avenir est ailleurs. Fini le pub-rock, il forme The Clash avec Mick Jones et Paul Simonon et devient Joe Strummer.

Le mois suivant, les Pistols enregistrent leur première démo 3 titres au Majestic Studios avec Chris Spedding comme producteur. Il voit de suite que le groupe n’est pas à l’aise et lui demande de jouer afin qu’il puisse régler le matériel. Prétexte pour enregistrer « live » sans que les Pistols s’en aperçoivent afin de leur enlever la pression. La démo terminée, elle est envoyée aux journalistes de Sounds, Melody Maker, et NME qui l’accueillent très favorablement. Une seconde session a lieu en Juillet avec Dave Goodman, le sonorisateur des concerts, cette fois dans le local de répétition de Denmark Street. Certains titres figurent sur le bootleg Spunk.

Les SexPistols et les contrats de Mc Laren…

Après avoir fondé Glitterbest pour manager officiellement le groupe, McLaren fait signer les contrats à la va-vite lors de la première soirée « Punk Special » au 100 Club, le 20 septembre 1976. 
Les Pistols ne lisent rien, pris dans le feu de l’action, et se font rouler. Le contrat stipule que le manager a tous les droits sur le nom du groupe, le pseudo Rotten, les titres enregistrés, y compris les paroles. Il se fera d’ailleurs un plaisir de raconter à qui veut bien l’écouter qu’il a écrit la plupart des textes, ce qui est faux. Il faudra attendre un procès débuté fin 70 pour que le groupe reprenne ses droits et le manager les perde en totalité.

Après la signature avec EMI en octobre, la tournée Anarchy in the UK doit débuter le 3 décembre. Dix neuf dates sont prévues et quatre groupes sont à l’affiche, The Clash, Damned, Johnny Thunders & The Heartbreakers et les Sex Pistols
Dans l’après-midi du 1er Décembre, la chaîne de télévision Thames s’apprête à interviewer le groupe Queen, également au catalogue d’EMI. Malheureusement, Freddie Mercury est mal en point et la maison de disque doit proposer un autre groupe, ce sera les Sex Pistols qui viennent de sortir leur premier single, « Anarchy in the UK »

Sex Pistols - Anarchy in the UK



Le présentateur Bill Grundy n’apprécie pas de les recevoir sur son plateau à la dernière minute car il va devoir refaire toutes ses fiches, mais il n’a pas le choix. De plus, il les a vu à l’émission Nationwide en Novembre. Il les déteste et va les passer au lance-flammes. 
Alors que McLaren s’empresse d’appeler les journaux, une limousine passe récupérer les Pistols qui répètent au Roxy pour la tournée « Anarchy In The UK». Pour les faire patienter, on les installe dans un salon, avec de l’alcool à leur disposition…. Erreur.

L’émission est en direct et c’est un désastre pour tout le monde.
Grundy, imbibé au whisky comme à son habitude, décide de se payer la tête des musiciens et de leurs amis venus les soutenir. Steve Jones est le plus bourré de tous. Il finit par insulter le présentateur qui l’incite à poursuivre.

Le bilan est catastrophique, le manager fuit les studios avec ses poulains et leurs fans avant l’arrivée de la presse et de la police! (Dire FUCK à la TV anglaise à cette époque est puni par la loi). Le lendemain Grundy est suspendu d’antenne pendant 15 jours et les Sex Pistols sont à la une de tous les journaux. McLaren est retrouvé hébété par sa secrétaire dans les bureaux de Glitterbest. (Lire à ce sujet son journal personnel dans « l’histoire intérieure » de Fred et Judy Vermorel).

Il prétendra plus tard avoir tout orchestré mais la réalité est tout autre, et elle va le rattraper. Les salles des concerts à venir ferment leurs portes aux quatre groupes. 
La tournée “Anarchy” passe de 19 dates à 3, puis 7, et Glitterbest perd £10,000, tandis que les patrons d’EMI commencent à se demander s’ils n’ont pas fait une erreur en signant ce groupe.

Sex Pistols – Bill Grundy Tv Show



Cinq jours après l’incident télévisé, c’est McLaren qui prend la parole face aux caméras, avant le concert de Leeds, tandis que le groupe reste en retrait. Une précaution surprenante de la part d’un homme qui aurait orchestré le scandale chez Bill Grundy

Malcom Mc Laren



Début janvier 77, un autre problème survient. Alors qu’il s’apprête à partir aux Pays-Bas pour quelques dates, le groupe saccage le hall de l’aéroport d’Heathrow! Insultes des passagers et vomit dans des pots de fleurs… Les journaux à scandale s’en donnent à cœur joie. Ils ont même le témoignage de diverses personnes qui racontent, sous anonymat afin d’éviter les représailles, ce qui s’est réellement passé.

Aéroport d’Heathrow, histoire d’un coup monté ?

Sauf que ce jour-là, les Pistols sont très en retard et EMI envoie un chauffeur les récupérer à l’appartement qu’ils se partagent au 6 Denmark Street. Ils sont accompagnés d’un responsable de la maison de disque qui a prévenu l’aéroport. Ils ne passent pas l’enregistrement des bagages et ne mettent pas les pieds dans le hall! La voiture les amène directement sur le tarmac pour prendre leur avion! Tout ce que relatent les journaux est faux, il n’y a jamais eu de problème à Heathrow. Pourtant, cette mauvaise publicité, ajoutée au scandale chez Grundy, à l’échec de la tournée de Décembre et au fait que le disque ne se vend pas pousse EMI à rompre son contrat.

McLaren récupère légalement un chèque de £30,000 qui lui est dû par contrat. Le même mois, Glen Matlock se fait virer, il est remplacé par un ami d’enfance de John “Rotten” Lydon, Sid Vicious. Celui-ci a déjà joué dans deux groupes, Flowers Of Romance et Siouxsie & The Banshees.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Sex-pistols

Avec A&M, signature et rupture…

Début Mars, signature avec A&M qui rompt son contrat au bout de 15 jours. Les employés de l’usine CBS qui fabriquent le nouveau 45 tours, God Save The Queen ont écouté les paroles et menacent de se mettre en grève si le disque sort. De plus, le présentateur TV Bob Harris se fait embrouiller par Sid Vicious et Jah Wobble (futur bassiste de PiL) dans une boîte de nuit. A&M ne veut pas d’ennui et se sépare des Pistols.

McLaren récupère un nouveau chèque à titre de dédommagement et le groupe se retrouve à nouveau sans maison de disque. Les sommes remises par EMI et A&M dépasseraient les £100,000. Les Pistols sont mal payés et Glitterbest occupe toujours de petits bureaux minables non loin de la boutique Sex. 
Quid de l’argent ? Il se raconte qu’il a été dépensé en grande partie dans le projet de film avec Russ Meyer, Who Killed Bambi ?, que Temple terminera en 1979 sous le titre The Great Rock’N’Roll Swindle.

Interdits de concert en Angleterre, les Pistols partent quelques jours à Berlin pour se détacher de la mauvaise ambiance locale. Là-bas, Rotten est impressionné par la séparation du pays, le mur et l’univers fermé qui se trouve derrière. Cela lui inspire une des dernières chansons du répertoire, Holidays In The Sun, dans laquelle le bloc communiste est comparé au camp nazi Bergen Belsen, libéré par l’armée anglaise en 1944.

Sex Pistols – Holidays in the Sun



De retour à Londres, les choses n’ont pas changé. McLaren a tout le mal du monde à trouver une nouvelle maison de disques. Toutes les majors ont leurs groupes et ne veulent prendre aucun risque avec les Pistols. Polydor qui avait payé des heures de studio en 1976, pensant les récupérer, claque la porte au nez du manager. Il ne lui reste plus qu’une seule option, Virgin Records. Il ne veut pas, ce tout petit label est d’après lui géré par une bande de hippies et son groupe n’a rien à faire avec.

Sauf qu’il n’a pas trop le choix et le contrat avec Virgin est signé en Mai. Suivent la sortie du single “God Save The Queen” et un concert sur la Tamise organisé par Richard Branson, le boss du label et Glitterbest. L’événement se termine mal, la police intervient. Des personnes sont arrêtées, dont McLaren, sa femme et quelques fans.

 Sex Pistols - God Save the Queen



Toujours interdits de concert, les Sex Pistols menacent de se séparer si les choses ne changent pas. Tandis qu’il s’apprête à s’envoler pour les USA afin d’y rencontrer Russ Meyer, McLaren demande à sa secrétaire d’organiser une tournée en Scandinavie. Elle est mise en place rapidement et débute mi-juillet au Danemark. 
De son côté, Branson s’arrange avec les Pistols pour que la vidéo du nouveau single, Pretty Vacant, soit diffusée à Top Of The Pops, contre l’avis du manager parti aux States.

Sex Pistols - Pretty Vacant



En Août, toujours dans l’impossibilité de jouer officiellement dans leur pays, les Pistols vont toutefois réussir à y faire quelques concerts sous des noms d’emprunt. Le but étant de lâcher l’info au dernier moment, par le biais des radios, par exemple. 
La tournée SPOTS (Sex Pistols On Tour Secretly) comprend 5 dates. Ils jouent tour à tour sous le nom de Spots, Hamsters, et Tax Exiles. A chaque fois, au dernier moment, les gens apprennent qu’il s’agit des Pistols. Les salles se remplissent et finalement, tout se passe bien, comme en témoigne la vidéo du concert de Penzance du 1er Septembre. (Vidéo depuis supprimée sur Youtube … ).

L’album Never Mind The Bollocks Here’s The Sex Pistols des SEX PISTOLS sort finalement en Octobre
Mais, non sans incident puisque le mot « Bollocks » (couilles) dérange! L’affaire est jugée par un tribunal qui conclue qu’à la tournure du titre, il s’agit d’un mot venant du vieil anglais, équivalent à “Nonsense” (absurdité, idioties, etc). Retour en rayon pour le disque qui finalement se vend plutôt bien.

Fin 77, les Pistols partent en tournée en Hollande puis reviennent jouer en Angleterre, tout à fait légalement cette fois. Les choses se sont arrangées du fait du jugement du tribunal dans l’affaire « Bollocks » et de l’absence de scandale. Pour Noël, le groupe joue à Huddersfield, en soutien aux pompiers en grève. L’après-midi, les Pistols donnent un premier concert gratuitement pour les enfants des grèvistes. On y offre, gâteaux, disques, T-shirts, badges etc. . Le groupe passe un moment fantastique d’après le témoignage de Rotten lui-même.

Sex Pistols – Bodies



La tournée US débute le 5 Janvier de l’année suivante, à Atlanta

Elle aurait dû commencer plus tôt, des dates étaient prévues à partir du 29 Décembre dans des villes du nord, dont Chicago et Cleveland, mais pour des problèmes de visas délivrés en retard, ces concerts sont annulés. La tournée est une catastrophe et les tensions se font sentir. Rotten ne parle plus à personne ou presque, Cook et Jones voyagent à part et Sid Vicious devient fou, loin de sa copine Nancy restée en Angleterre et de l’héroïne dont son manager l’écarte.

A Memphis, il se mutile au couteau et finit avec une vilaine blessure au bras. A San Antonio, il frappe un spectateur avec sa basse. Et à Dallas, c’est lui qui reçoit un coup au visage, ce qui lui vaut de finir le concert avec le nez en sang. Le concert de San Francisco est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, la sono est mauvaise, Rotten ne s’entend pas et se plaint des retours. La salle est trop grande, l’événement démesuré par rapport à ce que les Pistols ont l’habitude de faire.

Le départ de Johnny Rotten

McLaren a organisé un séjour à Rio avec Cook et Jones pour les besoins du film Who Killed Bambi ?. Les deux Pistols doivent y rencontrer l’ancien gangster Ronald Biggs, un des auteurs de l’attaque du train postal Glasgow Londres de 1963. Biggs vit en exil, il ne peut pas sortir du pays. Du coup ce sont les deux autres qui viennent à lui pour enregistrer deux chansons et une vidéo. Vicious et Rotten ne sont pas au courant et l’apprennent le lendemain du concert au Winterland. Rotten veut des explications qu’il n’obtient pas et claque la porte.

Fini pour lui, s’en est trop, les Pistols sont du passé, il rentre en Angleterre et va former Public Image Limited (PiL) quelques mois plus tard.

Et pour Sid Vicious

Sid quant à lui fait une overdose d’alcool et de médicaments dans l’avion qui le ramène au pays. Il se fait soigner à New York avant de retrouver sa petite amie Nancy à Londres. McLaren n’a pas prévu le départ de Rotten puisqu’une tournée européenne est déjà sur pied. Elle doit débuter juste après Rio, le 18 Janvier, à Helsinki pour se terminer en Février aux Abattoirs de La Villette à Paris. Mais voilà, Rotten est parti. Sid Vicious est camé jusqu’à la moelle… Et Cook et Jones ne veulent plus se prendre la tête. Pour eux, c’est sex drugs & rock n’roll, rien d’autre.

Ils acceptent des rôles dans le film de leur manager et composent pour de nouveaux singles. La presse accueille très mal les deux titres avec Biggs. (Il faut dire que les paroles sont assez débiles. Il y est question de nazis en fuite en Amérique du Sud, de juifs qu’on tue dans les camps de concentration etc).
Sid Vicious a également un rôle. On le voit, totalement défoncé, se promener à Paris avec un t-shirt à croix gammée et chanter My Way au théâtre de l’empire qui passe pour l’Olympia pour les besoins du film. Il enregistre également la version studio du titre lors de ce séjour parisien, au printemps 78, soit quelques semaines après la mort de Claude François… Hommage punk, en quelques sortes.

A 21 ans, Vicious est en fin de course. Too much, too soon.

Après la France, il rentre à Londres, fait un concert à l’Electric Ballroom au mois d’Août avec ses copains, Glen Matlock (pas rancunier) et Steve New des Rich Kids ainsi que Rat Scabies des Damned. En Septembre, il s’envole avec Nancy pour New York et ne remettra plus les pieds en Angleterre.

Après une série de concerts au Max’s Kansas City accompagné de Jerry Nolan, Steve Dior, Arthur Kane, Mick Jones ou Chris Spedding selon les soirs, Sid Vicious doit normalement jouer à Boston. Nancy le manage, s’occupe de lui fournir l’héroïne… 
Tous les deux vivent de plus en plus comme de minables junkies. Ils occupent alors une chambre à l’hôtel Chelsea, fréquentée par des artistes, des drogués et des dealers. Leur vie ne tourne qu’autours de l’héro, Nancy ferait même des passes pour en acheter, d’après certaines rumeurs.

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Nancy Spungen – Sid Vicious – Jerry Nolan (New York Dolls – Heartbreakers) – Steve Dior – Arthut “killer” Kane (New York Dolls) – Mick Jones (The Clash) – Photo prise en coulisses à l’Electric Ballroom en août 78

Décès de Nancy Spungen

Le 12 octobre, Sid Vicious la retrouve sans vie dans la salle de bain de leur chambre, tuée avec le couteau de Sid. Lui ne se souvient de rien. On l’arrête et l’incarcère avant de le libérer. McLaren paye la caution tandis que Mick Jagger finance les frais d’avocat. Malheureusement, le 2 février, après une fête pour célébrer sa sortie, on retrouve l’ex-Pistol mort d’une overdose d’héroïne… drogue procurée par sa mère.

Personne ne sait qui a tué Nancy Spungen. Certains locataires du Chelsea Hotel affirment avoir vu le couple et un homme entrer dans leur chambre, la veille au soir. Des soupçons se tournent vers des dealers, mais les autorités classent rapidement l’affaire.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Sid-vicious-et-nancy-spungen
Sid et Nancy

The Great Rock N’Roll Swindle, l’histoire des SEX PISTOLS… selon McLaren

McLaren modifie le scénario du film. Il tourne des scènes supplémentaires avec Julian Temple, et change le titre qui devient The Great Rock’N’Roll Swindle. (La Grande Escroquerie Du Rock’N’Roll). Une fable toute à sa gloire dans laquelle ce qui est faux doit paraître vrai, selon les dires de Temple lui-même. Une histoire en dix leçons que beaucoup vont prendre pour argent comptant. 
Une “fable” qui explique comment créer un groupe avec des gens qui ne savent pas jouer, escroquer les maisons de disques, susciter le manque en empêchant les concerts et les sorties de disques, etc.

Une histoire que McLaren finit par croire dur comme fer, et qu’il n’aura aucun mal à faire avaler à une partie des médias et du public. Temple témoigne à ce sujet dans la nouvelle version de “L’histoire intérieure”, le livre de Fred et Judy Vermorel sorti en 2011.

Après avoir perdu tous les droits sur le groupe, McLaren s’occupe de Bow Wow Wow. Il sort ensuite quelques disques en solo, sans grand succès. Il décède en 2010 d’un cancer des poumons.

Reformation des Sex Pistols

En 1996, les Sex Pistols se reforment pour l’argent et ne s’en cachent pas. Il suscitent la colère de certains fans ultra-conservateurs et d’ayatollahs du rock. 
Une tournée mondiale a lieu, elle passe par Paris le 4 Juillet. En parallèle, Steve Jones forme les excellents Neurotic Outsiders avec des potes de Los Angeles.

Il y aura de nouvelles reformations. En 2002, 2003, 2007 et 2008, mais il semble aujourd’hui certain que ce soit fini.
Lydon a remonté Public Image Ltd. Jones anime une émission de radio à Los Angeles. Cook joue avec les Professionals (sans Jones). Quant à Matlock, il mène une carrière solo, sort des disques et partage la scène depuis dix ans avec des musiciens tels que Sylvain Sylvain (New York Dolls), Slim Jim Phantom (Stray Cats), Earl Slick (Bowie, N.Y.Dolls etc) ou encore Chris Spedding avec qui il avait enregistré sa première démo en 1976.

Boucle bouclée… The end.
Fernand NAUDIN

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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 17 janvier - Depeche Mode

Message  g2loq Lun 17 Jan 2022 - 11:47

En attendant la reprise des tournées suspendues à la cause de la pandémie, un album devrait sortir dans les semaines qui viennent. il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Zic26

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Fffdfd15
Par Thierry Dauge

Depeche Mode – Un groupe à vivre en Live

DEPECHE MODE – Personal Jesus – des millions d’adeptes

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Depeche-mode

Depeche Mode – People are people – Master and servant – Enjoy the silence – Personal Jesus – Just can’t get enough – Strangelove – Never let me down again – Shake the disease – Behind the wheel – Little 15 – Stripped – A question of lust – A question of time… pour ne citer que quelques-uns de leurs titres phares, même si tant d’autres méritent de figurer sur la plus haute marche du podium!

Tenir ce statut depuis 40 ans, malgré tous les excès inhérents à la condition de rock star, surtout Dave Gahan, le chanteur d’outre tombe, fallait y penser! Martin L Gore ne fait que ça. 

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 220px-Depeche-mode-martin-gore2
Martin L. Gore, compositeur du groupe Depeche Mode.

Derrière ses claviers, ses écrans d’ordinateurs et ses tables de mixage, ce «petit bonhomme» vit pour le groupe. Pour que ce dernier cueille quelques étoiles de plus, il est prêt à tout, même à endosser une Gretsh, énorme électricienne à caisse creuse derrière laquelle il disparaît quasiment.

Alors naît Personal Jesus.

Depeche Mode - Personal Jesus



En Live, comme si vous y étiez !

Bercy, octobre 1990. Imaginez le fan de heavy rock qui, pour sa petite amie d’alors, décide de mettre un voile sur son âme et ses oreilles: «Ok, allons voir Depeche Mode». Avant que le concert ne débute, le POPB bouillonne déjà. Etonnant! Sans doute des fanatiques de «dance music» venus «night cluber» en salle. Et puis ça démarre… «oh, là, là !!!». Qui n’a jamais vécu Depeche Mode live ne peut pas se douter, n’a aucune idée de ce qui se passe. En 1990, le groupe fonctionne comme une entité maléfique.

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Dave Gahan, chanteur de Depeche Mode en concert à Bordeaux en janvier 2018.

Sa musique émet une noirceur palpable qui s’insinue au plus profond des psychés, forçant le mouvement et l’adhésion. Contaminé, tout un chacun ne fait alors plus qu’un avec le combo, Gahan, cathartique, attisant une promiscuité sexuelle irrésistible, un désir trouble où, toute honte bue, le besoin dévore la raison. «Mais qui a balancé du LSD dans le système d’aération?!». 
Bercy, juillet 1993: Pareil, tout pareil! «Incroyable mais vrai!». Depeche Mode live? Le rock dans tous ses états.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 220px-Depeche_Mode_au_Festival_de_beauregard_2018
Dave Gahan et Martin L. Gore au Festival de Beauregard (France) pour le Day After du 9 juillet 2018.

Depeche Mode- Never Let Me Down



Les détracteurs du Mode, ces gens dont l’avanie facile tourne autour du pot, rois de la contre pétrie homophobe, s’en prennent à l’image, aux croustillances des vies privées, à tout excepté ce qui fait la grandeur du groupe: sa musique.

Et pour cause! Quel contre argument fourbir? Le néant, l’ensemble vide. Trop synthétique, Depeche Mode manque de viscéralité? Justement, c’est ce qui fait son particularisme et son charme: un rayon de lumière froide tranche les liens d’avec le blues, les racines du truc. En lieu et place, reste cette flaque de métal glacé au toucher brul-hurlant. Masochisme avoué.

Toute vérité étant bonne à dire, exprimons-la sous la forme d’une question/réponse: Depeche Mode? «I can’t get enough».

Depeche Mode - I can’t get enough



Thierry Dauge

Bonus: 

Depeche Mode - People Are People



Depeche Mode - Master and servant



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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 18 janvier - Jefferson Airplane

Message  g2loq Mar 18 Jan 2022 - 10:08

Les années psychédéliques... il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Fume_u10 et psychotropes.il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Lun_co14 

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Fffdfd15
Par Serge Debono

Jefferson Airplane – Surrealistic Pillow, le révélateur de Frisco

Jefferson Airplane est un pur produit de la contre-culture et de la scène psychédélique embrasant la ville de San Francisco au milieu des sixties. 

Après des débuts timides, l’arrivée de la chanteuse Grace Slick propulse le groupe au sommet…

Quelques années avant la création de Jefferson Airplane, au début des sixties, tandis que la beat generation se régénère au cœur de San Francisco, Marty Balin, compositeur-interprète, enregistre deux singles ignorés sur le label Challenge Records.

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Marty Balin

Inspiré autant par l’émergence du rock anglais, que par Bob Dylan, il tente une nouvelle expérience au sein d’une formation folk (The Town Criers). Malgré des compositions prometteuses et quelques belles reprises, cette nouvelle tentative se révèle infructueuse…

The Town Criers - 900 Miles



En 1966, Marty Balin décide de créer son propre groupe après avoir assisté à un concert des Byrds.

Les débuts avec Signe Anderson

Il enrôle Signe Anderson, chanteuse folk envoûtante, le banjoïste Paul Kantner, et le virtuose de la guitare classique Jorma Kaukonen. Quant au batteur Skip Spence, il est recruté d’avantage pour son état d’esprit et son look que pour ses talents.
Dans tous les cas, le groupe est un pur produit de l’esprit contestataire régnant alors sur la ville de San Francisco.

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Jefferson Airplane (à droite Signe Anderson & Marty Balin)

L’appellation “Jefferson Airplane” est un hommage rendu par Marty Balin au blues-man Blind Lemon Jefferson
Elle fait aussi référence à un avion de conception uniquement américaine (en opposition à la vague britonne de l’époque). 
Enfin, selon certains freaks, dans le jargon de l’époque l’expression désignait également une allumette usagée servant à tenir un joint de marijuana devenu trop court.

Une chose est certaine, la côte ouest réputée autrefois pour sa scène folk, voit l’acid-rock gagner le cœur de la jeunesse californienne. Comme c’est le cas du côté de Los Angeles avec les Doors et Love, la créativité est de mise. On n’hésite pas à mélanger les genres, et l’idée de planer le plus haut possible prédomine.

Marty Balin rachète une ancienne pizzeria, le Matrix, qu’il transforme en ballroom psychédélique, afin d’offrir une visibilité à son groupe.

En août 1966, ils enregistrent un premier album intitulé “Takes off”. Ce dernier est plaisant,  mais manque cruellement de relief. Il faut dire que certaines pistes mettant en valeur le duo Balin-Anderson sont inexplicablement évincées par la production. Comme ce titre qui refait surface en 1974 sur la compilation “Early Things”…

Jefferson Airplane – High Flyin’ Bird



Quand la chanteuse Signe Anderson, maillon essentiel de la formation, décide d’interrompre sa carrière pour élever son enfant, Marty Balin se croit maudit.

L’arrivée de Grace Slick, et l’envol de l’Airplane

En fait, malgré les talents évidents de la vocaliste, “cet heureux événement” va permettre à l’Airplane de décoller enfin. 
Skip Spence à qui l’on reproche ses abus de LSD est remercié. Il est remplacé par le batteur de jazz Spencer Dryden qui posera sa griffe sur l’album à venir. Mais les deux apports majeurs sont l’arrivée du bassiste Jack Casady, bientôt surnommé “le Hendrix de la basse”, et la chanteuse Grace Slick, future égérie du mouvement hippie californien.

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Surrealistic Pillow

Grace Slick amène dans ses valises une véritable pharmacie, stimulants et psychotropes en tout genre… mais également deux titres qui ne vont pas tarder à faire la différence. Surrealistic Pillow est porté par le succès de “Somebody to love”, hymne d’une génération prônant l’amour libre, et premier single extrait de l’album. 
En réalité ce titre est l’œuvre de Darby Slick (beau-frère de la chanteuse). Il est publié une première fois en single par son groupe The Great Society mais ne dépasse pas les frontières de San Francisco. 
Remanié par Marty Balin et Grace Slick, il perd son côté garage. Gros succès en radio et au billboard, il devient l’un des atouts majeurs de Jefferson Airplane.

Jefferson Airplane – Somebody To Love



“Rien qu’une pilule et tu grandis, rien qu’une, et te voilà petit.
Celles que te donne ta mère n’ont aucun effet.
Va, demande à Alice, lorsqu’elle mesure dix pieds de haut…“

Le deuxième titre, “White Rabbit”, parait en juin et vient consolider la renommée du groupe. 
Il est également issu du répertoire de The Great Society. Un genre de Boléro de Ravel où se mêlent des paroles étranges et l’univers de Lewis Carroll (Alice au pays des merveilles). Quelques mois plus tard, l’influence de ce dernier sur les héritiers de la Beat Generation se retrouvera dans l’oeuvre de Syd Barrett (Pink Floyd).

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Unnamed
Grace Slick

Sans refrain, ni réel couplet, il va pourtant devenir un standard du rock psyché de la fin des années 60, et sera repris maintes fois par la suite, notamment au cinéma (Platoon, Las Vegas Parano). 
Un crescendo halluciné dont l’ode aux psychotropes échappe étrangement à la censure. Le site officiel de Jefferson Airplane explique quelle était l’intention réelle de Grace Slick

« Grace a toujours dit que White Rabbit était une gifle à l’attention des parents qui lisaient à leurs enfants des histoires comme Alice au pays des merveilles — où Alice utilise diverses substances pour se transformer — et qui ne comprenaient pas pourquoi leurs enfants grandissaient pour essayer des drogues. »

Jefferson Airplane - White Rabbit



Bien qu’éclipsé sur le plan médiatique par l’aura de la chanteuse, ces deux tubes internationaux permettent enfin aux œuvres de Marty Balin de connaitre une plus large diffusion.
En effet, cinq des titres composant ce deuxième album relèvent de ses talents. Comme celui à suivre, mettant à l’index les apollons sculptés traquant leurs proies sur les plages de Californie…

Jefferson Airplane – Plastic Fantastic Lover



En bon troubadour, il offre deux ballades, douces et sucrées, où sa voix androgyne fait merveille.
Balin confiera plus tard avoir écrit cet arpège déchirant juste après son premier joint de marijuana..

Jefferson Airplane - Comin’ back to me



La seconde, “Today”, est un titre rêveur à la douceur obsédante. 
Cadencé par le tambourin, le riff principale est exécuté par Jerry Garcia (Grateful Dead).

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Jerry-Garcia
Jerry Garcia

Le guitar-héro exerce tout du long une grande influence sur l’enregistrement de “Surrealistic Pillow”. 
Bien que non-crédité, il semblerait qu’il ait apporté sa contribution sur de nombreux titres. C’est également lui qui parraine Jefferson Airplane la même année au Festival de Monterey.

Jefferson Airplane - Today



Dans la lignée des groupes folk des sixties, le duo vocal domine les débats. 
Pourtant, il semble que pour la première fois, les codes sexuels soient inversés. La voix angélique et les textes romantiques de Marty Balin d’un côté. Le grain de prêtresse mystique et la prose vindicative de Grace Slick de l’autre. 
Cette particularité donne au groupe un visage des plus insolites, mis en valeur par des musiciens hors-pair.

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Grace Slick & Marty Balin

Dés sa sortie, l’album grimpe à la troisième place du Billboard américain. 
Les concerts de Jefferson Airplane deviennent alors de grandes messes psychédéliques, célèbres dans toute la Californie. 
Ce succès permet au groupe d’enregistrer son troisième album la même année. “After Bathing’s at Baxter’s” sera moins grand public, plus expérimental, mais tout aussi convaincant.
Serge Debono

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il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Empty 19 janvier - U2

Message  g2loq Hier à 10:33

Balade Irlandaise dans le désert de Mojave il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Git32

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Par Serge Debono

THE JOSHUA TREE - U2 plante son décor panoramique

En mars 1987, malgré l’attente qu’il suscite, le groupe U2 livre un album magistral.

The Joshua Tree résulte d’une prise de conscience. 
En 1984, après le phénomène War (1983), U2 prouve l’étendue de sa palette créative avec le sublime et ténébreux The Unforgettable Fire.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Ouv-u2_the-joshua-tree_credit-anton-corbijn3

1985 doit être une année transitoire, mais la machine s’emballe lors du Live Aid à Wembley. 
Malgré la présence des plus grands artistes de la planète, le groupe impressionne par la qualité de sa prestation, et le charisme de son chanteur. U2 se retrouve auréolé d’une couronne précoce. Après tant de reconnaissance, une période de remise en question s’avère alors nécessaire.

U2 élargit ses horizons

Chacun des membres se ressource à sa manière, mais tous prennent part à différents projets annexes. 
Bono part en mission humanitaire durant quatre mois en Ethiopie, en compagnie de son épouse. Cette expérience lui fournit une belle source d’inspiration pour la suite. Son voyage aux Etats-Unis, et la mort de son ami, le roadie Greg Carroll, vont également influencer la tournure du prochain album.

il était une fois le Rock (un peu d'attente pour charger la page) - Page 3 Images-4

Au début de l’année 1986, U2 est de retour en studio. Brian Eno et Daniel Lanois sont encore de la partie, Steve Lillywhite s’occupe du mixage. 
Il est décidé que l’orientation de l’album sera  visuelle et cinématographique. Le groupe souhaite évoquer les grands espaces américains en empruntant aux racines de la musique folk. Quant aux textes de Bono

« Pour The Joshua Tree, j’ai eu le sentiment qu’il était temps d’écrire de véritables paroles, qui voulaient dire quelque chose, tirées de ma propre expérience. » Bono

Ce cinquième album s’ouvre sur des notes simulant un orgue d’église en crescendo. La guitare de The Edge tricote un riff semblable à un motif dance. Quand la voix de Bono s’élève, on comprend que même si la rage de War s’est estompée, le quatuor n’a pas renoncé au rock héroïque.

Where The Streets Have No Name

Malgré la teneur universelle du texte, il est inspiré par la ville de Belfast. Bono avait entendu dire qu’on pouvait deviner la religion et la profession d’un habitant de Belfast juste en connaissant son adresse. Plus il habitait haut sur la vallée, plus sa vie était prospère.

Cette fatalité incite le chanteur à écrire l’histoire d’une ville aux rues sans noms. Elle devient finalement un titre de ralliement. Un hymne à la paix.

U2 – Where The Streets Have No Name



Le titre suivant voit le jour au cours d’une jam-session…

I Still Haven’t Found What I’m Looking For

Comme souvent, The Edge triture un riff, ou un motif insolite, suivi par Adam Clayton et Larry Mullen Jr.

« Au début, ça sonnait un peu comme Eye of the Tiger, joué par un groupe de reggae. » The Edge.

Depuis l’entame des séances studios, Bono ne cesse d’échanger avec Eno et Lanois sur la musique gospel. 
Le chanteur souhaite s’essayer au genre, malgré sa difficulté. Soudain, Lanois murmure un air à son oreille. Bono se fixe, acquiesce, et part s’isoler pour mettre sur papier, texte et mélodie. Il évoque l’insatisfaction que finit par ressentir tout être humain, malgré l’argent, le sexe ou la célébrité. Il fait également mention des incohérences que génère la pratique spirituelle, dans un monde aussi insensé et pragmatique que le notre.

« Bono a été fantastique. Il a poussé sa voix à fond. C’est fascinant de voir quelqu’un se dépasser à ce point. » Daniel Lanois

La capacité de Bono à se sublimer avait déjà surpris bien du monde sur les deux opus précédents. The Joshua Tree va le faire entrer dans le cercle fermé des grandes voix du 20ème siècle.

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En effet, ce n’est pas donné à n’importe quel blanc européen de pouvoir composer et interpréter un gospel avec tant de maestria. 
Le petit chanteur punk de Dublin, gourmand et emprunté, a non seulement gagné en maturité, mais il déploie un lyrisme flamboyant, passionné, et totalement maîtrisé.

U2 – I Still Haven’t Found What I’m Looking For



Le titre précédent est le premier numéro un du groupe au billboard américain. Voici le second…

With or Without You

Devenue l’une des cartes de visite du groupe avec One et Sunday Bloody Sunday, With or Without You est le titre ayant porté l’album The Joshua Tree au sommet. Cette ligne de basse lancinante, la mise en place discrète de la guitare et de la batterie, le chant ténébreux et affecté gagnant en intensité au fil des minutes, sont autant d’éléments faisant de lui un standard.

Combien de jeunes couples, a-t-il emportés dans un tourbillon d’émotions ? Pour faire un tube planétaire, il suffit d’un beat auquel on ajoute une mélodie facile et entraînante. Pour toucher le plus grand nombre avec une ballade, il faut en supplément, une petite dose de mystère. Comme les Moody Blues (Night in White Satin) ou les Eagles (Hotel California), U2 parvient à fasciner plusieurs générations d’amants. Pourtant, selon Bono, le titre évoquait autant la difficulté de vivre en groupe, loin de sa femme et de ses enfants, que les relations amoureuses.

U2 – With or Without You



A l’automne 1986, Bono s’est rendu au Salvador avec son épouse Alison Stewart. Il a pu constater la violence de la dictature militaire soutenue par le gouvernement américain.

Bullet The Blue Sky

Bullet The Blues Sky, critique de l’impérialisme et de l’ingérence américaine, est inspirée par ce séjour. 
En rentrant, Bono propose un texte à la poésie venimeuse, et demande à The Edge de mettre du “Salvador” dans son ampli.

Le guitariste opte pour un son saturé façon Led Zeppelin. Il lacère cette composition de larsen très inhabituels. 
Le riff principal est inspiré de Ted Nugent (Stranglehold). Le martèlement de batterie signé Mullen, lui aussi, est anormalement pesant.
C’est le titre le plus rock de l’album. Avec ses chœurs soul, la musique emprunte donc beaucoup à la culture américaine, tandis que le verbe fustige sa politique étrangère, ainsi que son fondamentalisme religieux et galopant.

U2 – Bullet The Blues Sky



Au début des années 80, l’héroïne a fait de sérieux ravages en Irlande…

Running to Stand Still

Concernant la ville de Dublin, on parle même d’une véritable “épidémie”. Les membres du groupe ont ainsi perdu plusieurs de leurs amis. Le titre Bad (part 1 et 2) sorti précédemment, évoque déjà ces tragédies. La dépendance du bassiste Adam Clayton, et le décès de leur compatriote Phil Lynott (Thin Lizzy) en janvier 1986, incitent le groupe et son chanteur à composer un nouveau titre sur le sujet.

« The Joshua Tree n’est pas irlandais comme on l’entend à priori. Mais en filigrane, de manière plus subtile, il est très Irlandais. La douleur et la mélancolie de cet album sont typiquement irlandaises » Bono

Inspiré du Walk on the Wild Side de Lou Reed, le propos n’est pas moralisateur, mais se pare d’une forme poétique, forte et évocatrice. 
Le titre se présente comme une ballade folk destinée aux grands espaces américains. Un piano sobre et un harmonica viennent le confirmer. Un des joyaux méconnus de l’album, et du groupe.

U2 – Running To Stand Still



Même si U2 s’est légèrement détourné de sa démarche conceptuelle, le groupe tient à conserver un thème central, une teinte commune à chacun des titres.

In God’s Country

L’imagerie américaine, sa démesure, et ses panoramas de l’ouest constituent le fil conducteur de The Joshua Tree. Les résonances du blues et des sonorités acoustiques s’insinuent dans chaque piste, parfois même au mixage.

“Le désert a été une immense source d’inspiration pour nous en tant qu’image mentale de ce disque. La plupart des gens prenaient le désert pour argent comptant et pensaient que c’était une sorte d’endroit stérile, ce qui est bien sûr vrai. Mais, dans le bon état d’esprit, c’est aussi une image très positive, car vous pouvez réellement faire quelque chose avec une toile vierge.” Adam Clayton

Le décor du désert des Mojaves et du parc de Joshua Tree hante le morceau. Un titre céleste qui connaît pourtant les pires difficultés à voir le jour.

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Les musiciens du groupe se plaignent d’une partition trop complexe pour leurs compétences. Bono fait le forcing auprès de The Edge pour obtenir une partie guitare riche et flamboyante. Sans succès. Le guitariste persiste dans sa sobriété. 
S’il faut respecter la nature de l’individu, on est forcé d’admettre que le leader n’avait pas forcément tort. Compte tenu de la qualité du texte, de la mélodie et des arrangements, In God’s Country aurait pu être le chef d’œuvre de ce cinquième album. Il devra se contenter d’être le quatrième single à en être extrait.

U2 – In God’s Country



S’il ne clôture pas l’album, Exit est le dernier titre enregistré par le groupe…

U2 –Exit



Un titre à la fois sombre et magnifique. Comme souvent, c’est la basse de Clayton qui instigue le mystère dans les créations du groupe. Sur Exit, il monte crescendo, entraînant derrière lui, des salves de guitares, et une pulsation à la puissance grandissante. 
Bono atteint une nouvelle fois des sommets sur le plan de l’interprétation. Un chant vibrant et désespéré, chargé d’amour et de haine. Le texte présentant quelques similitudes avec la poésie de Bob Dylan (All along the Watchtower), évoque l’histoire d’un tueur en série. 
Bono s’inspire des romans The Executioner’s Song (Norman Mailer) et In Cold Blood (Truman Capote). En réalité plus qu’un morceau-thriller, Exit narre le destin macabre d’un exclu, vivant en marge du rêve américain.

“His head it felt heavy
Sa tête lui semblait lourde
As he came across the land
Comme s’il revenait de loin
A dog started crying
Un chien commençait à gémir
Like a broken-hearted man
Comme un homme au coeur brisé
At the howling wind”
Au vent hurlant

Titre, pochette et louange

En décembre 1986, U2 boucle l’enregistrement de son cinquième album. 
Guidés par un sentiment d’attraction-répulsion envers les Etats-Unis, ils l’intitulent The Desert Songs : The Two Americas.

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Le groupe s’octroie quelques jours pour un road-trip à travers la Californie, en compagnie du designer irlandais Steve Averill (concepteur graphique de toutes leurs pochettes), ainsi que du photographe, clipeur et réalisateur néerlandais Anton Corbijn (Control, Depeche Mode). Ce dernier fait des clichés du groupe dans le désert des Mojaves, lorsqu’il tombe sur un Joshua Tree complètement isolé en face des Montagnes Rocheuses. Fait assez rare.

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Le photographe leur raconte l’histoire de cet arbre issu de la famille des cactus, ne poussant qu’en Amérique du Nord. 
Il fut découvert et baptisé “arbre de Josué” par les Mormons, car ils eurent l’impression de contempler le prophète Josué désignant du bras la Terre Promise. 
Sensibles à cette référence spirituelle, et à la forme de cet arbre singulier, les quatre irlandais décident de donner son nom à l’album.

« Je me souviens de la sortie de The Joshua Tree. On était à Londres et ils ont annoncé la mise en vente pour minuit. Je trouvais ça fou, d’acheter un disque la veille de sa sortie. J’aurais tellement aimé que ça existe à mon époque… On est allé faire la queue à Kensington Tower, avec les fans de U2, c’était fantastique ! On a acheté le disque et on l’a écouté toute la nuit. Vraiment extraordinaire ! ». Elvis Costello

Elvis Costello n’est pas le seul. The Joshua Tree porté par trois tubes mondiaux, devient n°1 dans 23 pays. 
Album de la consécration, il propulse U2 au rang de “plus grand groupe de rock de la planète”. 
Quant au cactus le plus célèbre de l’histoire de la musique, après avoir été longtemps un lieu de pèlerinage pour les fans du groupe, le Joshua Tree finit par rendre l’âme en l’an 2000.
Serge Debono

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